DRUMMONDVILLE
Relève familiale assurée chez Alain Carrier Paysagement : Joey, le petit-fils, incarne déjà la 3e génération à l’œuvre @ Crédit photo : Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés
Par une matinée comme tant d’autres, sur un chantier d’aménagement paysager, se joue une scène chargée de sens. Derrière les brouettes, les pierres et les plans, une entreprise familiale drummondvilloise écrit un nouveau chapitre de son histoire. L’entreprise Alain Carrier Paysagement, forte d’une réputation bien établie et de plusieurs distinctions nord-américaines, accueille officiellement une troisième génération prête à poursuivre la mission de passion et d’excellence.
C’est au hasard d’un reportage photo sur l’un des immeubles en construction dans un nouveau développement bordant l’autoroute 20 que l’équipe du Vingt55 a croisé Alain Carrier, pelle à la main, vêtu de bottes de travail, d’un t-shirt et d’un dossard fluorescent, affairé à aménager le terrain. L’homme d’affaires n’était pas là en tant qu’observateur : il participait activement aux travaux, épaulant son petit-fils Joey, 15 ans, aujourd’hui engagé dans les activités de l’entreprise fondée par son grand-père.
« Ce sont mes premières expériences chantier, J’ai commencé par arroser, puis avec Dany, et maintenant mon grand-père est venu sur le terrain », explique Joey Carrier en entrevue au Vingt55, visiblement très fier de prendre la relève et d’apprendre aux côtés du fondateur de l’entreprise familiale. « J’apprends à faire des bordures, de la plantation d’arbres… j’ai dû passer par toutes les étapes pour en arriver ici aujourd’hui. » En entrevue avec le Vingt55, le jeune homme ajoute : « J’ai commencé en aidant sur les projets, à arroser, à comprendre le travail, tout en m’impliquant dans différents projets d’aménagement, comme celui-ci. »
Un jeune travailleur motivé, pour qui les défis ne font pas peur et qui, aujourd’hui, était en plein mode apprentissage — avec en tête un objectif bien clair, prendre la relève de cette division et incarner la 3e génération de paysagistes au sein de l’entreprise familiale.
« Je suis allé sur un chantier pour travailler avec l’équipe des Jardins Alain Carrier, et plus particulièrement avec mon petit-fils Joey Carrier, représentant ainsi la 3e génération Carrier. Ayant vendu l’entreprise à mon fils Jonathan en 2022, je m’étais promis d’un jour transmettre ma passion à mes petits-enfants », a confié Alain Carrier au Vingt55.
Un engagement personnel et symbolique qu’il a accompagné d’un geste symbolique et significatif.
« J’ai dit à Jonathan de ne pas me payer, mais plutôt de faire un don à l’un de nos organismes communautaires de Drummondville », a-t-il précisé avec le sourire.
Rien de surprenant pour ceux qui connaissent l’entrepreneur philanthrope. Il a récemment permis à des familles dans le besoin d’inscrire leurs enfants au camp de jour du centre communautaire Drummondville-Sud. Reconnu pour son implication auprès de nombreux organismes, Alain Carrier s’est aussi engagé dans la lutte contre le cancer du sein et a versé plus de 2 millions de dollars à la Fondation Sainte-Croix, pour soutenir l’hôpital régional.
Sur le terrain, cette journée était marquante pour lui. Il l’avait rêvée depuis longtemps
« Je m’étais toujours dit que si la relève venait un jour, j’irais passer une journée avec mon petit-fils, juste pour lui montrer, prendre le temps… C’est un rêve pour bien des grands-parents », précise avec fierté Alain Carrier
Mais ce moment s’inscrit aussi dans une réalité économique tangible pour bien des PME familiales. « Beaucoup aimeraient ça, avoir une relève, mais n’en ont pas. Elles doivent vendre ou se faire acheter par des intérêts étrangers. Nous, on est chanceux », reconnaît-il.
La famille Carrier, elle, peut compter sur un noyau solide : cinq jeunes membres de la troisième génération sont déjà actifs ou en voie de le devenir, dont Félix et Mason, présents parfois pour aider l’entreprise et possiblement un jour, eux aussi, la relève. « Ce n’est pas juste de la main-d’œuvre, c’est une passion qui se transmet », souligne Alain Carrier.
Un sentiment partagé par le jeune Joey Carrier, bien déterminé à contribuer à l’évolution de l’entreprise
« J’apprends avec les gars et avec ma famille comme tous les autres employés sur le terrain, avec mon grand frère aussi. Mon objectif, c’est clair : reprendre l’entreprise avec mon frère et mon cousin. On veut faire grandir ça encore plus », affirme-t-il avec assurance.
Une reconnaissance entrepreneuriale et familiale au-delà des frontières
La renommée de l’entreprise dépasse largement les limites régionales. Alain Carrier a récemment remporté un premier prix nord-américain pour un aménagement résidentiel réalisé au Québec, une distinction remise aux États-Unis. « On ne s’y attendait pas, mais c’est une belle fierté. Ça vient valider qu’on fait les choses avec cœur et professionnalisme », confie-t-il.
Et quand on lui demande s’il considère un retour à l’avant-scène, notamment dans le cadre politique municipal et à la mairie de Drummondville, Alain Carrier a accepté de préciser ses intentions.
« Je suis souvent sollicité, surtout par des citoyens, que ce soit lors de rencontres au marché public ou durant mes sorties familiales. Plusieurs entrepreneurs, commerçants et acteurs du milieu communautaire m’interpellent aussi. Ils sont tannés des promesses qui ne se réalisent pas et me demandent si je compte revenir en politique municipale », confirme Alain Carrier.
« Je poursuis ma réflexion. J’ai déjà plusieurs engagements pour l’automne et la fin de l’été. Il y a plusieurs enjeux importants à Drummondville et, pour l’instant, ce sont les citoyens qui auront des choix à faire. D’ici septembre, chaque candidat mènera sa campagne. Les décisions se prendront à partir de la déclaration officielle. Ma réflexion se poursuit », confirme Alain Carrier, qui ne ferme pas la porte à un retour à la mairie de Drummondville.
Un moment de complicité
L’« employé du jour » n’a pas hésité à rappeler, avec humour, l’importance de l’effort et de l’engagement : « Mon patron m’a embauché pour travailler… pas pour jaser ! », a lancé Alain Carrier afin de couper court de façon sympathique à l’entrevue, visiblement fier de participer au projet de son petit-fils, appelé à prendre la relève de l’entreprise familiale en incarnant la 3e génération.

Relève familiale assurée chez Alain Carrier Paysagement : Joey, le petit-fils, incarne déjà la 3e génération à l’œuvre @ Crédit photo : Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés
















