Palais de justice de Drummondville: C’est le début du procès d’El Houssine EN NAMLI, accusé d’agression sexuelle

Palais de justice de Drummondville: C’est le début du procès d’El Houssine EN NAMLI, accusé d’agression sexuelle
« J’ai fini par céder, avec sa patience et sa gentillesse, des promesses et des engagements de ne pas s’attendre à une relation sexuelle. Au mieux un massage pour me soulager d'un mal de dos. Seulement si ça cliquait!» a déclaré Mme Bélanger à la barre des témoins.© Photo : Éric Beaupré

C’était le début, mardi 14 novembre, du procès d’El Houssine EN NAMLI, 49 ans, résident de Saint-Eustache. Le tout se déroule au palais de justice de Drummondville, alors que l’individu est accusé d’agression sexuelle sur une victime, suite à des échanges sur le site de rencontres en ligne Badoo.

 

La victime Mme Bélanger a craint pour sa vie le soir du 12 septembre 2015 et  a porté plainte pour agression sexuelle, alors que l’accusé El Houssine EN NAMLI, surnommé “Hamouda”, se serait invité chez elle.

« Je cherchais une relation sérieuse,, un homme de mon âge avec qui partager ma vie, explique la présumée victime. Il aura fallu une rencontre après des mois à entretenir une relation amicale via internet pour être agressée sexuellement et violé » a expliqué courageusement la dame, devant la juge Claire Desgens et son agresseur El Houssine EN NAMLI.

« En effet, après plusieurs mois à entretenir des échanges sur le site de rencontre Badoo et Messenger, j’ai fini par céder à ses nombreuses demandes à venir me rencontrer chez moi, à Saint-Guillaume.»

Mme Bélanger est tout de même craintive : « Par prudence, j’avais à plus de treize reprises, refusé de le rencontrer seul, offrant une première rencontre dans un lieu public, en l’occurrence au “Tim” de Saint-Germain ou dans un autre endroit. À chaque fois, il a esquivé ces rencontres, tenant à venir à la maison. »

Elle poursuit son témoignage à la barre en affirmant enfin que « J’ai fini par céder, sa patience et gentillesse, des promesses et engagements de ne pas vouloir et s’attendre à une relation sexuelle, au mieux un massage pour me soulager un mal de dos. Seulement si ça cliquait, c’est sous ces engagements et promesses, que j’ai accepté la rencontre. » a expliqué la victime.

 

Tout tourne au cauchemar dès les premières minutes

Mme Bélanger confirme le déroulement de la soirée : « Il venait d’arriver, la porte aussitôt entrouverte, il m’envahit dans ma demeure en me demandant de fermer ma télévision. »

Question d’ouvrir la conversation, elle le questionne sur ses origines :  Je ne suis pas musulman, je suis taliban et fier de l’être! » aurait lancé “Hamouda”. « Fais-moi quelque chose à manger » a-t-il insisté sans préambule.

La dame lui a offert une soupe et un mince repas pris au salon, espérant par la suite pouvoir remercier son invité ou le voir quitter rapidement, une fois celui-ci rassasié.

« Le temps de retourner l’assiette au lavabo, il m’a prise par derrière pour m’attirer vers la chambre à coucher, après m’avoir empoigné la poitrine violemment », a raconté fébrilement Mme Bélanger.

« Il ma tiré violemment jusqu’à ma chambre à reculons. “Ne me viole pas, ne me viole pas s.v.p., je me remets d’un cancer féminin! » l’a supplié sa victime, dans un témoignage déchirant.

« Nous sommes tombés sur le lit et il a tenté de me sodomiser, n’arrivant pas à ses fins, il m’a forcé à une fellation, les odeurs nauséabondes m’ont levé le cœur et voyant mon dégoût, il m’a frappé la tête, pour ensuite me coucher sur le lit et m’agresser sexuellement dans une pénétration violente et complète, qui a duré de longues minutes. », a raconté la dame fébrilement.

« Alors qu’il se rhabillait et craignant qu’il ne me tue, j’ai laissé sa semence sur le derrière de ma tête de lit, comme preuve que j’avais été victime d’un viol et de l’ADN, si l’on découvrait mon corps, si tel était son intention », a fait savoir la victime.

Elle termine sa version des faits sur ces mots: « Une fois l’agression terminée, El Houssine EN NAMLI a quitté sans plus d’égard pour moi », a t-elle fait savoir en conclusion lors de l’interrogatoire dirigé par la procureure de la couronne.

C’est par le contre-interrogatoire de la victime par l’avocat de la défense, Me Robillard, que s’est terminé le début du procès le mardi 14 novembre. Les parties et l’accusé reviennent en cours le 24 novembre 2017  pour fixer la date et la suite des procédures, alors que les procureurs conviendront des témoins à faire entendre et de la suite de ce procès.

Précisons que s’il est reconnu coupable, El Houssine EN NAMLI serait passible d’un emprisonnement maximal de dix ans.

L’accusé El Houssine EN NAMLI, surnommé “Hamouda”, se serait invité chez Mme Bélanger. ||| © Photos : Éric Beaupré

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