La Commission scolaire des Chênes contrainte de recourir à des classes modulaires dès 2019-2020

La Commission scolaire des Chênes contrainte de recourir à des classes modulaires dès 2019-2020
Le président de la commission scolaire, Jean-François Houle | © Photo Éric Beaupré. Tous les droits réservés. (ARCHIVES)

Le conseil des commissaires donne le feu vert à l’acquisition et l’aménagement de 28 classes modulaires

DRUMMONDVILLE

Il faudra s’y faire, des unités modulaires d’enseignement apparaîtront dans le paysage drummondvillois et se grefferont à des écoles de la Commission scolaire des Chênes dès 2019-2020. Elles pourraient bien demeurer en place pour quelques années.

C’est le constat que fait le président de la commission scolaire, Jean-François Houle, tout en annonçant que le conseil des commissaires qu’il préside va octroyer, lors de sa séance publique du mardi, 19 février, des contrats qui donneront le feu vert à l’acquisition et l’aménagement de 28 classes modulaires, dès la rentrée 2019.

Celles-ci seront réparties dans trois établissements, à savoir l’école primaire aux Quatre-Vents, de même que les écoles secondaires Jean-Raimbault et La Poudrière. On pourra ainsi accommoder plus de 500 élèves.

Intervention gouvernementale nécessaire

Ce n’est pas de gaieté de cœur que la commission scolaire en est arrivée à cette solution.

CITATION

Jean-François Houle, président de la CSDC.

«

Nous n’avons guère le choix d’agir de la sorte. Nous en sommes là ! Les prévisions de clientèle se concrétisent. Au secondaire seulement, nous serons à court de 1 000 places d’ici 2021. Malgré tous les efforts que nous avons déployés pour agrandir nos écoles « de l’intérieur» au fil des ans, nous pouvons concrètement affirmer que nos écoles débordent et qu’il faut, plus que jamais, que nos demandes répétées au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, pour obtenir de l’espace supplémentaire, soient entendues.

»

 

Ce n’est pas d’hier que la Commission scolaire des Chênes soumet des demandes au gouvernement en vertu du Plan québécois des infrastructures (PQI), afin de combler des besoins reconnus en matière d’espace-élève.

Le président rappelle que dès 2013-2014, la commission scolaire demandait au Ministère de lui octroyer la construction d’un centre de formation professionnelle pour le secteur «alimentation», de même que les fonds nécessaires pour réaménager l’école secondaire Marie-Rivier.

«Si le réaménagement de l’école nous avait été consenti, nous aurions pu générer environ 200 nouvelles places au secondaire. C’est donc dire que dès 2013 et même avant, nous savions qu’il y aurait éventuellement un manque d’espace à combler. Nous avons toujours agi de façon proactive auprès du gouvernement, dans les différents projets que nous lui avons soumis de dire M. Houle.

On se souviendra qu’en septembre 2018, la commission scolaire a procédé au dépôt de quatre projets dans le cadre du PQI 2019-2029, à hauteur de 79 millions $:

Construction d’une nouvelle école secondaire

Construction d’une nouvelle école primaire

Réaménagement de l’école Marie-Rivier

Agrandissement de l’école des 2 Rivières, à Saint-Lucien

Pas qu’à Montréal…

En plus des prévisions de clientèle qui sont à la hausse, il faut aussi considérer les nouveaux indices de milieu socioéconomique (IMSE), communément appelés « indices de défavorisation».

Ceux-ci laissent présager un besoin de plusieurs classes supplémentaires au primaire, afin d’accommoder les établissements dont l’indice est passé à 9 ou 10. C’est sans compter l’intention du ministre de l’Éducation d’élargir l’offre de services pour la maternelle 4 ans.

Selon le président, tout cela risque d’avoir un impact significatif sur toute l’organisation scolaire au cours des années qui viennent.

«Nous devrons réfléchir aux orientations que nous prendrons à cet égard. Le mouvement d’élèves qui s’annonce, notamment par la mise en place de classes modulaires, aura assurément des répercussions sur nos territoires pédagogiques. Certains élèves pourraient se retrouver (temporairement) dans un établissement qui ne sera pas nécessairement celui de leur quartier. Cela suscitera des réactions et il faut d’ores et déjà que les parents soient informés de la situation. Les prochaines années ne seront pas simples. Pour notre part, nous continuerons de faire valoir l’urgence de nos besoins, dans un contexte de manque d’espace criant, non seulement chez-nous, mais à l’échelle de la province… et pas seulement à Montréal,» conclut Jean-François Houle.

 

Guy Levasseur
Guy Levasseur
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