Des entreprises menacées par le départ forcé de travailleurs étrangers temporaires à Drummondville

Des entreprises menacées par le départ forcé de travailleurs étrangers temporaires à Drummondville
Des entreprises menacées par le départ forcé de travailleurs étrangers temporaires à Drummondville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Alors que plusieurs entreprises de la région font face à une rareté persistante de main-d’œuvre, le refus du gouvernement fédéral de traiter de nouvelles demandes dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) aggrave la situation. Après Montréal, c’est maintenant la grande région de Drummondville qui se heurte à cette décision jugée lourde de conséquences.

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), l’Alliance pour la main-d’œuvre étrangère et Aéro Montréal dénoncent d’une même voix les nouvelles restrictions imposées au PTET. Elles réclament l’application immédiate d’un moratoire et appellent à la collaboration des gouvernements pour maintenir le niveau actuel de travailleurs étrangers temporaires (TET), qu’elles jugent essentiel à la stabilité économique du Québec.

« L’annonce d’aujourd’hui est incohérente avec la réalité sur le terrain », déplore Véronique Proulx, PDG de la FCCQ. « En pleine période d’incertitude économique, il est déplorable d’ajouter une deuxième crise en privant les entreprises de travailleurs essentiels. »

Des départs imminents qui freinent l’économie locale

Les effets de cette décision se font déjà sentir chez les employeurs de la région, où plusieurs entreprises risquent de ralentir leur production, refuser des contrats et, dans certains cas, suspendre leurs activités. Ces travailleurs étrangers, souvent formés et qualifiés, sont jugés indispensables à la productivité et à la vitalité économique régionale.

« Ces restrictions compromettent la croissance des entreprises et la compétitivité de l’économie québécoise », affirme Anne-Renée Meloche, vice-présidente du Groupe Meloche. « Un moratoire est impératif pour préserver cette richesse. »

Le secteur aérospatial également en péril

Le secteur de l’aérospatiale, déjà confronté à une pénurie de talents, n’est pas épargné. Aéro Montréal rappelle qu’il faudra embaucher plus de 43 000 travailleurs au cours de la prochaine décennie pour soutenir la croissance.

« En affaiblissant nos PME manufacturières, le gouvernement met en péril des expertises critiques », soutient Mélanie Lussier, PDG d’Aéro Montréal. « Ces décisions nuisent à notre compétitivité internationale. »

Un contexte économique préoccupant

Au dernier trimestre de 2024, 121 000 postes étaient vacants au Québec. En mars 2025, le taux de chômage s’élevait à 5,7 %, alors que plus d’un million de départs à la retraite sont attendus d’ici 2031. En 2024 seulement, plus de 60 500 permis de travail temporaires ont été délivrés pour combler les besoins de près de 20 000 employeurs.

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Éric Beaupré
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