Pornographie juvénile – Accusé à Drummondville grâce à la vigilance de Google

Pornographie juvénile – Accusé à Drummondville grâce à la vigilance de Google
Pornographie juvénile Marc Horwood accusé à Drummondville grâce à la vigilance de Google © Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

La procureure de la Couronne, Me Vicky Smith, a relaté les faits ayant permis aux enquêteurs de la GRC et de la Sûreté du Québec de remonter jusqu’à Marc Horwood, un individu de 51 ans résidant dans la MRC de Drummond, en possession de fichiers contenant de la pornographie juvénile.

Pornographie juvénile Marc Horwood accusé à Drummondville grâce à la vigilance de Google © Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

Le Vingt55 a assisté à la comparution et à l’imposition de la sentence du résidant de Saint-Félix-de-Kingsey, de 51 ans Marc Horwood. La procureure de la couronne, Me Vicky Smith, a expliqué qu’une dénonciation de Google à la GRC, le 15 mai 2020, selon laquelle un utilisateur de la région de Drummondville détenait 101 fichiers de pornographie juvénile dans un espace nuagique, a amené les enquêteurs de la GRC à ouvrir une enquête et à transmettre l’information à la Sûreté du Québec, Divison des enquêtes sur l’exploitation sexuelle d’enfant sur internet et de la SQ de la MRC de Drummond.

Des fichiers retracés malgré une tentative de destruction

Après analyse de la division d’exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec, celle-ci a retracé et confirmé l’adresse IP de l’utilisateur ainsi que les fichiers de pornographie juvénile, ce qui a permis d’accuser le Drummondvillois. Selon l’information obtenue par le Vingt55 et précisée au tribunal, lors de la perquisition, l’accusé avait effacé la majorité du contenu, mais le module technologique de la Sûreté du Québec est parvenu à retracer quelques fichiers de pornographie juvénile dans l’ordinateur.

À la suite de l’enquête et du dépôt des accusations, l’accusé a reconnu les faits et enregistré un plaidoyer de culpabilité au chef amendé d’accession de pornographie juvénile.

L’accusé utilisait un moteur d’effacement pour dissimuler ses traces sur différents sites ainsi que ses téléchargements, ce qui n’a pas empêché les enquêteurs de la division d’exploitation sexuelle des enfants sur Internet de retracer du contenu et de permettre au DPCP de porter des accusations, comme l’a rappelé l’honorable juge Marie-Josée Ménard.

Un message clair de l’honorable juge Marie-Josée Ménard

L’homme de 51ans, à la fois père et grand-père, a exprimé des remords que la juge a nuancés. « La prise de conscience semble arriver au moment où vous avez les menottes aux poignets. Un bien triste constat », s’est exprimé la juge, tout en rappelant à l’accusé que ce sont de vrais enfants qui sont derrière les images découvertes dans son ordinateur. « Ceux qui produisent ce genre de contenu et ces images le font parce qu’il y a de la demande pour ce genre de contenu, ils sont bien au fait qu’il y a des gens comme vous qui accèdent et demandent ce genre de contenu, contenu inacceptable dans une société comme la nôtre », a également fait valoir l’honorable juge Ménard.

« Malgré les nombreuses campagnes rappelant les ravages faits aux victimes qui sont bien réels, vous ne vous sentiez pas concerné par ça, vous n’aviez pas de malaise, sinon que maintenant, une fois arrêté par la police ? » a questionné la juge tandis que l’accusé se tenait au banc des accusés, entouré de deux constables spéciaux.

« Il y a des enfants qui sont blessés à plusieurs niveaux, et ce, pour le reste de leurs jours », a insisté la juge.

« Il n’y a aucune société digne de ce nom qui tolère et accepte que des adultes profitent pour leurs propres plaisirs d’enfants, de gens vulnérables. Ce sont des enfants qui ont été exposés sans leur consentement pour assouvir la réponse au besoin d’un adulte, c’est inadmissible. Il y a de l’aide pour des gens comme vous, il faut la demander, il n’y a pas de honte ni de mal à vouloir changer », a exprimé la juge avant d’imposer une sentence de six mois d’emprisonnement, entérinant ainsi la peine suggérée par la Couronne.

En plus d’une sentence d’emprisonnement, l’honorable juge Marie-Josée Ménard a informé l’accusé qu’il devra, comme le prévoit la loi, fournir un échantillon d’ADN par prise de sang à son arrivée au centre de détention et qu’il sera également enregistré au registre des délinquants sexuels pour une période de dix ans.

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Éric Beaupré
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