La CCID réclame des mesures de soutien supplémentaire pour le secteur de la restauration

La CCID réclame des mesures de soutien supplémentaire pour le secteur de la restauration
« Il est urgent d’agir et d’appliquer dès maintenant différentes mesures permettant à nos restaurateurs de respirer un peu mieux », a conclu Linda Desrochers.

DRUMMONDVILLE

Alors que le secteur de la restauration se voit retarder à nouveau sa réouverture malgré sa grande précarité, la Chambre de commerce et d’industrie de Drummond (CCID) demande l’intervention du Gouvernement du Québec pour bonifier l’aide financière octroyée jusqu’à présent.

La CCID croit que différentes mesures pourraient être envisagées pour venir en aide rapidement à ce secteur durement touché et qu’un plan de réouverture devrait être travaillé dès maintenant afin de permettre aux restaurateurs de se préparer. « Nous craignons des dégâts importants si des actions ne sont pas rapidement mises de l’avant. En effet, de nombreuses entreprises dans la MRC de Drummond risquent de ne jamais se relever face à ces longs mois de fermetures successives et l’espoir d’un retour à des beaux jours s’amenuise affectant ainsi le moral de ces entrepreneurs et celui de leurs employés et fournisseurs», a déclaré Mme Linda Desrochers, présidente sortante de la CCID.

« La communauté d’affaires pousse un cri du cœur devant la crainte de voir plusieurs commerces disparaître en raison de cette fermeture prolongée. Les entreprises ont suivi toutes les consignes depuis le tout début de la pandémie. Elles ont fermé une première fois, ont investi pour adapter leur commerce, ont refermé temporairement et maintenant, on repousse encore une fois leur réouverture. On ne peut rester insensible à la réalité que ces entreprises rencontrent. Tout en demeurant vigilant sur les pratiques de santé publique, selon nous, le gouvernement devrait préparer le terrain à la réouverture des restaurants, et envoyer des signaux en ce sens aux entrepreneurs en restauration ainsi qu’à la population », a ajouté M. Milliard

Propositions pour sauver le milieu de la restauration

Le gouvernement a posé des gestes pour aider les restaurateurs, notamment avec les mesures d’allègements réglementaires pour autoriser les livraisons d’alcool par des tiers, mais force est de constater que ce ne sera pas suffisant. La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la CCID soumettent donc au gouvernement d’autres pistes de réflexion pour aider les restaurateurs ainsi que des demandes de la communauté d’affaires :

  • Lorsque la courbe des cas/décès sera sur une pente descendante, s’assurer que l’annonce de la réouverture des opérations en salles à manger des restaurants ait lieu dès que possible, afin de permettre un délai raisonnable aux restaurateurs pour se préparer.
  • Au moment de la réouverture des opérations en salles à manger, les restaurants pourraient limiter la fréquentation à un nombre restreint de leur capacité actuelle, suffisamment intéressant sur le plan financier pour reprendre leurs opérations et en fonction de leur réalité régionale.
  • Pour l’avenir, éviter de retourner dans une fermeture complète des salles à manger. Une ouverture avec un nombre restreint de clients, tout en appliquant des mesures de protection de la santé publique serait une meilleure avenue étant donné les conséquences sur les emplois et la chaîne d’approvisionnement des restaurateurs.
  • Reporter les remises de TPS et TVQ sur les ventes faites par les restaurants, bars et autres entreprises visées par des fermetures forcées, jusqu’au 30 juin 2021.
  • Pénaliser plus sévèrement les restaurants et tenanciers de bar qui n’appliquent pas les règles de santé publique.
  • Inclure dans les campagnes d’achat local un volet spécifique pour encourager les restaurants, bars, gyms et autres établissements fermés en zone rouge, et redonner confiance à la clientèle.
  • En plus des gens qui ont survécu à la COVID-19, recourir aux employés en restauration dans les prochaines campagnes de sensibilité du gouvernement du Québec quant au respect des normes de santé publique, puisque ceux-ci subissent les impacts de cette crise et que le message véhiculé serait puissant.
  • Tenir compte des particularités régionales qui créent des situations inéquitables (par exemple : alors que les restaurateurs de Drummondville étaient fermés, leurs clients sont allés fréquenter les bars et restaurants de Sherbrooke.)

« Il y a environ 21 000 établissements en restauration au Québec qui sont dans l’incertitude. Il y a des réalités régionales différentes et des solutions mur à mur sont difficilement envisageables. On comprend le défi pour le gouvernement du Québec de répondre à ces préoccupations. Seulement, il serait nécessaire qu’il envoie des signaux positifs à cette industrie. Il faut travailler dès maintenant à un scénario de reprise des opérations en restauration au 11 janvier 2021», a renchéri Charles Milliard. « Il est urgent d’agir et d’appliquer dès maintenant différentes mesures permettant à nos restaurateurs de respirer un peu mieux », a conclu Linda Desrochers.

Éric Beaupré
Éric Beaupré
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