DRUMMONDVILLE
La FCEI salue un « virage ambitieux », mais appelle à aller plus loin
La FCEI accueille « le courage du premier ministre de vouloir briser l’immobilisme du modèle québécois et de moderniser le fonctionnement de l’appareil public ». Son vice-président pour le Québec, François Vincent, insiste cependant : « Alléger la bureaucratie et rendre l’État plus efficace sont des orientations essentielles pour renforcer la compétitivité de nos petites et moyennes entreprises, le véritable cœur de notre économie. C’est un virage ambitieux et nécessaire, même si les syndicats feront barrage. »
La fédération souligne que l’abolition de la Loi des décrets de convention collective (LDCC), qui impose un coût annuel de conformité de 47 millions $ à quelque 10 000 entreprises, serait un geste concret attendu.
La FCEI identifie également plusieurs priorités :
- Améliorer la fiscalité des petites entreprises, jugée la pire au pays et défavorable aux services et à la construction.
- Réduire les coûts liés à la fiscalité environnementale, notamment la réforme de la consigne et la taxe carbone, unique au Québec.
- Atténuer la pression causée par la pénurie de main-d’œuvre et les réductions de seuils d’immigration qui frappent surtout les PME régionales.
- Diminuer la paperasserie administrative, alors que de nouvelles réglementations (réparabilité, affichage, recyclage) alourdissent les démarches.
« Si le gouvernement du Québec veut aider l’économie et le portefeuille des Québécois, il doit faire plus pour réduire les barrières qui freinent la productivité des PME », conclut M. Vincent.
Des intentions louables, mais un calendrier estime les Manufacturiers et Exportateurs du Québec
Pour leur part, les Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) prennent acte des annonces du premier ministre et saluent « l’importance accordée à l’industrie manufacturière, un signal fort pour un secteur qui demeure au cœur de la prospérité du Québec ».
La présidente-directrice générale de MEQ, Julie White, estime que la future vision économique et le projet de loi pour accélérer les grands projets doivent devenir de véritables leviers pour les entreprises locales :
« Une vision économique moderne doit avoir comme obsession la réussite de nos entreprises manufacturières québécoises : miser sur l’innovation, stimuler la productivité et faciliter l’accès aux marchés publics, afin de soutenir la croissance et de préserver des emplois de qualité au bénéfice de l’État québécois. »
Mme White souligne également l’importance de réduire les lourdeurs administratives qui freinent les projets d’investissement et d’innovation :
« Pour que nos PME manufacturières atteignent leur plein potentiel, il faut un gouvernement véritable partenaire de réussite : alléger les processus, réduire les délais et rendre les services publics plus agiles. »
Alors qu’il reste un an avant les prochaines élections générales, MEQ appelle à « activer tous les leviers disponibles » afin que les intentions gouvernementales se traduisent rapidement en résultats concrets.
Si les deux organisations se réjouissent de la volonté affichée de M. Legault de moderniser l’État et de stimuler l’économie, elles s’accordent pour dire que l’urgence est désormais à l’action. PME et manufacturiers veulent des gestes clairs, rapides et mesurables pour relancer la productivité et renforcer la compétitivité du Québec sur la scène nord-américaine.








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