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Élections municipales – Alain Carrier répond à la sortie et à l’appui à Stéphanie Lacoste du conseiller Yves Grondin

Élections municipales – Alain Carrier répond à la sortie et à l’appui à Stéphanie Lacoste du conseiller Yves Grondin
© Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Questionné à propos de l’appui public du candidat indépendant Yves Grondin à la candidate Stéphanie Lacoste et des propos qu’il a tenus à son endroit, le maire sortant Alain Carrier a réagi en entrevue au Vingt55.

Yves Grondin a convoqué la presse en catastrophe non pas pour parler de son travail, ni même pour faire des annonces, mais pour donner son appui à une candidate. Ainsi, à deux semaines du vote, « Il n’a pas d’annonces à faire, il n’a pas de projet? Étrange », d’ajouter Alain Carrier. « C’est à l’image de ce dont j’ai été témoin; il suit le vent et il penche du côté où le vent souffle sans plus d’énergie ou d’initiative », a expliqué Alain Carrier en réponse aux propos tenus par le conseiller Yves Grondin.

« Yves Grondin n’a jamais été un candidat indépendant. Il a toujours été associé à un groupe de personnes, dont le conseil municipal qui était en place à l’époque. Lors des dernières élections, en 2017, il a appuyé la candidature de Madame Lacoste », a rappelé Alain Carrier.

« L’équipe Lacoste, maintenant soutenue par Yves Grondin, ne peut plus mentir. Il est clair pour moi que la sortie d’Yves Grondin pour annoncer soudainement son appui à Stéphanie Lacoste met en lumière cette équipe tant cachée », a affirmé Alain Carrier en entrevue. « Un aveu qui arrive à moins de deux semaines des élections, alors que chacun d’entre eux a toujours clamé être indépendant et ne pas favoriser l’unité d’une équipe », a soutenu Alain Carrier. « J’ai fait le choix de présenter une équipe et de dire la vérité aux citoyens qui ont un choix à faire », a précisé le maire sortant. « À la seule différence que nous, on a fait le choix de montrer nos couleurs et de dire la vérité à ceux qui auront un choix à faire le 7 novembre prochain. »

« Pour ma part, je ne suis pas une personne qui dit des demi-vérités. Vous allez voir, lundi prochain, je vais déposer bien des choses qui vont faire état du triste bilan de Madame Lacoste et compagnie… » d’ajouter Alain Carrier, selon qui le fait de dire la vérité fait aussi partie du rôle des élus.

À propos des critiques envers l’équipe d’Alain Carrier

Choisir l’unité de travailler en équipe n’est pas un déshonneur ni signer un chèque en blanc, a rappelé Alain Carrier en réponse aux critiques du conseiller Yves Grondin. « Entre vous et moi, ce raisonnement ne repose pas sur grand-chose  a affirmé le maire sortant. « Dans une équipe, nous travaillons pour un même objectif et il n’est absolument pas exclu que certains discours ou certaines dissensions ponctuent nos échanges ou débats. C’est par contre individuellement que nous pourrons faire valoir nos points de vue et orientations dans l’intérêt des citoyens, avec chacun nos forces et nos différences. »

« Je trouve ça malheureux », a expliqué Alain Carrier. « J’aimerais préciser une chose : quand je suis arrivé, le 8 septembre 2020, ça m’a pris environ deux semaines pour rencontrer les candidats. Après seulement deux semaines, j’ai vu des gens comme Jean Charest et Daniel Pelletier me laisser parler, me laisser présenter des projets pour lesquels ils ont donné leur aval, tandis que pour certains autres, comme d’habitude, ils me disaient : « Ça, ce n’est pas évident, il faut attendre ». Mais ce que j’ai retenu, et ça c’est important, c’est que lors des soupers où ils étaient ensemble, les douze conseillers, alors qu’Yves Grondin assurait l’intérim, en attendant la séance du conseil, tous les conseillers, incluant Madame Lacoste et Monsieur Grondin, en menaient large. Il faut se rappeler que Monsieur Audet était encore dans la course, il n’avait pas été élu. Ils disaient : « En tout cas, il se présente, mais s’il gagne, on va lui faire la vie dure. Ce n’est pas lui qui va venir nous dire quoi faire. » Autrement dit, j’étais un incompétent, dans la vie, selon certains membres de cette équipe. La vérité, c’est que moi, j’ai pris la place de Monsieur Grondin, puis celle de Monsieur Audet. C’était leur plan de match, plan de match qui ne s’est pas déroulé comme ils le souhaitaient. Aujourd’hui, l’équipe composée de Stéphanie Lacoste et Yves Grondin peut difficilement nier vouloir appartenir à une équipe. J’ai la conviction que les citoyens demandent la vérité, pas des demi-vérités, pas des jeux de coulisse ou d’agenda caché. La sortie soudaine de M. Grondin cette semaine m’interpelle sérieusement sur ce que cache une telle sortie et un tel appui de la part d’un candidat supposément indépendant qui tente de nier faire partie de l’équipe de Lacoste », a questionné Alain Carrier.

« Nous, on fait notre porte à porte, les douze conseillers, ça va très bien, pour chacun d’entre nous, les gens sont réceptifs à notre équipe, équipe que nous n’avons jamais cachée », de préciser Alain Carrier en entrevue.

« Vous savez, ils ne peuvent pas être hypocrites jusqu’à la fin. À un moment donné, à force de se présenter aux portes des citoyens, aux mêmes portes que nous, et, qu’à certaines places, on se fait dire que M. Grondin, que Mme Lassonde se présentent et disent : « Nous, on appuie Madame Lacoste, on est avec Madame Lacoste… » À un moment donné, à force de le dire, probablement qu’ils sont en train de se faire dire qu’ils ne peuvent plus nier l’évidence. Ils sont aussi bien de dire la vérité publiquement; vouloir le cacher ou mentir, ça les rattrape forcément, alors que sur le fond, il n’y a rien de mal là, bien au contraire », de l’avis du maire sortant.

« Dans les faits, nous, on met de l’avant une équipe de personnes compétentes qui veut faire bouger, avancer les choses, et arrêter de cacher les choses aux gens, puis surtout arrêter de consulter les gens sans les écouter. Prenez le projet de deuxième salle de spectacle au centre-ville. Dans un sondage qu’ils ont eux-mêmes effectué avant que j’arrive comme maire, près de 95 % des gens ont dit non. Vous avez vu ce qu’ils ont fait? Ils voulaient le faire quand même. Mais ils sont tellement mal préparés, ils ne sont tellement pas travaillants qu’ils disaient que la part de la ville était de cinq millions de dollars. D’ailleurs, ils l’avaient budgété. Moi, je disais que c’étaient 10 millions de dollars, puis ils m’obstinaient et disaient devant tout le monde que je ne savais pas compter, que j’étais un bloqueur de projets. Et vous avez vu ce que j’ai fait? J’ai demandé au ministère de nous envoyer le formulaire pour remplir la demande de subvention et moi, j’arrivais à 9,9 millions; ça a fini à 10 millions. Je n’étais pas loin, mais par rapport à eux, c’était le double. Ça ne s’est pas fait pourquoi? Parce qu’on n’avait pas l’argent. Sinon, ils l’auraient fait », a rappelé Alain Carrier en conclusion, et en affirmant que pour lui, Ce sont deux équipes qui se présentent aux citoyens et qu’il importe de le faire respectueusement et en toute franchise afin de permettre aux électeurs de faire le bon choix.

Éric Beaupré
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