Reconnu coupable d’agression sur une adolescente de la DPJ : Martines Cenelia était de retour en cour pour les représentations sur sentence

Reconnu coupable d’agression sur une adolescente de la DPJ : Martines Cenelia était de retour en cour pour les représentations sur sentence
Un retour en cour au même moment que Mylène Hébert, militante pour la défense des victimes d’agressions en centre jeunesse @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Martines Celenia, ex-employé du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, reconnu coupable d’agression sexuelle, d’incitation à des contacts sexuels et d’intimidation à l’endroit d’une adolescente de 14 ans prise en charge par la DPJ, était de retour au palais de justice de Drummondville pour les représentations sur la peine.
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Martines Celenia était de retour en cour pour les représentations sur la sentence, lesquelles ont été reportées en raison d’un changement d’avocat @ Crédit photo Éric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

L’accusé occupait à l’époque des faits, en novembre 2022, un poste de surveillant et de transporteur auprès de la jeune victime. Il aurait profité de sa position d’autorité pour établir une relation inappropriée, incluant des gestes à caractère sexuel et des menaces de représailles.

Le juge Jean-Guillaume Blanchette, de la Cour du Québec, a jugé le témoignage de la victime crédible et qualifié la version de l’accusé de « farfelue » et peu crédible. Le Vingt55 a assisté à l’ensemble du procès ainsi qu’au prononcé de la décision.

Représentations sur la peine perturbées par un conflit

Lors de l’audience du 4 mai dernier, les représentations sur la peine ont été perturbées par un différend entre l’accusé et son avocat. Une première demande de retrait de la défense avait été refusée, mais lors d’une deuxième audience, Celenia a tenu des propos conflictuels à l’endroit de son avocat, amenant ce dernier à réitérer sa demande de retrait du dossier.

Le juge Blanchette a finalement autorisé ce retrait, précisant que l’accusé pourrait se représenter seul temporairement, mais qu’il devrait obligatoirement être représenté par un avocat lors du retour en cour en juin pour la poursuite des représentations sur la peine.

Lors de sa brève comparution au palais de justice cette semaine, Martines Celenia a informé le tribunal qu’il serait finalement représenté par un avocat de Montréal. Ce dernier a confirmé par visioconférence qu’il était en mesure de représenter l’accusé, qui fait face à une peine d’emprisonnement importante.

Le procureur de la Couronne, Me Marc-André Roy, sera également présent lors de la prochaine comparution afin de faire valoir les observations de la poursuite sur la sentence.

Un retour en cour au même moment que Mylène Hébert, militante pour la défense des victimes d’agressions en centre jeunesse @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Un retour en cour au même moment que Mylène Hébert, militante pour la défense des victimes d’agressions en centre jeunesse

Ironie du sort, Martines Celenia était présent au palais de justice au même moment que Mme Mylène Hébert, qui fait actuellement face à des accusations d’outrage au tribunal après avoir porté des accusations sur les réseaux sociaux envers des personnalités publiques. Elle a plaidé non coupable lors de sa première comparution tenue hier, relativement aux accusations d’outrage au tribunal. Son dossier reviendra en septembre prochain au palais de justice de Drummondville.

Devant le juge, Mme Hébert a tenu à exprimer clairement sa position : elle souhaite être jugée par un magistrat ayant, selon ses mots, « prêté allégeance aux droits fondamentaux et aux lois universelles ». Elle a répété cette exigence à trois reprises devant un tribunal visiblement perplexe. Le juge a rappelé que tous les juges sont tenus à l’impartialité avant de mettre fin à l’audience. Mme Hébert a ensuite quitté la salle, accompagnée d’une vingtaine de partisans.

À sa sortie, Martines Celenia, sous le regard perplexe des constables spéciaux du palais et de quelques journalistes, a échangé quelques politesses avec certains des partisans de Mme Hébert, manifestement sans connaître le contenu du dossier ou les revendications portées par cette dernière. Mme Hébert milite pour un meilleur encadrement et un suivi accru des cas d’agressions sexuelles impliquant des jeunes bénéficiaires des centres jeunesse.

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Éric Beaupré
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