Coup de théâtre au procès de Félix Pagé

Coup de théâtre au procès de Félix Pagé
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Mise à jour 20 h 00 / Jeudi 10 janvier 2019


DRUMMONDVILLE

Coup de théâtre au palais de justice de Drummondville ce jeudi 10 janvier. Félix Pagé accusé d’avoir tué et démembré Roland Baker a fait savoir au juge Alexandre Boucher qu’il souhaitait se représenter seul pour la suite de son procès.

L’Honorable juge Alexandre Boucher a informé le jury de la décision de Pagé de se représenter seul.

«Je n’ai pas l’intention de prolonger le temps de cour ni étirer les délais», a fait savoir Pagé du box des accusés, alors que le juge Boucher accueillait et entérinait devant le jury la demande de Pagé à poursuivre son procès seul et sans avocat.

Des consignes et des directives claires de la part du juge

«C’est votre droit de vous représenter seul, mais également votre responsabilité de le faire dans la règle de l’art et du droit. Je ne suis ni votre avocat ni là pour suggérer ou donner des conseils juridiques. Les lois et les  procédures s’appliqueront de la même façon, comme si vous étiez représenté par un avocat. Aucune faveur n’est accordée à une personne qui se représente seule.» a bien fait valoir le juge Boucher, informant du même coup le jury de la nouvelle situation qui se présentait dans ce procès.

Les avocats, Me Marion Burelle et Me Noémi Tellier, ont dû plier bagages et dossiers expliquant qu’ils offraient néanmoins leur collaboration autant au tribunal qu’aux membres de la cour, sans commenter en profondeur la décision de Pagé.

Pagé soutient être le seul mieux placé pour défendre sa cause et il préférait se passer des services de ses avocats, qui menaient a priori efficacement et rondement la défense de l’accusé.

Un seul témoin pour la couronne et une première contre-interrogation pour Pagé

C’est le sergent enquêteur Patrick Roy qui a été le premier et seul témoin à être appelé à la barre des témoins.

La procureure de la couronne, Me Magali Bernier, a mis en lumière le travail de l’enquêteur qui a participé  aux recherches de M. Baker et la progression de l’enquête jusqu’à la mise en accusation de Pagé.

Le travail et la préparation préalable de son avocat ont permis à Pagé d’offrir une certaine cohérence dans les questions, ce qui n’a pas empêché la procureure de la couronne de soulever quelques objections. Le juge a dû, à plusieurs reprises, inviter Pagé à réorienter ou reformuler ses questions.

«Vous ne pouvez pas aller dans tous les sens. Vous devez arriver à une question et diriger votre contre-interrogatoire», a fait valoir le juge à quelques reprises, en expliquant les règles de base avec patience et diligence.

Pagé a mis plus de deux heures de questions et il a tenté de démontrer qu’il était passé de témoin principal à suspect et que les policiers n’avaient pas tenté de trouver ou d’orienter leurs recherches vers un autre suspect, avant que le juge ajourne le procès.

Le contre-interrogatoire du sergent enquêteur Patrick Roy se poursuivra vendredi 11 janvier des 10 h 30.

Éric Beaupré
Éric Beaupré
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