Possession, acquisition et production de pornographie juvénile : le Drummondvillois David Courtois-Boutin se voit imposer une sentence de pénitencier

Possession, acquisition et production de pornographie juvénile : le Drummondvillois David Courtois-Boutin se voit imposer une sentence de pénitencier
Le Drummondvillois David Courtois-Boutin se voit imposer une sentence de pénitencier @ Crédit photo montage / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Le Drummondvillois David Courtois-Boutin, 36 ans, était accusé de possession, d’acquisition et de production de pornographie juvénile. Il s’est vu imposer aujourd’hui, au palais de justice de Drummondville, une sentence de 44 mois de pénitencier.

Les enquêteurs spécialisés dans les cas d’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet de la Sûreté du Québec avaient procédé à l’arrestation du Drummondvillois en novembre 2021 relativement à des infractions de possession et d’acquisition de pornographie juvénile. L’accusé a comparu détenu et en visioconférence au palais de justice de Drummondville, la famille de l’une des jeunes victimes était présente, pour les représentations sur la peine et la sentence infligées.

À la suite de l’enquête et de la perquisition menée à son domicile, les enquêteurs de la Sûreté du Québec de la MRC de Drummond avaient découvert et saisi du matériel informatique. Après l’analyse du contenu informatique, les enquêteurs ont découvert que l’accusé avait également produit du contenu pornographique impliquant une jeune victime.

En effet, selon les informations obtenues par le Vingt55, l’enquête a révélé que l’accusé avait produit du contenu pornographique impliquant une personne connue de l’accusé. Cette découverte a conduit les enquêteurs spécialisés en matière d’exploitation sexuelle d’enfants à ajouter le chef d’accusation de production de pornographie juvénile aux deux autres chefs d’accusation d’accès et de possession de pornographie juvénile.

Toujours selon les informations obtenues par le Vingt55 auprès des autorités, les infractions d’acquisition et de possession de pornographie juvénile ont eu lieu entre avril 2020 et le 24 novembre 2021, à Drummondville. Quant au chef d’accusation de production de pornographie juvénile, les faits reprochés ont été commis entre le 22 juin et le 17 juillet 2020, à Drummondville.

Plus de 2000 fichiers et 544 vidéos retrouvés dans le matériel informatique de l’accusé

La dénonciation faite par Google, signalant six contenus de pornographie juvénile, a conduit les enquêteurs à procéder à l’arrestation de l’accusé. Les premiers éléments de l’enquête avaient permis de découvrir 99 fichiers de pornographie juvénile. L’enquête a également révélé la présence de plus de 2000 fichiers, dont 544 vidéos, lors de l’analyse préliminaire du contenu informatique saisi par les enquêteurs de la Sûreté du Québec de la MRC de Drummond.

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Une sentence de pénitencier entérinée par l’honorable juge Paul Kuningan

La procureure de la couronne a demandé l’imposition d’une peine de 44 mois pour l’ensemble des dossiers présentés et soumis devant le tribunal concernant l’accusé. L’honorable juge Paul Dunnigan a accepté la proposition commune des procureurs et a tenu compte du temps préventif déjà purgé par l’accusé. Ainsi, l’accusé devra purger une peine restante de 31 mois de détention pour divers manquements et violations de conditions, ainsi que pour les infractions liées à l’acquisition, la possession et la production de pornographie juvénile.

Des infractions graves, des victimes bien réelles derrière ces images, dont une victime connue de l’accusé

La procureure de la couronne a souligné que de nombreuses victimes se cachent derrière les images et vidéos disponibles sur Internet.

« Chaque photo et vidéo mettant en scène des enfants à des fins sexuelles cache des victimes collatérales, des familles et des enfants dont les vies sont touchées et qui subissent de lourdes conséquences sur leur développement », a ajouté Me Vicky Smith, procureure de la couronne. « Il faut protéger les victimes », a-t-elle rappelé.

Les mesures dissuasives, y compris les peines sévères, envoient un message clair, selon la procureure de la couronne et la famille d’une des victimes présente au palais de justice de Drummondville. Par conséquent, le résidant de Drummondville se voit imposer une peine totale de 44 mois, soit 3 ans et demi, en tenant compte du temps préventif déjà purgé. L’accusé devra donc encore purger une période de 31 mois, soit 2 ans et demi, à partir d’aujourd’hui.

De plus, David Courtois-Boutin se verra imposer différentes conditions lors de sa remise en liberté. Il lui sera interdit d’entrer en contact avec des jeunes de moins de 16 ans, de fréquenter des parcs ou d’être en situation d’autorité face à un jeune de moins de 16 ans. Il lui sera également interdit de communiquer avec la victime. David Courtois-Boutin devra également fournir un échantillon d’ADN et son nom sera enregistré et ajouté au registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans.

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Éric Beaupré
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