La Fédération professionnelle des journalistes du Québec lance la campagne « Je soutiens mon journal »

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec lance la campagne « Je soutiens mon journal »
La FPJQ est une organisation à but non-lucratif qui rassemble environ 1800 journalistes issus de plus de 250 médias écrits et électroniques. C’est ce qui en fait la principale organisation journalistique au Canada.

DRUMMONDVILLE

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), devant la crise que traverse la presse écrite, lance une vaste campagne publique, visant à mobiliser la population sur l’importance de soutenir les journaux.

La FPJQ demande aux entreprises privées à faire leur effort également, en achetant des espaces publicitaires dans les journaux.

De plus, la FPJQ demande à toutes les municipalités du Québec, ainsi que les gouvernements provincial et fédéral, les institutions et les associations, de recommencer à publier leurs avis publics dans les journaux locaux, comme ils le faisaient jusqu’à tout récemment. Ces avis ne représentent qu’une très petite portion de leur budget annuel, mais sont des sources de revenus essentielles pour les journaux, dans le contexte actuel où plusieurs d’entre eux sont menacés de fermeture.

La Fédération compte sur les citoyens pour exiger de leurs gouvernements et de leurs élus qu’ils publient ces avis publics.

Des autocollants « Je soutiens mon journal » seront distribués aux entreprises et aux citoyens qui en feront la demande, s’ils encouragent les journaux. Les modalités de cette campagne seront connues sous peu.

La presse écrite, qu’elle se retrouve dans les grands centres ou en région, est essentielle à la démocratie. La Fédération professionnelle des journalistes du Québec estime que toute la société doit soutenir ces médias, qui pourraient disparaître si rien n’est fait. Lundi, le Groupe Capitales Médias se plaçait sous la protection de la loi sur la faillite et l’insolvabilité. Six quotidiens dans autant de régions du Québec pourraient, si aucun acheteur ne se montre intéressé, fermer leurs portes après la fin de l’année.

« La fermeture d’un journal a un impact direct sur la communauté qu’il dessert. C’est pour cette raison que nous avons le devoir de soutenir une presse de qualité », a déclaré Stéphane Giroux, président de la FPJQ.

La Fédération rappelle que ce sont les médias qui produisent le contenu journalistique, pas Facebook ni Google. Si des médias disparaissent, c’est le public qui sera privé de ces sources d’information. La société québécoise ne peut se passer de l’information produite par les quotidiens. La FPJQ considère donc que c’est toute la société qui doit se mobiliser pour les sauver.

 

SOURCE Fédération professionnelle des journalistes du Québec

 

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