« À GO, on Centraide! » : une campagne lancée sous le signe de la mobilisation au Centre-du-Québec

« À GO, on Centraide! » : une campagne lancée sous le signe de la mobilisation au Centre-du-Québec
Un lancement qui n’est assurément pas passé inaperçu. Le lancement officiel de la campagne 2026 de Centraide Centre-du-Québec, tenu dans les locaux d’Annexair, @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Drummondville / Centre-du-Québec

Un lancement qui n’est assurément pas passé inaperçu. Le lancement officiel de la campagne 2026 de Centraide Centre-du-Québec, tenu dans les locaux d’Annexair, s’est déroulé en présence de nombreux invités et représentants de différents milieux du Centre-du-Québec. Placé sous le signe de la mobilisation et de l’engagement collectif, l’événement a réuni des acteurs des milieux communautaire, institutionnel et des affaires autour d’un même objectif : donner aux organismes de la région davantage de moyens pour répondre à des besoins qui ne cessent de croître.

Un lancement qui n’est assurément pas passé inaperçu. Le lancement officiel de la campagne 2026 de Centraide Centre-du-Québec, tenu dans les locaux d’Annexair, @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Le Vingt55 a assisté à l’événement et au lancement de la campagne, une soirée réussie grâce à l’initiative et à l’organisation de Valérie Bourassa, de Centraide, et de Marc H. Plante, directeur du développement et des partenariats de Centraide Centre-du-Québec, qui ont pu compter sur l’engagement de Vincent Lemieux, coprésident d’Annexair, dont l’entreprise accueillait l’événement.

Tout au long de la soirée, les différents intervenants ont insisté sur l’importance de cette mobilisation et sur la nécessité de rapprocher les entreprises, les travailleurs, les partenaires et les citoyens des organismes qui interviennent quotidiennement sur le terrain.

Au-delà d’un simple lancement de campagne de financement, l’événement a surtout permis de mettre des visages et des histoires sur les besoins auxquels répond Centraide. Les témoignages et les échanges entendus sur place ont rappelé que derrière les dons, les statistiques et les objectifs financiers se trouvent avant tout des personnes pour qui l’intervention d’un organisme communautaire peut faire une réelle différence.

Deux coprésidentes pour mobiliser le milieu

La campagne 2026 sera coprésidée par Jennifer Chauvette, directrice générale de la Caisse populaire de l’Est de Drummond, et Kathy Lavoie, directrice de comptes, Services aux entreprises à la Banque Nationale du Canada.

Les deux femmes auront notamment pour mandat de rallier de nouveaux partenaires et de mobiliser le milieu des affaires autour de la mission de Centraide.

Kathy Lavoie a insisté sur le rôle que peuvent jouer les entreprises et les gens d’affaires dans cette mobilisation. Pour elle, une région économiquement forte doit également pouvoir compter sur un tissu social solide. Derrière les entreprises et les statistiques économiques se trouvent des travailleurs, des familles et des citoyens qui peuvent eux aussi être confrontés à l’insécurité alimentaire, aux difficultés d’accès au logement, à l’isolement ou à différentes situations de vulnérabilité.

Son invitation au milieu des affaires est donc d’utiliser non seulement sa capacité financière, mais également ses réseaux et sa force de mobilisation pour contribuer au mouvement.

Jennifer Chauvette a, pour sa part, ramené les chiffres à une dimension profondément humaine. Derrière les statistiques, a-t-elle rappelé, il peut y avoir un jeune qui a besoin d’un adulte qui croit en lui, une famille qui se demande si elle aura suffisamment d’argent pour remplir son réfrigérateur ou encore une personne isolée qui cherche simplement un endroit où elle pourra être accueillie sans jugement.

Elle a également insisté sur la force que peuvent représenter les petites contributions lorsqu’elles sont multipliées à l’échelle d’une communauté. Un dollar peut sembler peu, mais additionné à des milliers d’autres contributions, il peut donner aux organismes des moyens supplémentaires pour intervenir.

Des organismes confrontés à une hausse des demandes

Les données présentées dans le cadre du lancement illustrent d’ailleurs la pression croissante exercée sur le milieu communautaire.

Selon un récent sondage Léger réalisé auprès de 311 organismes soutenus par les Centraide au Québec, 96 % ont constaté une augmentation des demandes au cours des deux dernières années, tandis que 47 % affirment ne pas être en mesure de répondre adéquatement à tous les besoins.

Hausse du coût de la vie, insécurité alimentaire, difficultés d’accès au logement et isolement social font partie des réalités auxquelles doivent répondre quotidiennement les organismes.

Centraide Centre-du-Québec veut ainsi transformer la générosité des donateurs et des partenaires en capacité d’action sur le terrain, autant pour répondre aux besoins immédiats que pour agir sur les causes et les conséquences de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

Un lancement qui n’est assurément pas passé inaperçu. Le lancement officiel de la campagne 2026 de Centraide Centre-du-Québec, tenu dans les locaux d’Annexair, @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Le témoignage de Mathieu touche droit au cœur

Mais au-delà des statistiques et des discours, l’un des moments les plus marquants de la soirée est venu de Mathieu, accompagné de Fanny.

Son témoignage a permis aux personnes présentes de mesurer très concrètement ce que l’action d’un organisme communautaire peut changer dans le parcours d’une personne.

Mathieu a raconté l’importance qu’a prise dans sa vie l’Association des personnes handicapées de Drummond. Il a parlé de l’accueil qu’il y a trouvé, de la possibilité d’être lui-même sans jugement, mais également de la confiance qu’il a progressivement développée grâce aux personnes et aux intervenants qui l’ont accompagné.

