DRUMMONDVILLE
De fait, ces trois enjeux verront des élus siéger à des chantiers de travail qui permettront à l’organisation municipale de jouer un rôle de leadership, a expliqué le maire de Drummondville, Jean-François Houle, par voie de communiqué.
« Nous faisons face à des défis qui vont façonner notre ville pour les décennies à venir : nos infrastructures de santé, notre cœur urbain et la capacité de loger nos citoyens dignement. Les solutions ne seront ni simples ni rapides, mais nous choisissons d’agir avec ambition et cohérence. En alignant nos efforts autour de projets structurants, nous voulons bâtir une ville plus résiliente, plus humaine et plus attractive. Notre engagement est clair : préparer aujourd’hui la qualité de vie de demain », a-t-il insisté.
À quelques semaines du dépôt du prochain budget provincial, la Ville de Drummondville multiplie les annonces de chantiers et de projets qu’elle place au cœur de ses priorités. Parmi ceux-ci, le dossier du nouvel hôpital régional demeure l’un des plus attendus, mais aussi l’un des plus incertains.
Malgré les engagements évoqués lors du dernier exercice budgétaire, rien ne garantit pour l’instant que le gouvernement ira au-delà de l’initiation du projet. Le risque demeure de voir ces promesses se traduire par une reconduction d’intentions, sans échéancier précis ni cadre financier clairement défini.
Selon les informations obtenues par Le Vingt55, Québec pourrait annoncer, lors du prochain budget, l’octroi de modulaires médicaux temporaires, déjà présentés et annoncés en 2025 comme une première étape et mesure transitoire. Toutefois, l’inscription officielle d’un nouvel hôpital au Plan québécois des infrastructures (PQI) ne semble pas, à ce stade, bénéficier de l’aval du ministère de la Santé, notamment pour des raisons économiques et opérationnelles.
Le Plan québécois des infrastructures (PQI) est l’outil de planification du gouvernement du Québec qui établit, sur une période de dix ans, les investissements prévus pour la construction, la modernisation et l’entretien des infrastructures publiques, dont les hôpitaux. L’inscription d’un projet au PQI constitue une étape déterminante, puisqu’elle conditionne l’accès au financement et la priorisation des projets à l’échelle provinciale.
Dans le secteur de la santé, les établissements sont évalués selon plusieurs critères, notamment l’état des bâtiments, la fonctionnalité des installations, la capacité d’accueil et les investissements récents. Ces évaluations mènent à un classement qui influence directement le niveau de priorité accordé à un projet de remplacement ou d’agrandissement.
L’Hôpital Sainte-Croix de Drummondville est actuellement classé B+, une cote qui indique un établissement jugé fonctionnel à court et moyen terme. Ce classement est notamment lié à l’inauguration, en 2018, du Centre famille-enfant Girardin, une infrastructure moderne rattachée à l’hôpital.
Une cote qui freine l’avancement du projet
Le Vingt55 a rapporté que cette cote B+ nuit directement à l’avancement du projet de nouvel hôpital. Selon les informations obtenues, l’ajout du Centre famille-enfant Girardin, une section plus récente annexée à l’établissement, vient fausser l’évaluation globale de l’état immobilier du site.
Bien que plusieurs incidents, dont des inondations, et divers enjeux hospitaliers aient été rapportés par Le Vingt55 au cours des derniers mois, l’établissement conserve une cote B+, une classification qui, dans le contexte actuel, ne contribue pas à faire progresser l’inscription du projet de nouvel hôpital régional au Plan québécois des infrastructures (PQI).
« Cette cote ne reflète pas l’état réel de l’hôpital. Elle déclassifie artificiellement l’ensemble du site. Ces bonnes statistiques jouent contre nous lorsqu’on se fie uniquement aux chiffres bruts », résume une source bien au fait du dossier.
Par ailleurs, l’hôpital actuel ne fait toujours pas l’objet d’une intention gouvernementale confirmée quant à son remplacement. En l’absence d’un engagement clair, le projet d’un nouvel hôpital classé B+ demeure sans inscription officielle au PQI, ce qui retarde toute planification concrète.
À ce jour, rien n’indique que le projet du nouvel hôpital progressera de façon significative lors du prochain budget provincial. Malgré les attentes élevées exprimées dans le milieu, les modulaires pourraient ainsi constituer la seule annonce concrète et bien mince consolation à court terme, à l’approche de la fin du mandat du gouvernement en place.
En plus de procéder aux différentes nominations d’usage, le conseil municipal a institué une nouvelle structure de gouvernance afin de favoriser le cheminement des projets au sein de l’appareil municipal.
Ainsi, trois comités sectoriels sont créés, soit un par module administratif, afin d’accroître davantage l’alignement stratégique entre les travaux du conseil et ceux de l’administration municipale, de même que l’efficacité et l’efficience de la Ville de Drummondville.
« La mise en place de cette nouvelle structure de gouvernance traduit notre volonté d’améliorer concrètement la façon dont la Ville planifie, coordonne et réalise ses projets. En mobilisant les membres du conseil au sein de comités sectoriels mieux définis et de chantiers de travail ciblés, nous renforçons l’alignement stratégique et la capacité d’agir de toute l’organisation municipale. Cette approche plus claire, plus agile et davantage collaborative nous permettra d’accélérer l’avancement des dossiers prioritaires et d’offrir à la population des résultats durables, à la hauteur des attentes envers une ville en pleine évolution », a indiqué le maire de Drummondville par voie de communiqué.
Notons que, concernant le comité exécutif de la Ville, celui-ci sera dorénavant présidé par la mairesse adjointe, Sarah Saint-Cyr Lanoie. D’autres nominations seront réalisées prochainement, notamment en ce qui concerne les délégations des membres du conseil municipal.







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