Pornographie juvénile – Une sentence de six mois pour un Drummondvillois de 25 ans

Pornographie juvénile – Une sentence de six mois pour un Drummondvillois de 25 ans
Alexis Grenier Nadeau © Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Alexis Grenier Nadeau, 25 ans, arrêté le 29 janvier 2020 à la suite d’une opération policière en matière de pornographie juvénile, revenait devant les tribunaux pour connaître sa sentence au palais de justice de Drummondville.

Alexis Grenier Nadeau © Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

Alexis Grenier Nadeau recevait sa sentence après avoir reconnu sa culpabilité, soit d’avoir été en possession d’images de pornographie juvénile entre le 9 août 2019 et le 29 janvier 2020.

Un message clair de l’honorable juge et des remords sincères de l’accusé, qui souhaite aussi transmettre un message important

Alexis Grenier Nadeau s’est rapidement mis en action en cherchant à consulter, a fait valoir Marc-André Beaulieu, son avocat, devant le tribunal. L’accusé poursuivra ses différentes thérapies déjà entreprises, et ce, même s’il a déjà participé à une thérapie fermée et externe. Il reconnaît ses erreurs et admet qu’il a malheureusement glissé vers de la pornographie juvénile sous forme de vidéo animée japonaise, en plus d’avoir accédé à quelques images qui constituent, au sens de la loi, de la pornographie juvénile.

« Je ne vais et ne veux pas minimiser les faits et je les reconnais », a admis avec émotion l’accusé, qui se tenait devant l’honorable juge Marie-Josée Ménard. L’accusé, visiblement ébranlé et secoué, a reconnu d’emblée l’infraction reprochée et d’avoir dérapé devant l’accessibilité de tels fichiers.

« Je comprends très bien qu’il est inadmissible et inacceptable de consulter ce genre de fichier et image. Ça ne correspond pas à mes valeurs », a fait valoir de façon émotive le jeune homme. « Si pour 33 fichiers, essentiellement des vidéos animées japonaises, ma sentence de prison peut, et j’espère, comme pour moi, en inciter d’autres à prendre conscience et à réfléchir sur la gravité de ce genre de contenu et des répercussions, ma sentence ne sera pas inutile ni pour moi, ni pour le message, et c’est une leçon que je vais en tirer », a exprimé le jeune homme qui en était à son premier passage devant les tribunaux.

« S’il y a un marché pour ces photos-là, c’est parce que des gens regardent ce genre de photos ou vidéos animées », a également pris le temps de faire valoir l’honorable juge Ménard.

« Je ne suis pas fier et j’ai bien compris l’importance et la gravité de mes gestes, et l’imposition d’une sentence », a exprimé Alexis Grenier Nadeau devant le tribunal. « Je vais continuer mes démarches et je veux rester une bonne personne pour mes proches et la société », assurant au tribunal qu’il avait compris le message et qu’il n’y aura pas de récidive, en plus de s’engager à poursuivre ses démarches lui permettant d’obtenir du soutien sur le plan psychologique.

Le message et la sentence sont compris, a exprimé avec émotion le jeune homme qui se tenait au banc des accusé

« Ce que j’entends de votre part, c’est que le message est compris, a à son tour exprimé l’honorable juge Ménard, au moment d’imposer une sentence de six mois d’emprisonnement pour l’infraction sommaire d’avoir eu en sa possession de la pornographie juvénile, en plus de 15 jours concourant pour une infraction mineure dans un autre dossier. Le tribunal a retiré deux des chefs d’accusation initiaux.

Outre les six mois d’emprisonnement, le tribunal a imposé une probation de deux ans, dont 12 mois avec suivi, en plus de l’obligation de garder la paix, d’avoir une bonne conduite et de bénéficier de soutien en matière de prévention par rapport aux accusations. « Probation qui vise surtout à vous accompagner », a exprimé la juge devant les regrets exprimés par l’accusé. Elle a également rappelé, dans son verdict, l’importance de reconnaître ses erreurs et d’aller chercher de l’aide. « Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais de courage, que de demander de l’aide. Le système n’est pas parfait, mais il est là pour aider ceux qui en font la demande et qui, comme vous, entreprennent des démarches, démarches qui me rassurent », a par ailleurs exprimé la magistrate, au moment d’imposer la sentence.

Des interdits en matière informatique et restrictifs envers des personnes âgées de moins de 16 ans

Comme le prévoit le tribunal, l’accusé devra fournir un échantillon d’ADN et sera, comme le prévoit la loi, inscrit pour 10 ans au registre des délinquants sexuels.

Il lui est également interdit, pour une durée de cinq ans, de se trouver dans un parc, à la piscine ou à tout endroit où pourraient se trouver des enfants de moins de 16 ans, tels que garderies, terrains d’école ou de jeux. Sauf en présence d’un adulte informé de la situation et des accusations portées.

Il lui est également interdit d’utiliser Internet ou les différents réseaux sociaux afin de communiquer avec une ou des personnes de moins de 18 ans, et il lui est interdit de naviguer sur des sites illégaux au sens de la Loi en lien avec la nature même des accusations, sauf pour des membres de sa famille s’ils ont moins de 18 ans et sous différentes exceptions entérinées par le tribunal.

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Éric Beaupré
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