Drummondville / Centre-du-Québec
Le collectif se réjouit de cette décision, mais demeure préoccupé par l’intention du regroupement de poursuivre ses démarches en vue d’un éventuel projet éolien sur le territoire, notamment sur des terres agricoles situées en milieu habité.
Pour le PCENY, la question de l’acceptabilité sociale devrait d’abord être soumise directement aux populations concernées.
« Si l’acceptabilité peut se construire, comme l’entend le RERCQ, il faut avant tout valider son existence ou son absence par des référendums municipaux avant qu’un projet puisse aller de l’avant. Tant que le RERCQ ne s’engagera pas à ce que les référendums favorables soient conditionnels aux projets, les citoyens demeureront préoccupés avec raison », affirme Janie Vachon-Robillard, porte-parole du PCENY.
Le règlement de contrôle intérimaire remis en question
Le collectif revient également sur le règlement de contrôle intérimaire (RCI) encadrant l’implantation d’éoliennes sur le territoire de la MRC.
Le PCENY soutient que les distances actuellement prévues seraient insuffisantes pour des éoliennes industrielles de nouvelle génération. Il affirme avoir présenté depuis 2023 aux élus de la documentation et des analyses provenant de recherches citoyennes et d’experts indépendants afin de réclamer une révision de cette réglementation.
Il s’agit toutefois de la position défendue par le collectif. Les éléments avancés concernant les distances de sécurité, les effets sur la santé et le caractère qu’il qualifie d’« obsolète » de la réglementation ne sont pas accompagnés, dans la déclaration transmise, des études ou avis scientifiques permettant d’en faire une conclusion indépendante.
« Selon les experts et scientifiques, la seule protection reconnue pour garantir la santé de la population est d’implanter les éoliennes de haute puissance à des distances beaucoup plus grandes que celles planifiées actuellement. Dans ce contexte, aucune éolienne de haute puissance n’a sa place en milieu habité aujourd’hui, ni en 2028, ni en 2029 », soutient Martina Bastian, membre du PCENY.
Le PCENY réclame davantage de transparence
Le collectif questionne par ailleurs les sommes publiques consacrées aux démarches du RERCQ et critique le recours à des firmes de communication dans un contexte où l’acceptabilité sociale d’un éventuel projet demeure à construire.
Le PCENY demande notamment que les procès-verbaux et les travaux des conseils d’administration du RERCQ soient rendus publics, estimant qu’une plus grande accessibilité à l’information contribuerait à établir un lien de confiance avec les citoyens.
Le collectif souhaite également qu’un dialogue direct soit établi avec les populations des municipalités susceptibles d’accueillir des infrastructures éoliennes.
Le débat appelé à se poursuivre
Même si aucun projet ne sera présenté lors de cette première ronde de l’appel d’offres d’Hydro-Québec, le dossier éolien demeure donc bien présent dans Nicolet-Yamaska.
Le PCENY entend poursuivre ses interventions concernant l’acceptabilité sociale, les distances d’implantation, la réglementation municipale et régionale ainsi que la transparence entourant les démarches du RERCQ.
Le collectif, qui se présente comme une initiative citoyenne bénévole financée par des dons, affirme vouloir favoriser un choix qu’il souhaite « éclairé et démocratique » concernant le développement éolien dans Nicolet-Yamaska.






