Centre-du-Québec
Selon l’organisme, une hausse marquée des plaintes a été observée au cours des derniers mois. En cause, des entreprises agissant comme intermédiaires, sans détenir de permis d’agent de voyages du Québec. Dans plusieurs cas rapportés, des consommateurs ont payé leurs billets… avant d’apprendre, quelques jours seulement avant leur départ, que leur réservation ne pouvait être honorée.
Des pratiques jugées illégales
Les témoignages recueillis font état d’un scénario récurrent : après l’annulation de leur billet initial, les voyageurs se voient proposer une alternative, mais à un coût nettement supérieur — parfois de plusieurs centaines de dollars. En cas de refus, certains commerçants invoquent des frais d’annulation élevés ou affirment que l’achat initial n’est pas remboursable.
Des pratiques qui contreviennent directement à la Loi sur la protection du consommateur, rappelle l’Office. Cette législation interdit notamment d’exiger un prix supérieur à celui annoncé et oblige les commerçants à respecter les engagements pris au moment de la transaction.
Contexte favorable aux dérives
La situation actuelle du marché aérien contribue à accentuer le phénomène. La flambée des prix du pétrole entraîne une hausse significative du coût des billets d’avion, créant un terrain propice à l’émergence d’offres alléchantes… mais parfois douteuses.
En 2024, une entreprise basée au Royaume-Uni, Flights & Holidays UK LTD, a d’ailleurs été condamnée pour ce type de pratiques. Elle exploitait notamment les sites TravelJunction.ca et Click2book.ca, aujourd’hui associés à plusieurs plaintes de consommateurs.
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Carte de crédit : un levier de protection
L’Office rappelle qu’un consommateur dont la réservation n’est pas respectée est en droit d’obtenir un remboursement. Si le commerçant refuse, il est possible de se tourner vers l’émetteur de la carte de crédit pour demander une rétrofacturation, un mécanisme prévu par la loi permettant de récupérer les sommes payées.
Les voyageurs sont également invités à déposer une plainte officielle afin d’être accompagnés dans leurs démarches et de faire valoir leurs droits dans les délais prescrits.
Privilégier les agents certifiés
Dans ce contexte, la recommandation demeure sans équivoque : faire affaire avec un agent de voyages titulaire d’un permis du Québec. Cette mention, qui doit apparaître clairement sur les plateformes en ligne, peut être vérifiée directement auprès de l’Office.
Au-delà de la conformité réglementaire, ces professionnels offrent une protection supplémentaire grâce au Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages (FICAV). Ce mécanisme permet, dans certaines situations hors du contrôle du voyageur, d’obtenir un remboursement ou une indemnisation.
À l’approche de la saison touristique, l’Office insiste : derrière une offre trop belle pour être vraie peut se cacher une facture bien salée. Pour les voyageurs de Drummondville comme pour l’ensemble des Québécois, la vigilance demeure la meilleure alliée.






