DRUMMONDVILLE
Selon la chaîne québécoise, la poutine est devenue bien plus qu’un simple mets traditionnel. Présente sur les menus de restaurants partout dans le monde, elle est désormais considérée comme un véritable symbole de l’identité culinaire du Québec. Pourtant, contrairement à des aliments comme la pizza, le taco ou les sushis, elle ne possède toujours aucun émoji officiel.
Il s’agit d’une deuxième tentative pour Valentine. Une première proposition avait été soumise en 2019, sans succès. Sept ans plus tard, l’entreprise estime que la popularité internationale de la poutine s’est encore accentuée, justifiant une nouvelle demande.
Cette popularité se reflète notamment sur les réseaux sociaux, où le mot-clic #poutine compte plus d’un million de publications sur Instagram. Un sondage réalisé par la firme Léger en juin 2026 révèle également que 75 % des Québécois âgés de 18 à 54 ans appuient l’ajout d’un émoji représentant la poutine.
« La poutine est l’une des plus grandes contributions du Québec à la culture populaire mondiale. On peut aujourd’hui commander une poutine à Tokyo, Paris ou Bali, mais il n’existe toujours aucun émoji pour l’illustrer. Cette démarche est celle d’une communauté qui souhaite voir son patrimoine représenté sur les plateformes de communication les plus utilisées au monde », affirme Charles Côté, directeur marketing des restaurants Valentine.
Une pétition pour convaincre Unicode
Afin de renforcer son dossier, Valentine invite les Québécois à signer une pétition en faveur de l’ajout d’un émoji poutine. L’entreprise souhaite démontrer qu’il existe un véritable intérêt populaire pour ce symbole culturel et convaincre le Unicode Consortium de reconnaître officiellement ce mets emblématique.
Les élus, artistes, chefs, personnalités publiques, créateurs de contenu ainsi que les amateurs de poutine sont invités à participer à cette mobilisation.
Un processus rigoureux
L’ajout d’un nouvel émoji ne relève pas des fabricants de téléphones, mais bien du Unicode Consortium, l’organisme international responsable de la standardisation des caractères numériques utilisés dans le monde.
Chaque proposition est analysée selon plusieurs critères, notamment sa pertinence culturelle, son utilité, son potentiel d’utilisation à grande échelle et sa pérennité. Une fois intégré à la norme Unicode, un émoji devient permanent, ce qui explique la rigueur du processus d’évaluation.
Les candidatures doivent être déposées au plus tard le 31 juillet 2026.







