DRUMMONDVILLE
Le Drummondvillois Rélean Roy a été condamné à une peine d’emprisonnement fédéral pour des agressions sexuelles @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Rélean Roy a plaidé coupable à un chef d’agression sexuelle. Les gestes reprochés se sont déroulés entre la fin mai et le 8 juillet 2024, à différents endroits, notamment au domicile familial et dans une roulotte.
Selon l’exposé conjoint des faits déposé en 2025, l’accusé se retrouvait seul avec la victime à plusieurs reprises. Des gestes à caractère sexuel ont été posés à différents moments. L’enquête policière a été déclenchée à la suite d’une divulgation, menant à l’arrestation de l’accusé quelques jours plus tard.
Lors de son arrestation, Rélean Roy a reconnu les gestes reprochés. L’enquête a également révélé des échanges fréquents par messagerie électronique, dans lesquels l’accusé exprimait des sentiments amoureux et maintenait un lien constant avec la victime.
Au moment des faits, la victime vivait avec certaines limitations. Le tribunal a retenu que la victime se trouvait dans une situation de dépendance importante à l’égard des adultes qui l’entouraient.
L’honorable juge Maxime Laroche a également conclu à l’existence d’un lien de confiance entre l’accusé et la victime. L’homme occupait un rôle significatif envers la victime et était perçu par la victime comme une figure de référence. Cet élément a été considéré comme un facteur aggravant, a fait valoir l’honorable juge lors du prononcé de la peine.
Des conséquences lourdes et durables
Le témoignage présenté au tribunal a mis en lumière des impacts psychologiques graves et persistants sur la victime, affectant son fonctionnement quotidien, son autonomie et son sentiment de sécurité.
Le magistrat a souligné que les conséquences de l’agression dépassent largement les gestes eux-mêmes et s’inscrivent dans une atteinte durable à la dignité et à l’intégrité psychologique de la victime.
Dans sa décision, le juge a insisté sur plusieurs facteurs aggravants, notamment l’exploitation de la vulnérabilité de la victime, l’abus de confiance, la répétition des gestes sur une période de plusieurs semaines et l’utilisation de manipulation psychologique pour maintenir le contrôle et le silence de la victime.
Le tribunal a également retenu que l’accusé démontrait une tendance à la déresponsabilisation, minimisant la portée de ses gestes et attribuant en partie la situation à la victime.
Après avoir analysé la jurisprudence applicable, notamment les principes dégagés par les tribunaux en matière d’agressions sexuelles commises contre des personnes vulnérables, la Cour a conclu qu’une peine dans la collectivité, comme le souhaitait l’accusé, et à laquelle s’opposait la procureure de la Couronne, Me Annie Bastarache, ne permettait pas d’atteindre les objectifs de dénonciation et de dissuasion.
L’honorable juge Maxime Laroche a rappelé que, sans assimiler automatiquement une personne adulte présentant une déficience intellectuelle à un enfant, la vulnérabilité particulière peut justifier l’application de principes similaires en matière de détermination de la peine.

La procureure de la Couronne au dossier, Me Annie Bastarache @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
La famille et des proches de la plaignante étaient nombreux au palais de justice. Comme l’a constaté Le Vingt55, ceux-ci ont accueilli avec un soupir de soulagement la sentence déterminée et la condamnation imposée par le tribunal. Rencontrés par le Vingt55 à la sortie du tribunal, ils ont dit être satisfaits de la sentence et ont d’ailleurs remercié la procureure de la Couronne au dossier, Me Annie Bastarache, pour son travail.
En plus de la peine de 36 mois d’emprisonnement, le tribunal a imposé l’inscription de l’accusé au Registre national des délinquants sexuels, une interdiction de possession d’armes, une interdiction de contact avec la victime et les membres de sa famille et le respect de diverses ordonnances prévues au Code criminel.
L’honorable juge Maxime Laroche a conclu qu’une peine de pénitencier était nécessaire afin de refléter la gravité objective et subjective de l’infraction, de protéger le public et de réaffirmer la nécessité de protéger les personnes les plus vulnérables contre toute forme d’exploitation sexuelle.
Réjean Roy a pris le chemin de la cellule, escorté par les agents de la paix du palais de justice de Drummondville, avant d’être ensuite transféré vers l’établissement correctionnel où il purgera sa peine d’emprisonnement.

L’honorable juge Maxime Laroche a condamné Réjean Roy à une peine d’emprisonnement fédéral pour des agressions sexuelles. @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.








