De l’Everest à l’arène politique : le nouveau défi de Charles Page, candidat du Parti Québécois dans Drummond-Bois-Francs.

De l’Everest à l’arène politique : le nouveau défi de Charles Page, candidat du Parti Québécois dans Drummond-Bois-Francs.

Centre-du-Québec

Invité du balado du Vingt55, De la politique, on en mange !, Charles Page, candidat du Parti Québécois dans Drummond-Bois-Francs pour les élections du 5 octobre prochain, a partagé sa vision du rôle de l’État et ses priorités pour la circonscription. Celui qui a étudié en administration des affaires revient aussi sur les leçons tirées de son parcours atypique d’alpiniste.

Crédit photo Agence CDQ Média / Vingt55 Tous droits réservés.

Charles Page est reconnu comme le seul Québécois à avoir gravi sept sommets de plus de 8 000 mètres, dont le mont Everest, mais cet automne, il s’attaque à un tout nouveau défi. En effet, il a décidé de se lancer dans l’arène politique en se présentant comme candidat du Parti Québécois dans la circonscription de Drummond-Bois-Francs. Il affirme aborder cette campagne électorale avec la même philosophie qui l’a mené sur les toits du monde.

« Si on s’était rencontré l’an dernier à pareille date, comme je n’avais jamais envisagé d’aller en politique. Je serais probablement parti à rire », a-t-il confié à notre animateur. Pourtant, pour l’homme de 39 ans natif de Drummondville, la transition vers la politique québécoise est apparue comme la suite logique de son engagement communautaire et de ses conférences auprès des jeunes.

« C’est une chose d’être chez soi, d’être critique, mais après ça, ça prend un certain courage de dire « ok, j’y vais, puis je fais partie de la solution » », a-t-il affirmé. Il rappelle d’ailleurs qu’au-delà de ses exploits en montagne, il mise également sur son expérience en administration des affaires et son passage à la direction de l’entreprise locale Soprema.

Plaidoyer pour une gestion rigoureuse des fonds publics

L’une des motivations principales de Charles Page réside dans ce qu’il perçoit comme une rupture de confiance entre les citoyens et la classe politique, exacerbée par le coût de la vie. « Je pense simplement que le gouvernement se doit de prendre soin des fonds publics, puis les gens vont se réintéresser à la politique », a souligné le candidat, reprochant à l’État actuel de prendre des décisions financières que les citoyens ne prendraient jamais individuellement.

Il critique d’ailleurs la stratégie d’investissements publics dans les entreprises. « L’État ne devrait pas miser sur des entreprises et gambler l’argent du monde. Ce n’est pas ce que l’État doit faire. Je pense que l’État se doit de créer un environnement économique favorable à toutes les entreprises, réduire les impôts des entreprises comme on l’a proposé, créer un environnement favorable avec moins de paperasse », a-t-il plaidé. La réduction de la lourdeur administrative est, selon lui, une priorité absolue pour soutenir les PME ainsi que les agriculteurs de Drummond-Bois-Francs, ajoutant qu’il voit un certain consensus transpartisan émerger sur cette question à l’Assemblée nationale.

La crise de la santé et la promesse de transparence

S’il détenait une « baguette magique », la première chose qu’il changerait dans la région serait le manque critique de médecins de famille.  S’appuyant sur les chiffres régionaux, il constate l’échec actuel du système. « On est passé d’une population dans la région où on avait 90 % des gens qui avaient un médecin de famille à 77 %. C’est un des pires taux au Québec. Ça veut dire que près du quart des gens n’ont pas de médecin de famille. Ces gens-là, quand ils sont malades, ils vont aller à l’urgence. »

Pour remédier à cette situation, il propose de former davantage de médecins, de revoir le système d’ouverture de postes pour favoriser la rétention en région, et d’anticiper adéquatement le vieillissement du personnel médical actuel.  Interrogé sur le futur hôpital de Drummondville, un enjeu régional majeur, Charles Page promet une approche différente de ses adversaires. « Quand je me promène, les gens comprennent que l’hôpital, ça va prendre quelques années. Ce que je me suis engagé de faire, c’est d’être transparent avec la population, d’avoir un échéancier. En ce moment, il n’y a pas d’échéancier connu », explique-t-il en qualifiant le processus actuel de « très hermétique ».

Une campagne sur le terrain

Défendant fièrement les couleurs de son parti sur le terrain, Charles Page est très fier de la performance de son chef, Paul St-Pierre Plamondon, lors des débats des chefs. Comme celui qu’il qualifie de « futur premier ministre », le candidat espère prouver qu’il est possible de faire de la politique autrement en restant vrai et en étant transparent.

À quelques jours du scrutin, Charles Page s’est dit d’ailleurs choyé par l’accueil reçu lors du porte-à-porte, où il constate un désir de changement. Appuyé par son équipe, il continuera d’ailleurs cette campagne de terrain jusqu’au 5 octobre prochain. Pour en savoir plus, nous vous invitons à regarder dès maintenant ce cinquième épisode de notre balado politique (JCB).

Crédit photo Agence CDQ Média / Vingt55 Tous droits réservés.

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