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Selon le parti, des dettes de quelques centaines de dollars suffisent à bloquer l’accès à un logement subventionné, malgré l’urgence de la crise de l’itinérance. Québec solidaire demande ainsi à la ministre de l’Habitation, Caroline Proulx, de faire preuve de flexibilité et d’adapter les règles afin de permettre l’accès au logement malgré ces dettes.
« Refuser un logement social à une personne en situation d’itinérance pour une dette de 300 $ qu’elle n’a pas les moyens de rembourser à court terme, ça n’a tout simplement aucun sens », a soutenu le responsable solidaire en matière d’itinérance, Guillaume Cliche-Rivard. Il précise que, si les dettes doivent être remboursées, l’accès à un logement devrait d’abord permettre aux personnes concernées de se stabiliser, de se réorganiser financièrement et d’établir ensuite un plan de remboursement.
À Drummondville, comme dans plusieurs villes du Québec, la croissance du nombre de personnes en situation d’itinérance suscite de vives inquiétudes. Depuis plusieurs années, la municipalité de Drummond figure parmi les territoires où le phénomène est jugé préoccupant, et la situation est loin de s’améliorer.
Comme le rapportait d’ailleurs Francois Gosselin, directeur de L’Ensoleilvent, lors d’une entrevue accordée en mars 2025, l’itinérance demeure bien présente et continue de s’accentuer. Les organismes communautaires de la MRC, notamment le Comptoir alimentaire, La Tablée populaire et La Piaule tout comme L’Ensoleilvent constatent eux aussi une hausse constante des besoins et font face à un nombre croissant de personnes vulnérables à Drummondville.
Le directeur général d’Ensoleilvent, François Gosselin, confirmait en entrevue au Vingt55 en juillet 2025 l’état de la situation « La situation est critique. Il faut davantage de financement pour répondre à la crise », rappelait M. Gosselin. « Nos ressources sont limitées, et nous ne pouvons plus accueillir tout le monde. »
Déjà en 2023, François Gosselin tirait la sonnette d’alarme, devant une situation similaire, soulignant le manque de ressources disponibles et de logements accessibles à Drummondville, tout en évoquant les risques de santé et sécurité que représentent les campements de fortune.
Malgré des solutions connues et documentées, le dossier progresse difficilement. À Drummondville, les organismes qui viennent en aide aux personnes en situation d’itinérance peinent toujours à obtenir le financement, les moyens et les mesures concrètes nécessaires pour répondre adéquatement aux besoins sur le terrain.
Québec solidaire a d’ailleurs récemment dénoncé une situation qu’il qualifie de préoccupante, une inquiétude partagée par plusieurs intervenants qui côtoient quotidiennement les personnes en situation d’itinérance et constatent les limites actuelles du soutien offert, tant au niveau municipal que gouvernemental.
Québec solidaire estime que la crise actuelle exige la levée de plusieurs barrières administratives qui limitent l’accès au logement pour les personnes les plus vulnérables. Le parti rappelle avoir formulé différentes propositions, notamment la facilitation de l’accès aux logements subventionnés, l’autorisation de la colocation en HLM et l’adaptation des règles aux réalités vécues par les personnes en situation d’itinérance.
La proposition mise de l’avant vise à retirer un frein jugé évitable à l’accès au logement subventionné, une mesure qui pourrait concerner des centaines de personnes souhaitant quitter la rue. Selon Québec solidaire, permettre l’accès à un logement malgré de petites dettes, tout en prévoyant un mécanisme de remboursement adapté, constituerait une solution à la fois simple, humaine et efficace.
Le parti presse la ministre de l’Habitation de modifier rapidement les règles en vigueur afin de permettre l’accès aux logements subventionnés aux personnes en situation d’itinérance ayant une dette liée à un logement antérieur.








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