DRUMMONDVILLE
Cette petite maison symbolique, accompagnée du message « Sans nos travailleurs étrangers temporaires, c’est tout ce que vous pourrez construire », visait à illustrer l’impasse dans laquelle se trouve actuellement le secteur.
« Aujourd’hui, cette image demeure tristement actuelle. Nous sommes toujours incapables de planifier, toujours incapables d’assurer la production nécessaire et surtout toujours dans l’attente d’une décision administrative pourtant simple et sans coût pour Ottawa », déplore Richard Létourneau, président de la MSBQ.
Une demande inchangée, simple et toujours non résolue
La MSBQ réitère la même demande qu’elle porte depuis plus d’un an : inclure le code SCIAN des usines de préfabrication en bois dans l’exemption accordée au secteur de la construction.
Ce correctif administratif mineur, purement technique et sans impact financier, permettrait de conserver et de réembaucher des travailleurs étrangers temporaires (TET) déjà formés, intégrés et essentiels pour accélérer la construction de logements.
Malgré le dépôt d’un mémoire détaillé, malgré l’appui du milieu régional et malgré l’urgence documentée de la situation, le gouvernement fédéral maintient un statu quo qui paralyse les entreprises, lesquelles n’ont pourtant qu’un seul objectif : contribuer pleinement à la résolution de la crise du logement.
Derrière chaque mois d’attente, des travailleurs locaux s’inquiètent de la viabilité de leur usine, des régions voient leur développement économique freiné et des entreprises renoncent à investir faute d’une main-d’œuvre stable. La crise du logement n’attend pas. Les usines non plus.
La nomination de M. Lightbound : un nouvel espoir?
La MSBQ accueille avec ouverture la nomination de M. Lightbound à titre de nouveau lieutenant du Québec et espère qu’il saura saisir l’importance stratégique du secteur ainsi que l’urgence d’agir.
« Nous espérons qu’il entendra les doléances de nos membres, tout comme celles de milliers de travailleurs et de familles touchées par cette inaction. Nous espérons surtout qu’il reconnaîtra que sans accès aux travailleurs étrangers temporaires, ce ne sont pas des logements que le Québec construira, mais seulement de petites maisons-jouets en bois », conclut le président.






