DRUMMONDVILLE
Cette fermeture, prévue pour le 31 octobre 2022, et ce, pour une durée de trois ans, augmentera, selon toute vraisemblance, la circulation sur les autres ponts déjà achalandés, qui desservent la rive sud de Montréal. Pour plusieurs automobilistes, le transport en commun pourra être une solution.
Cependant, pour ceux et celles qui résident à l’ouest de la rive sud, le Réseau express métropolitain (REM) constituera leur seul moyen de déplacement pour se rendre au centre-ville de Montréal. Rappelons que selon une entente conclue entre le ministère des Transports et CDPQ Infra, le REM aura l’exclusivité du transport de passagers de l’ouest de la rive sud vers le centre-ville de Montréal.
Selon le CPSTT, une grande incertitude nous guette, soit la fiabilité du Réseau. Surtout, que les tests de fiabilité en saison hivernale ne débuteront qu’au moment du lancement du REM, le 1er décembre 2022. Et si on se fie aux ratés (arrêts du service, pannes, manque d’information, etc.) que connait la mise en service du train léger d’Ottawa, la situation risque d’être identique avec le REM.
Face aux défis de mobilité générés par la fermeture partielle du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, de nombreuses entreprises situées des deux côtés du fleuve travaillent actuellement avec l’entreprise québécoise Netlift afin d’offrir à leurs employés une solution de covoiturage efficace et novatrice.
« Nous croyons qu’il serait préférable de maintenir le transport par autobus vers le centre-ville de Montréal, et ce, jusqu’à ce que CDPQ Infra fasse la démonstration de la fiabilité du REM. En temps d’incertitude, vaut mieux prévenir et nous jugeons essentiel que les usagers puissent avoir leurs services d’autobus, particulièrement aux heures de pointe », a déclaré Pino Tagliaferri, président du CPSTT du SCFP.
Le CPSTT exhorte les autorités à prendre la bonne décision afin que les usagers de cette partie de la rive sud ne deviennent pas des client(e)s captifs(ves) du REM.
Face aux défis de mobilité générés par la fermeture partielle du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, de nombreuses entreprises situées des deux côtés du fleuve travaillent actuellement avec l’entreprise québécoise Netlift afin d’offrir à leurs employés une solution de covoiturage efficace et novatrice.
L’approche de covoiturage en entreprise est performante car elle s’adresse à une clientèle précise selon des déplacements prévisibles. Le covoiturage domicile-travail est une solution de mobilité très puissante pour les employeurs, à condition de réunir certaines conditions de succès, notamment l’aménagement de places de stationnement réservées et gratuites à la disposition des covoitureurs, l’indemnité financière aux conducteurs et la possibilité d’emprunter un réseau cohérent de voies réservées au covoiturage. L’équipe de Netlift accompagne chaque client afin d’établir le bon modèle adapté à leur situation particulière.
« La situation actuelle préoccupe au plus haut point les entreprises de la région, tout comme leurs employés. Le télétravail n’est pas pour tout le monde. Ceux qui peuvent transférer vers le transport collectif ou le vélo y sont déjà. On est à la limite, nous voyons des situations de départs définitifs pour cause de congestion routière, déclare Marc-Antoine Ducas, président et fondateur de Netlift. Notre plateforme de covoiturage fait que chaque entreprise déploie son propre système de transport, à partir des véhicules des employés et des stationnements disponibles. Chaque entreprise définit ses règles et ses incitatifs. Ils sont en contrôle. »
« Les travaux du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine créent des conditions favorables pour ce modèle de covoiturage en entreprise, pour autant que le ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec mette en place les éléments requis, explique Marc-Antoine Ducas. Notre expertise opérationnelle et technologique peut résoudre plusieurs enjeux de mobilité et de rétention de main d’œuvre en utilisant mieux le parc automobile existant. Nous travaillons actuellement jour et nuit à déployer cette solution de mobilité pour les entreprises qui seront impactées par la fermeture partielle du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine. »






