Hausse des cotisations à l’assurance-emploi et au Régime de pensions du Canada : pas de répit pour la population et les PME canadiennes constate la FCEI

Hausse des cotisations à l’assurance-emploi et au Régime de pensions du Canada : pas de répit pour la population et les PME canadiennes constate la FCEI
Hausse des cotisations à l'assurance-emploi et au Régime de pensions du Canada @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) affirme que les travailleurs  verront leur revenu net baisser, alors que les employeurs devront augmenter leurs budgets salariaux en raison de la hausse des taux de cotisation à l’assurance-emploi (AE) et l’ajout d’un deuxième plafond des gains au Régime de pensions du Canada (RPC), entraînant la hausse des cotisations au RPC le 1er janvier.

Ces hausses augmenteront les taxes sur la masse salariale d’un montant pouvant atteindre 366 $ par employé pour les employeurs, et 348 $ pour les travailleurs. Ainsi, la contribution totale des employeurs, juste pour le RPC et l’AE, pourrait s’élever à 5 524 $ par employé cette année.

« Cette hausse importante des coûts de main-d’œuvre place les employeurs dans une position encore plus difficile. Certains devront revoir leurs plans de rémunération et d’embauche pour 2024. Sans compter que d’autres pressions financières pèsent sur eux en ce moment, comme la date limite de remboursement des prêts du CUEC qui approche », fait remarquer Christina Santini, directrice des Affaires nationales à la FCEI.

Un récent sondage de la FCEI révèle qu’en ce début d’année 2024, 77 % des propriétaires de PME veulent que les gouvernements s’attaquent à l’augmentation des prix et des coûts d’exploitation, et 74 % souhaitent une réduction du fardeau fiscal global. Si les gouvernements réduisaient le fardeau global des taxes/impôts et des frais, 57 % des propriétaires augmenteraient la rémunération des employés (salaires, avantages sociaux, etc.).

Par conséquent, la FCEI demande à Ottawa de collaborer avec les provinces pour compenser les hausses des taux de cotisation au RPC et répartir à parts égales les cotisations à l’AE entre les employeurs et les employés, ou instaurer un crédit d’impôt remboursable, comme le crédit pour l’emploi visant les petites entreprises (2015-2016).

Avec l’augmentation de la taxe carbone à 80 $ la tonne le 1er avril, le gouvernement fédéral devrait revoir l’ensemble du système de tarification du carbone. Il devrait geler les futures augmentations de la taxe carbone, retourner immédiatement les fonds promis aux PME qui ont payé la taxe et élargir l’exemption de la taxe à toutes les formes de combustibles de chauffage qu’elles utilisent, y compris le gaz naturel.

« Le gouvernement tarde à respecter sa promesse de remettre aux PME les 2,5 G$ issus des revenus de la taxe carbone. Il donne de généreuses subventions à des multinationales pendant que la population et les PME canadiennes ont du mal à s’en sortir à cause de l’augmentation du coût de la vie. Ottawa doit se réveiller et prendre conscience de l’impact de ses décisions concernant le CUEC et les hausses de taxes sur la compétitivité et la survie des PME », souligne Mme Santini.

Les données s’appuient sur les résultats finaux du sondage Votre Voix, mené en ligne du 7 au 19 décembre 2023 auprès de 2 966 membres FCEI. À titre de comparaison, pour un échantillon probabiliste de cette taille, la marge d’erreur serait de +/- 1,8 %, 19 fois sur 20.

Les données s’appuient également sur les résultats finaux du sondage Votre Voix, mené en ligne du 2 au 20 novembre 2023 auprès de 3 265 membres FCEI. À titre de comparaison, pour un échantillon probabiliste de cette taille, la marge d’erreur serait de +/- 1,7 %, 19 fois sur 20.

Éric Beaupré
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