DRUMMONDVILLE
Les phénomènes aériens non identifiés ne datent pas d’hier. Bien avant l’ère des drones, des réseaux sociaux et des vidéos virales, des citoyens affirmaient déjà avoir aperçu d’étranges objets dans le ciel.
En effet, comme le rappelle notre historien André Pelchat de l’Avenir, à travers ses nombreuses chroniques et pages d’histoire publiées dans le Vingt55, les récits de phénomènes inexpliqués remontent à plusieurs siècles. Dès 1661, une religieuse évoquait notamment des canots aperçus « tout en feu voltiger par le milieu des airs aux environs de Kebec ».
Toutefois, le phénomène des OVNI, tel qu’on le connaît aujourd’hui, prend véritablement son essor en 1947 lorsque le pilote américain Kenneth Arnold affirme avoir observé au-dessus de l’État de Washington plusieurs objets à la forme inhabituelle se déplaçant à une vitesse prodigieuse. Décrivant leur mouvement comme celui d’une « soucoupe que l’on fait rebondir sur l’eau », il donnera involontairement naissance à l’expression devenue célèbre de « soucoupes volantes ».
Rapidement, les témoignages se multiplient en Amérique du Nord… et Drummondville n’échappe pas à cette première vague d’observations.
Le témoignage d’Ernest L’Étoile
Le 18 juin 1952, Ernest L’Étoile, alors résident du 55, rue Saint-Georges, affirme avoir observé un mystérieux objet volant au-dessus de Drummondville. Son récit est appuyé par trois autres témoins.
Selon son témoignage rapporté par André Pelchat, l’objet évoluait à une altitude d’environ 300 pieds. Il le décrit comme un corps circulaire « ressemblant à une roue entourée de courtes flammèches », d’un diamètre apparent de 10 à 12 pouces, relié à une masse plus sombre. L’ensemble se serait déplacé d’ouest en est à une vitesse estimée entre 30 et 40 milles à l’heure, avant de disparaître dans l’obscurité.
L’observation attire rapidement l’attention et contribue à alimenter les discussions sur les mystérieuses « soucoupes volantes » qui font alors la manchette un peu partout.
D’autres observations suivent
Quelques mois plus tard, en novembre 1952, un autre citoyen de Drummondville affirme avoir aperçu une importante boule de feu verdâtre munie d’une longue queue se dirigeant vers le nord.
Le 3 décembre 1952, Henri Boisclair rapporte pour sa part avoir observé quatre grosses boules orangées, chacune prolongée d’une longue traînée lumineuse. Selon lui, les objets semblaient se croiser « en tous les sens comme s’ils jouaient », avant de se séparer puis de disparaître. Deux voisins auraient également assisté au phénomène, qui aurait duré une dizaine de minutes.
L’année suivante, un autre Drummondvillois déclare avoir aperçu cinq disques argentés évoluant très haut dans le ciel en formation triangulaire à une vitesse qu’il qualifie de foudroyante.
Un mystère toujours d’actualité
Plus de 70 ans après ces témoignages, les phénomènes aériens non identifiés continuent d’alimenter les discussions partout dans le monde. Malgré les avancées technologiques, la multiplication des appareils photo et des téléphones intelligents ainsi que les analyses scientifiques modernes, plusieurs observations demeurent inexpliquées, tandis que d’autres trouvent finalement une explication plus terrestre.
Qu’elles relèvent de phénomènes naturels, d’illusions d’optique, de technologies méconnues ou d’autres causes, ces histoires font aujourd’hui partie du patrimoine anecdotique de Drummondville.
Ironiquement, malgré les téléphones intelligents, les appareils photo ultra-performants et les avancées technologiques de 2026, les images de ces étranges phénomènes demeurent bien souvent aussi floues que les mystères et les récits de rencontres du troisième type qu’elles alimentent.
Grâce aux recherches de notre historien de l’Avenir, André Pelchat, chronique et page d’histoire du Vingt55 cet étonnant épisode de juin 1952 rappelle que, bien avant l’ère numérique, les citoyens levaient déjà les yeux vers le ciel… avec la même curiosité que celle qui anime encore les passionnés de phénomènes inexpliqués en 2026.






