DRUMMONDVILLE
Deux écrivains québécois y débarquent en quête d’inspiration littéraire… et découvrent un club exclusif, où ils n’auraient jamais dû mettre les pieds. Le M Club, comme souvent chez Senécal, propose une tension montée lentement mais sûrement, une descente maîtrisée dans la noirceur humaine, à la frontière du réel et du tabou.
Florence et Michelle de retour
Les amateurs des romans 5150, rue des Ormes et Aliss reconnaîtront deux figures bien connues : Florence, alias Flots, désormais adolescente, et la mystérieuse Michelle Beaulieu, aussi appelée Rote Königin dans ce récit. Le lien entre ces personnages s’est transformé au fil des années, glissant d’une relation de survie vers une dynamique de loyauté, d’ambiguïté… et de transmission. Une tension entre domination et complicité, mère adoptive et mentor d’un côté, ado en quête de sens et d’indépendance de l’autre.
Le dialogue intense entre Florence et Michelle, dont un extrait a été dévoilé, donne le ton : à la fois dramatique, chargé d’humanité, de colère rentrée, de tendresse maladroite — et surtout, de secrets lourds. Senécal y explore une relation trouble et poignante, marquée par les traces du passé et l’ombre du fameux Club.
« Ça fait cinq ans que tu répètes que t’es la Reine et moi la Princesse. Y est temps que tu me traites en conséquence », exige Florence, dans une scène aussi forte qu’émotive.
Suspense, Berlin et horreur distillée
Fidèle à son style, Patrick Senécal se joue des codes. Refusant toute recette prévisible, il adopte une structure slow-burn, où le malaise s’installe doucement. Le cadre berlinois — urbain, riche de contrastes historiques et culturels — sert d’écrin idéal à cette nouvelle intrigue, à mi-chemin entre l’enquête initiatique, le drame humain et l’horreur psychologique.
L’auteur, qui n’a jamais caché sa fascination pour les zones grises de la psyché humaine, confirme ici son talent à faire parler les silences, à installer l’inconfort là où on l’attend le moins.
Un auteur incontournable de la scène littéraire québécoise
Né à Drummondville en 1967, Patrick Senécal est un pilier de la littérature québécoise contemporaine. Depuis la publication de 5150, rue des Ormes en 1994, il n’a cessé de multiplier les succès littéraires, souvent adaptés à l’écran. En plus de Aliss, récemment transposé en bande dessinée, plusieurs de ses œuvres ont marqué l’imaginaire collectif, faisant de lui une figure quasi mythique du roman noir d’ici.
Chaque nouveau titre est attendu avec impatience par des milliers de lectrices et lecteurs fidèles, et Le M Club ne fera pas exception. Le mystère autour du Club, les non-dits entre Florence et Michelle, les détours inquiétants d’un Berlin nocturne et la promesse d’un dénouement troublant placent déjà ce roman parmi les événements littéraires de l’automne 2025.
La maison d’édition promet plus d’informations à la fin septembre, alors que la promotion autour de Le M Club prendra véritablement son envol.








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