Le LOOBA ferme ses portes après 19 ans : un autre coup dur pour le centre-ville de Drummondville

Le LOOBA ferme ses portes après 19 ans : un autre coup dur pour le centre-ville de Drummondville
Le Looba ferme ses portes après 19 ans d’activité @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Le réputé établissement drummondvillois Le Looba cessera officiellement ses activités le samedi 30 août prochain, à la suite d’une transaction de vente annoncée par ses propriétaires.

Une autre entreprise phare du centre de Drummondville annonce sa fermeture. Après Solo Mode, le restaurant de la rue Loring et la boutique Chez Flo & Lili, c’est maintenant au tour du Looba de confirmer qu’il fermera ses portes après 19 années d’activité.

Fondé il y a 19 ans, le Looba s’était imposé comme un lieu de rassemblement incontournable, notamment grâce à sa programmation musicale présentée sur la scène Claude Saindon. « Nous souhaitons exprimer notre profonde gratitude à tous ceux et celles qui ont contribué au succès du Looba. Votre soutien constant a fait toute la différence », ont-ils indiqué.

En entrevue au Vingt55, les deux propriétaires actuels, Sylvie Nadeau et Stéphane Giguère, ont annoncé la nouvelle avec émotion, après plus de sept ans à la barre de ce commerce qu’ils décrivent comme « une belle aventure soutenue par une clientèle fidèle ».

«C’est une décision difficile, mais inévitable », ont-ils soufflé d’une même voix.

« Pour nous, c’est tout un pan de notre histoire qui se termine, un chapitre imposant de notre vie, autant sur le plan professionnel que personnel. Le Looba, c’était un lieu de rencontres, de culture et d’échanges. Au fil des années, l’établissement a vu défiler de nombreux artistes, devenant un véritable tremplin pour plusieurs d’entre eux », a rappelé Stéphane.

Les propriétaires affirment avoir tenu la barre du Looba « sans fausse note », mais admettent que, comme plusieurs commerçants du centre-ville, ils ont dû affronter une réalité difficile.

« Nous nous relevions de la pandémie, mais la situation économique des dernières années a accentué les difficultés et précipité des décisions pour de nombreux commerces. La vitalité du centre-ville n’était plus la même, surtout au cours des quatre dernières années », expliquent-ils.

Plusieurs projets mis de l’avant et proposés à la Ville n’auront malheureusement pas pu prendre forme. De plus, force est de constater que nos élu(e)s se sont faits plutôt discrets lors de nos démarches de rayonnement ainsi que lors de nos événements et activités.

Heureusement, nous avons pu compter sur une clientèle fidèle, dynamique et créative, qui a contribué à faire rayonner notre établissement. Nous avons toujours tenté de soutenir une programmation culturelle riche, mettant en valeur des artistes et artisans locaux, tout en accueillant à l’occasion des invités de renom. Comme d’autres commerçants du centre-ville, nous avons cherché à offrir des spectacles et activités de qualité à notre clientèle, qui a été tout autant présente que soutenante », soulignent les deux propriétaires.

« La réglementation municipale et les règles du jeu en matière de gestion ne sont pas toujours simples et parfois désavantageuses pour certains commerces, comme en témoignent le chantier en cours et l’avancement de certains projets. Les annonces liées au centre-ville, au cours des deux dernières années, ne nous semblaient ni porteuses ni favorables. Les chantiers et les fermetures répétées ont également découragé la clientèle. Nous avons dû faire face à des décisions sur lesquelles nous n’avons ni été consultés ni eu de pouvoir, comme l’ont aussi souligné d’autres commerçants rencontrés par le Vingt55 ce matin. Des choix qui affectent directement la viabilité et la redynamisation du centre-ville », ont-ils ajouté.

À cela s’ajoutent, bien sûr, les difficultés de main-d’œuvre, un enjeu qui touche l’ensemble des commerces et restaurants à Drummondville.

