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Crise du logement : l’Office des personnes handicapées du Québec réclame des constructions plus accessibles

Crise du logement : l’Office des personnes handicapées du Québec réclame des constructions plus accessibles
Office des personnes handicapées du Québec réclame des constructions plus accessibles @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Alors que les débats entourant la hausse des coûts de construction et la crise du logement se multiplient au Québec, Office des personnes handicapées du Québec souhaite rappeler que l’accessibilité universelle doit demeurer au cœur des pratiques de construction et d’aménagement résidentiel.

L’Office des personnes handicapées du Québec réclame des constructions plus accessibles @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Dans une réaction à l’article intitulé « Vos logements coûteront (encore) plus cher », publié le 25 mai dans La Presse, l’Office estime qu’il est important de replacer le débat dans une perspective plus large que la seule augmentation des coûts à court terme.

Selon l’organisme, la réflexion doit plutôt porter sur la capacité de la société québécoise à construire des milieux de vie adaptés aux réalités actuelles et futures de la population, dans un contexte où les besoins liés au vieillissement et aux incapacités sont en constante progression.

Au Québec, en 2022, environ 21 % des personnes âgées de 15 ans et plus vivant en ménage privé présentaient une incapacité, soit plus de 1,4 million de personnes. Une proportion appelée à augmenter au cours des prochaines années avec le vieillissement de la population.

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L’Office souligne que la construction de logements accessibles dès leur conception permet d’éviter ultérieurement des travaux d’adaptation souvent beaucoup plus complexes et coûteux. Cette approche contribuerait également à limiter le recours prématuré à des milieux d’hébergement pour des personnes en perte d’autonomie.

Parmi les aménagements évoqués figurent notamment des seuils sans obstacles, des espaces de circulation adaptés ainsi que des salles de bain pouvant être modifiées selon l’évolution des besoins des occupants.

L’organisme estime ainsi que les coûts supplémentaires associés à certaines normes d’accessibilité doivent être perçus comme un investissement préventif plutôt qu’une dépense superflue.

Cette position rejoint les orientations récemment défendues par Office des personnes handicapées du Québec dans le cadre des consultations entourant le projet de loi no 20, Loi édictant la Loi visant à favoriser l’accès au logement et modifiant diverses dispositions concernant le domaine de l’habitation.

Dans le mémoire déposé lors de ces consultations, l’Office rappelle que les personnes handicapées figurent parmi les groupes particulièrement touchés par la crise actuelle du logement, notamment en raison des difficultés supplémentaires qu’elles rencontrent pour accéder à des logements abordables, accessibles et adaptés à leurs besoins.

« L’accessibilité aux bâtiments relève d’un choix de société et ne devrait pas être réduite à un simple enjeu financier. À ce sujet, l’avis de l’Office est clair : l’accessibilité universelle n’est pas un luxe, mais une condition essentielle pour une société juste, équitable et durable. Bâtir de façon accessible, ce n’est pas bâtir plus cher. C’est construire mieux, et surtout, pour toutes et tous », a affirmé Daniel Jean.

Éric Beaupré
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