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MRC d’Arthabaska : des opposants au projet éolien demandent à la CPTAQ de protéger les terres agricoles

MRC d’Arthabaska : des opposants au projet éolien demandent à la CPTAQ de protéger les terres agricoles
Des opposants au projet éolien demandent à la CPTAQ de protéger les terres agricoles@ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Centre-du-Québec

Réunis à l’initiative du Regroupement Vigilance Énergie Québec (RVÉQ), de l’organisme Vents d’Élus et du Collectif scientifique sur la question éolienne, les intervenants soutiennent que le projet pourrait avoir des répercussions importantes sur les activités agricoles et la protection des terres cultivables.

Selon les groupes présents, l’idée voulant qu’une éolienne n’occupe qu’une faible superficie est trompeuse. Ils avancent qu’un rayon de 400 mètres autour de chaque éolienne constitue une zone d’accès restreinte lorsque les installations sont en fonction, ce qui représenterait près de 50 hectares de terres où les activités agricoles seraient limitées.

« La CPTAQ doit rejeter l’idée reçue selon laquelle chaque éolienne n’occupe que moins de deux hectares de terre », a soutenu Louise Bourgeois, représentante des citoyens de la région membres du RVÉQ.

Les agriculteurs présents estiment que l’implantation d’éoliennes pourrait freiner le développement de leurs entreprises et affecter la productivité des exploitations agricoles situées à proximité du futur parc.

De son côté, Rachel Falhman, porte-parole de l’organisme Vents d’Élus, a rappelé que les municipalités et les MRC doivent, selon elle, privilégier la protection des terres agricoles plutôt que d’en permettre l’utilisation pour des projets énergétiques.

« Ce n’est qu’en travaillant de concert et dans le respect des zones agricoles que les municipalités pourront assurer, à terme et de façon pérenne leur développement », a-t-elle déclaré.

Le Collectif scientifique sur la question éolienne a également soulevé plusieurs préoccupations concernant l’implantation d’éoliennes à proximité des résidences et des bâtiments d’élevage. Son représentant, Richard E. Langelier, a évoqué des impacts potentiels sur la production agricole, la santé, la sécurité, la valeur des propriétés ainsi que sur les écosystèmes.

Le collectif rappelle également qu’une décision récente de la CPTAQ a conclu qu’un projet de parc éolien était incompatible avec la protection du territoire agricole.

Les agriculteurs, citoyens et organismes présents ont indiqué qu’ils feront valoir leurs arguments lors de l’audience publique de la CPTAQ, prévue le 9 juillet, où le projet sera examiné.

Éric Beaupré
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