« La restauration est un milieu de plus en plus difficile. Comme plusieurs commerçants, nous avons eu du mal à garder nos employés dans un contexte où plusieurs bars et restaurants ferment et où le coût des produits ne cesse d’augmenter. La situation économique à Drummondville est aussi une réalité pour tout le monde. Il faut maintenant, tout comme nos clients et nos familles, faire des choix. Certains sont plus difficiles que d’autres », ont exprimé les deux copropriétaires.

Dans le centre-ville, des clients rencontrés par le Vingt55 se disent déçus d’apprendre la fermeture.

Michel, un habitué du secteur, s’inquiète grandement d’une série de décisions qui affectent durement le centre-ville.

« Le chantier de construction n’a certainement pas aidé. Depuis l’annonce de la fermeture de SoloMode, on constate que le centre-ville se meurt, il faut le dire. Le Looba était pourtant un rendez-vous incontournable pour une clientèle fidèle. Les aménagements, comme la transformation piétonnière, attirent une autre clientèle, mais qui n’offre pas la même chance aux commerces déjà établis », explique-t-il. « Et je crains que ce ne soit que la pointe de l’iceberg si l’on estime les projets annoncés, qui ne suscitent pas grande passion au centre-ville », ajoute-t-il.

Un autre commerçant, rencontré par le Vingt55, se dit lui aussi plutôt inquiet de la situation.

Selon Michel, les soirées de spectacle amènent du mouvement, mais ne profitent pas aux commerçants « Les gens viennent avec leur chaise, assistent au spectacle, puis repartent. Nos terrasses, à côté, ne voient pas nécessairement cette clientèle s’installer », constate-t-il.

Pour sa part, Claudie, une cliente venue constater par elle-même la fermeture prochaine, souligne ce que représentait le Looba pour elle et pour plusieurs
« Le Looba offrait une spécialité bien nichée, reconnue pour sa grande variété de gins et ses spectacles uniques. On perd assurément une offre intéressante et irremplaçable pour le centre-ville », dit-elle.

Elle affirme qu’elle reviendra, comme beaucoup d’habitués, « pour une dernière tournée » afin de saluer les propriétaires. « C’est la fin d’une belle histoire », conclut-elle avec émotion.

Dans le centre-ville, des clients rencontrés par le Vingt55 se disent déçus d’apprendre la fermeture.

Michel, un habitué du secteur, s’inquiète grandement d’une série de décisions qui affectent durement le centre-ville.

« Le chantier de construction n’a certainement pas aidé. Depuis l’annonce de la fermeture de Solo Mode, on constate que le centre-ville se meurt, il faut le dire. Le Looba était pourtant un rendez-vous incontournable pour une clientèle fidèle. Les aménagements, comme la transformation piétonnière, attirent une autre clientèle, mais qui n’offre pas la même chance aux commerces déjà établis », explique-t-il. « Et je crains que ce ne soit que la pointe de l’iceberg si l’on estime les projets annoncés, qui ne suscitent pas grande passion au centre-ville », ajoute-t-il.

Un autre commerçant, rencontré par le Vingt55, se dit lui aussi plutôt inquiet de la situation.

Selon Michel, les soirées d’animation amènent du mouvement, mais ne profitent pas aux commerçants :
« Les gens viennent avec leur chaise, assistent au spectacle, puis repartent. Nos terrasses, à côté, ne voient pas nécessairement cette clientèle s’installer », constate-t-il.

Pour sa part, Claudie, une cliente venue constater par elle-même la fermeture prochaine, souligne ce que représentait le Looba pour elle et pour plusieurs :
« Le Looba offrait une spécialité bien nichée, reconnue pour sa grande variété de gins et ses spectacles uniques. On perd assurément une offre intéressante et irremplaçable pour le centre-ville », dit-elle.

Elle affirme qu’elle reviendra, comme beaucoup d’habitués, « pour une dernière tournée » afin de saluer les propriétaires. « C’est la fin d’une belle histoire », conclut-elle avec émotion.

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Éric Beaupré
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