Publication d’images et de vidéos intimes sans consentement – Le youtubeur drummondvillois Yann Desrosiers fait face à une sentence d’emprisonnement d’un an

Publication d’images et de vidéos intimes sans consentement – Le youtubeur drummondvillois Yann Desrosiers fait face à une sentence d’emprisonnement d’un an
Le youtubeur drummondvillois Yann Desrosiers fait face à une sentence d’emprisonnement d’un an © Crédit photo Eric Beaupré Vingt55. Tous droits réservés

DRUMMONDVILLE

Le Drummondvillois Yann Desrosiers était de retour devant le tribunal pour les représentations sur sentence concernant les accusations de diffusion et de publication d’images et de vidéos intimes sans le consentement des personnes s’y trouvant.

Le youtubeur drummondvillois Yann Desrosiers fait face à une sentence d’emprisonnement d’un an © Crédit photo Eric Beaupré Vingt55. Tous droits réservés

Yann Desrosiers s’est présenté ce matin devant l’honorable juge Benoit Gagnon pour deux chefs d’accusation en lien avec des événements qui seraient survenus entre le 10 mars 2015 et le 11 février 2021, soit d’avoir sciemment rendues accessibles des images de vidéos intimes en sachant que les personnes n’y avaient pas consenti ou sans se soucier de savoir si elles y consentaient ou non.

Selon les déclarations et la version de la plaignante, l’accusé, Yann Desrosiers, avait publié des images vidéo de nature sexuelle qu’il avait captées lors de relations entre les plaignantes et lui. Ces images explicites ont été diffusées sur plusieurs sites de contenu vidéo pour adultes de grande diffusion sans leur consentement.

Faisant suite au verdict de culpabilité rendu en février dernier par l’honorable juge Benoit Gagnon, les procureurs ont réitéré, lors des représentations sur sentence, la gravité des faits.

Selon la preuve et le témoignage entendu, les seize vidéos ainsi publiées auraient généré plus d’un demi-million de vues sur les différents sites pornographiques. Dans les vidéos explicites, la victime était identifiable et identifiée par son nom, a évoqué la couronne lors du rappel des faits.

La couronne, représentée par Me Vicky Smith, a mis en preuve plusieurs captures d’écran révélant les nombreux visionnements des vidéos explicites mises en ligne

Un facteur aggravant pour la victime, qui craint maintenant d’être reconnue. « C’est un proche qui, initialement, a reconnu la victime sur le Net, l’informant de la situation ». « Des milliers de vues, la honte et la gêne, c’est devenu intenable », a relaté la victime, soutenue par le CAVAC, aujourd’hui, en s’adressant au juge par le biais de la procureure de la couronne afin de faire connaître la gravité de la situation.

Représenté par Me Myriam Jacques, l’accusé a évoqué s’être pris en main depuis.

« Oui, je l’ai fait, vous m’avez reconnu coupable d’avoir rendu publiques des vidéos pornographiques, j’ai changé depuis les faits qui remontent à plusieurs années », a expliqué Yann Desrosiers, qui a également évoqué avoir des remords et avoir pris conscience de la situation depuis la publication des vidéos. « Mon client essaie depuis d’être et de demeurer un actif pour la société », a exprimé Me Myriam Jacques, à la faveur de son client. « Il a complété son secondaire cinq et souhaite, au terme de sa sentence, continuer d’évoluer en informatique », ce qu’a d’ailleurs exprimé l’accusé, rappelant au tribunal que c’est un domaine où il se trouve dans son élément.

Peu de précédents et de jurisprudence en la matière; la couronne suggère l’une des peines les plus sévères en semblable matière.

Les crimes en semblables matières, soit la diffusion de vidéos sexuellement explicites sans consentement, sont relativement nouveaux au Code criminel. Le peu de jurisprudence disponible remonte au 9 mars 2015.

Les peines sont généralement de moins de six mois. Une peine de dix-huit mois a été imposée pour des faits similaires, mais objectivement plus graves, a mentionné la couronne.

Lors des représentations sur sentence, l’avocate de la défense et la procureure de la couronne ont convenu d’une sentence à proposer de douze mois avec un suivi et différentes conditions qui devront être entérinées par le juge au prononcé de la sentence.

L’accusé a également reconnu sa culpabilité à un bris de condition de sa remise en liberté en lien avec les présentes accusations, soit d’avoir fait référence, entre le 30 septembre 2021 et le 2 octobre 2021, à la victime sur les réseaux sociaux alors qu’il lui était interdit de le faire.

L’accusé, Yann Desrosiers, reviendra devant le tribunal afin de connaître sa sentence. « Vous devez vous préparer à une sentence privative de liberté », a affirmé l’honorable juge Benoit Gagnon, qui a reporté la sentence à juillet prochain.

Le youtubeur drummondvillois Yann Desrosiers fait face à une sentence d’emprisonnement d’un an © Crédit photo Eric Beaupré Vingt55. Tous droits réservés

Éric Beaupré
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