Drummondville / Centre-du-Québec
Court témoignage vidéo d’un producteur agricole de Baie-du-Febvre
Le premier thème de cette campagne met en évidence un enjeu soulevé par le Syndicat de l’UPA de Nicolet : l’entretien des cours d’eau agricoles, particulièrement dans la MRC de Nicolet-Yamaska, où plus de 500 entreprises agricoles côtoient le littoral du lac Saint-Pierre, un secteur fragile soumis aux risques d’inondations.
Des pratiques agroenvironnementales reconnues
Conscients de l’importance de préserver l’environnement, les producteurs de la région multiplient les initiatives durables : plantation de bandes riveraines fleuries ou de panic érigé, ancrage de bois mort dans les cours d’eau ou encore mise en place de cultures de couverture.
« En tant que producteurs agricoles, on ne demande pas mieux que de toujours continuer à améliorer nos pratiques agroenvironnementales. Mais pour ce faire, il faut avoir une écoute et une participation de nos élus pour simplifier les règlements et alléger les démarches pour obtenir les permis nécessaires », explique Louis-Philippe De Rainville, producteur agricole établi sur le littoral du lac Saint-Pierre et administrateur du Syndicat de l’UPA de Nicolet.
Des règles complexes et coûteuses
En début d’année, la Fédération avait déjà organisé une « Journée de l’eau » réunissant élus agricoles, municipaux et partenaires du secteur. Cet exercice a confirmé la lourdeur des démarches administratives entourant la gestion des cours d’eau : responsabilités mal définies, règlementation complexe, délais prolongés et coûts d’analyse importants.
Ces obstacles ralentissent les travaux d’entretien essentiels pour limiter l’érosion des berges, le drainage des champs ou le déplacement des cours d’eau, menaçant ainsi la pérennité des terres agricoles.
Un appel à l’action commune
Bien que la gestion des cours d’eau relève officiellement des MRC et du ministère de l’Environnement (MELCCFP), la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec demande l’appui des municipalités. Leur implication est jugée essentielle non seulement pour mieux coordonner l’application des normes, mais aussi pour faire pression afin de simplifier le cadre réglementaire.
« L’eau est un enjeu majeur pour la société et c’est la responsabilité de tous les citoyens, qu’ils soient producteurs agricoles ou non. C’est en travaillant ensemble que nous pourrons alléger la lourdeur administrative et faciliter la gestion des cours d’eau dans nos rangs », souligne Julie Bissonnette, présidente de la Fédération régionale.
Agriculture et économie régionale
Le secteur agricole demeure un pilier économique du Centre-du-Québec :
3 000 entreprises génèrent un PIB annuel de 543 M$ ;
5 000 emplois sont soutenus par cette activité ;
93 % du territoire est occupé par l’agriculture.
Avec le soutien d’initiatives comme Ferme progrès, les producteurs poursuivent leurs efforts : diagnostics environnementaux, bandes riveraines élargies, engrais verts, arbres plantés et cultures intercalaires témoignent de leur volonté d’allier productivité et respect des écosystèmes.