Il a expliqué en entrevue au Vingt55 comment ce soutien lui a permis de sortir davantage de sa timidité, de prendre sa place et de vouloir aujourd’hui faire entendre sa voix ainsi que celle d’autres personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un handicap.

Mathieu a également évoqué un passage plus difficile de son parcours, alors qu’une intervenante lui avait lancé un message simple, mais déterminant, ne pas abandonner.

Cette présence et cet accompagnement lui ont permis, selon son témoignage, de continuer d’avancer et nourrissent aujourd’hui sa volonté de défendre la reconnaissance et les droits des personnes vivant avec un handicap.

Son intervention a aussi lancé un message qui dépassait largement l’appel aux dons. Mathieu a invité les gens à changer leurs perceptions et leur regard envers les personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un handicap, à les écouter et surtout à reconnaître qu’elles ont elles aussi une voix et une place à prendre dans la communauté.

Un témoignage qui a visiblement touché les personnes présentes et qui a permis de ramener toute la campagne à sa raison d’être : derrière chaque contribution se trouve la possibilité de maintenir un service, un intervenant ou un lieu capable d’accueillir une personne au moment où elle en a besoin.

Annexair, l’engagement doit aller plus loin

En filigrane du lancement se trouvait également l’importante implication d’Annexair, qui accueillait l’événement dans ses installations.

En entrevue avec le Vingt55, Vincent Lemieux, coprésident d’Annexair, a expliqué que l’entreprise cherche justement à aller au-delà de la formule traditionnelle du don corporatif.

Annexair contribue financièrement, mais cherche également à impliquer directement ses employés à travers différentes initiatives. L’entreprise a notamment mis sur pied un vestiaire à partir de vêtements qui n’étaient plus utilisés ainsi que des activités permettant d’amasser des sommes ensuite remises à Centraide.

Pour Vincent Lemieux, faire un chèque demeure important, mais l’implication prend une autre dimension lorsqu’elle réussit à rejoindre directement les travailleurs et à les intégrer au mouvement.

L’objectif est donc de multiplier les initiatives permettant aux employés de contribuer à leur façon, notamment par des activités internes ou encore par de petites contributions prélevées directement sur la paie.

La logique est simple, un petit montant donné régulièrement peut paraître presque imperceptible pour une personne, mais prendre une tout autre ampleur lorsqu’il est multiplié par des dizaines ou des centaines de travailleurs pendant toute une année.

Vincent Lemieux a d’ailleurs invité à mettre ces contributions en perspective avec certaines dépenses du quotidien. Plusieurs personnes peuvent se permettre un café, un abonnement à une plateforme de diffusion ou d’autres petites dépenses récurrentes. Consacrer une fraction de ces sommes à une cause peut sembler modeste individuellement, mais faire une différence importante lorsqu’un grand nombre de personnes font le même geste.

Cette façon de faire permet également aux employés de mieux comprendre les causes soutenues et de devenir eux-mêmes partie prenante de la mobilisation plutôt que de simplement voir leur entreprise remettre un chèque.

L’engagement de la famille Lemieux envers Centraide ne date d’ailleurs pas d’hier. Vincent Lemieux a raconté que cette implication philanthropique s’est transmise sur plusieurs générations, de ses grands-parents à son père, puis jusqu’à lui. Une tradition qu’il souhaite maintenant faire évoluer en impliquant davantage les travailleurs et une nouvelle génération de donateurs.

Les dons faits ici restent ici

Un autre message a été répété au cours de la soirée, les dons recueillis ici demeurent dans la région et sont investis auprès d’organismes qui connaissent directement les réalités du Centre-du-Québec.

L’action de Centraide Centre-du-Québec s’articule autour de quatre grands champs : le présent et l’avenir des jeunes, des conditions de vie décentes, des communautés inclusives ainsi qu’un tissu social fort et solidaire.

Pour Centraide, soutenir ces organismes ne signifie donc pas uniquement répondre à une urgence ponctuelle. Il s’agit également de leur donner les moyens de prévenir certaines situations, d’accompagner les personnes sur une plus longue période et de renforcer le filet social de la région.

Le lancement chez Annexair aura finalement permis de mettre en lumière les deux réalités qui se trouvent au cœur de cette campagne 2026 : des besoins qui augmentent rapidement sur le terrain, mais également une communauté qui dispose d’une réelle capacité d’action lorsqu’entreprises, travailleurs, citoyens et organismes choisissent de se mobiliser ensemble.

Et parmi tous les chiffres présentés au cours de la soirée, c’est peut-être le témoignage de Mathieu qui aura le mieux résumé l’importance de cette mobilisation.

Car derrière un don, aussi petit soit-il, peut se trouver beaucoup plus qu’une contribution financière : un intervenant disponible, une porte qui s’ouvre, une personne qui écoute, un endroit où quelqu’un trouve enfin sa place ou simplement, au bon moment, une voix qui lui rappelle de ne pas abandonner.

Comme le rappelle le Vingt55, qui a assisté à l’événement et au lancement, la campagne 2026 de Centraide Centre-du-Québec est maintenant officiellement lancée sous le thème : « À GO, on Centraide! »

Un lancement qui n’est assurément pas passé inaperçu. Le lancement officiel de la campagne 2026 de Centraide Centre-du-Québec, tenu dans les locaux d’Annexair, @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Rédaction Vingt 55
RéDACTEUR_EN_CHEF
PROFILE

Suivez-nous sur les réseaux sociaux:

Les derniers articles

Faits divers

Suivez-nous sur les réseaux sociaux:

facebookyoutube-icon