|Québec – CNW Telbec| Du 1er juillet 2016 au 1er juillet 2017, 202 500 Québécois ont changé de région administrative de résidence. Ces déplacements ont encore grandement profité aux régions des Laurentides, de Lanaudière et de la Montérégie, mais le Centre-du-Québec et la Mauricie se distinguent cette année en enregistrant leurs plus forts gains migratoires internes en près de 20 ans. Ces résultats sont tirés du bulletin Coup d’œil sociodémographique, numéro 63, publié mercredi 21 mars par l’Institut de la statistique du Québec.
Les échanges migratoires interrégionaux ont entraîné des gains de plus de 1 000 personnes dans le Centre-du-Québec et en Mauricie, l’équivalent d’un taux de migration d’environ 0,5 %. Il s’agit de leur meilleur bilan migratoire depuis au moins 1998-1999, première année pour laquelle les données sont disponibles.
Dans le Centre-du-Québec, Nicolet-Yamaska affiche un taux net de migration interne de 1,01 % et se positionne ainsi parmi les MRC où les échanges migratoires ont engendré de forts gains relatifs en 2016-2017.
Il s’agit, de loin, du meilleur résultat de la MRC depuis le début des années 2000, elle qui a souvent été déficitaire au cours des 15 années précédentes. Drummond suit avec un taux de 0,74 %, son résultat le plus élevé depuis 2004-2005.
Cette MRC est par ailleurs l’une des seules au Québec à faire des gains dans tous les groupes d’âge. Le bilan est également positif dans Arthabaska, mais L’Érable et Bécancour redeviennent déficitaires, après avoir fait des gains au cours des deux années précédentes.
L’Estrie et l’Outaouais font au contraire partie des régions où les gains se sont considérablement réduits au cours de la dernière année.
La majorité des MRC où les gains migratoires internes sont les plus importants, soit de plus de 1 %, se trouvent à proximité de Montréal. C’est notamment le cas de Mirabel, qui occupe encore cette année la première position avec un taux net de migration interne de 2,7 %.
Des gains substantiels sont aussi enregistrés dans Brome-Missisquoi et Memphrémagog, reconnues comme des zones de villégiature. Les MRC situées dans les régions les plus éloignées des grands centres sont peu nombreuses à faire des gains, et ces gains sont souvent modestes.
Seule La Côte-de-Gaspé se démarque avec des gains plus appréciables (0,5 %). Parmi les six MRC où les pertes nettes représentent plus de 1 % de la population, quatre se trouvent sur la Côte-Nord, dont Caniapiscau qui affiche le plus lourd déficit d’entre tous (- 2,5 %).
Plusieurs données complémentaires sur la migration interrégionale au Québec, dont des données par groupe d’âge, sont disponibles sur le site Web de l’Institut.






