Grave accident d’autobus à Cuba : une campagne GoFundMe pour aider Annie et sa fille à Drummondville

Grave accident d’autobus à Cuba : une campagne GoFundMe pour aider Annie et sa fille à Drummondville
La Drummondvilloise Annie Beaudoin et sa fille de 9 ans, Corinne, ont été impliquées dans un grave accident d'autobus à Cuba © Vingt55. Tous droits réservés

DRUMMONDVILLE

Le 2 juin 2024, la Drummondvilloise Annie Beaudoin et sa fille de 9 ans, Corinne, ont été impliquées dans un grave accident d’autobus à Cuba. Ce voyage, qui devait être une aventure mémorable pour la mère et sa fille, s’est transformé en cauchemar. Un véhicule roulant en sens inverse a perdu le contrôle et a percuté leur autobus de plein fouet à une vitesse de 80-100 km/h. Le conducteur de l’autre véhicule est décédé sur le coup, laissant de nombreux passagers gravement blessés transformant une semaine de rêve en un cauchemar éveillé.

La Drummondvilloise Annie Beaudoin et sa fille de 9 ans, Corinne, ont été impliquées dans un grave accident d’autobus à Cuba © Vingt55. Tous droits réservés

Le 2 juin, vers 17h40, l’auto en sens contraire de nous a perdu le contrôle et nous a heurtés de plein fouet à 80-100 km/h. Le conducteur est décédé. Je sentais l’apocalypse sur le terrain, ils ont géré comme ils pouvaient », se rappelle Annie Beaudoin en entrevue au Vingt55. La mère et la fille ont été transférées d’urgence entre les crient les pleurent et les sirènes dans une première clinique et les personnes qui courent et crie pour une évaluation initiale avant d’être envoyées à l’hôpital.

Dans l’autobus, il y avait 38 passagers, dont 26 ont été blessés suite à la violente collision alors que l’autobus a basculé sur le côté. Certains ont été blessés plus gravement que d’autres, y compris une Drummondvilloise qui a dû être hospitalisée et subir d’importantes opérations. La barrière de la langue est rapidement devenue un enjeu, explique la Drummondvilloise en entrevue au Vingt55, se remémorant difficilement les moments éprouvants. « Nous voyons ce genre de scénario dans les films catastrophes, mais quand ça nous arrive, la réalité dépasse la fiction. C’est vite l’enfer et le chaos », précise Annie en entrevue.

« Être en vacances et utiliser des expressions comme «commander de l’eau», «des cervezas» ou dire «hola» pour dire bonjour, ça va. Mais quand on devient victime d’un accident, que nos proches sont blessés et que nous ne sommes plus en mesure de nous faire comprendre ni de comprendre, ça devient vite un tourbillon inquiétant. Incapable de retrouver mon cellulaire qui m’aurait permis d’utiliser Google Translate, ça devenait vite chaotique et inquiétant. Sans cet outil précieux qui aurait pu aider, j’ai dû composer et faire avec les moyens du bord », ajoute Annie, qui ne réalisait pas encore les difficultés et surtout l’ampleur des événements. « Nous nous sommes vite retrouvés désemparés et à court de ressources et de moyens », ajoute-t-elle.

« C’était effrayant, ma fille et moi avons été séparées. Ça a pris trois heures avant qu’ils comprennent que ma fille était là avec moi », raconte Annie, soulignant les difficultés liées à la barrière de la langue et la douleur de savoir sa fille seule et en pleurs. « D’autres gens s’en occupaient au début, mais quand ils donnaient les congés aux gens, ils avaient l’obligation de quitter, ce qui fait que ma fille s’est retrouvée seule en pleurs. La barrière de la langue était épouvantable. Ils ont soigné ma fille, et j’ai dû être opérée le 6 juin au Québec »

Sur place, dans la cohue les quelques Québécois présents se sont soutenus autour de la carcasse de l’autobus et auto lourdement accidenté, aidant les blessés et les personnes en panique et en détresse.

Les Québécois ont tous apporté leur aide, et même après, les Cubains ont été fait de leurs mieux dans des circonstances difficiles. Alors que nous réalisions que nous l’avions échappé belle malgré nos blessures importantes, beaucoup d’entre nous n’étaient pas au bout de leurs peines, a ajouté Annie.

Les séquelles de cet accident ne sont pas seulement physiques mais aussi psychologiques, et leur rétablissement sera long et difficile.

La famille ne sait pas encore quand, ou même si, Annie pourra retourner au travail.

Pour aider Annie Beaudoin et sa fille de 9 ans, Corinne, Michaël Truchon, un ami proche, a lancé une campagne GoFundMe.

« Je fais appel à votre générosité afin de donner un coup de main à une mère et sa fille qui ont grand besoin de votre aide présentement », écrit-il. Les fonds collectés serviront à pallier la perte de salaire et à couvrir les frais médicaux et autres dépenses engendrées par cette tragédie.

Tous les dons seront remis directement à Annie Beaudoin explique Michaël Truchon, qui remercie d’avance tous ceux qui pourront contribuer à cette collecte de fonds, soulignant l’importance de la solidarité dans ces moments difficiles.

Pour faire un don et soutenir Annie et Corinne, visitez la page GoFundMe créée par Michaël Truchon. Chaque geste compte et votre aide pourrait faire une réelle différence pour cette jeune famille de Drummondville pour qui les obstacles et les épreuves ne sont pas terminés.

Grave accident d’autobus à Cuba, une campagne GoFundMe pour aider Annie et sa fille à Drummondville @ Crédit photo Eric Beaupré/Vingt55

Éric Beaupré
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