DRUMMONDVILLE
Un travailleur a été victime d’un accident de travail mardi soir, sur l’autoroute 20, en direction ouest, près de la borne kilométrique 173, alors qu’une équipe procédait à la mise en place de cônes de signalisation pour un chantier autoroutier. L’employé a chuté du véhicule d’intervention à bord duquel il prenait place, avant de passer sous la remorque qui y était attelée.

Un travailleur de chantier happé par une remorque sur l’autoroute 20 Ouest près de la borne kilométrique 173 @ Vingt55 Tous droits réservés.
Le travailleur a chuté de la camionnette à partir de laquelle il opérait, avant d’être happé par la remorque double essieux attelée au véhicule. Celle-ci transportait des balises T-RV-7, communément appelées cônes de chantier autoroutier.
Une intervention rapide qui a limité les conséquences
Les premiers constats indiquent que le véhicule impliqué ne circulait pas à grande vitesse au moment de l’impact, ont confirmé les autorités, ce qui a contribué à limiter la gravité de l’accident. La rapidité d’intervention des collègues de travail a permis de sécuriser les lieux, de protéger la victime et d’éviter qu’elle ne soit heurtée par un autre véhicule circulant sur l’autoroute, réduisant ainsi les risques supplémentaires liés à la circulation.
Bien que l’incident ait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves, le travailleur s’en est sorti avec des blessures mineures et un important état de choc. Conscient à l’arrivée des secours, il a pu monter lui-même sur une civière avant d’être transporté, par mesure préventive, au centre hospitalier Sainte-Croix de Drummondville. Sa vie n’est pas en danger, a confirmé la Sûreté du Québec.

Un travailleur de chantier happé par une remorque sur l’autoroute 20 Ouest près de la borne kilométrique 173 @ Vingt55 Tous droits réservés.
La zone de travail a été sécurisée par les policiers le temps de l’intervention.
Cet accident survient dans un contexte marqué par des préoccupations accrues en matière de sécurité sur les chantiers routiers. Une enquête publique a d’ailleurs été demandée par le Bureau du coroner à la suite du décès de trois travailleurs cette année. Dans l’un de ces dossiers, le coroner Yvon Garneau avait été désigné responsable de l’enquête après la mort de Mario Ross, un signaleur de 63 ans happé et écrasé par la remorque d’un poids lourd, le 4 avril 2025, sur la rue Robert-Bernard à Drummondville.
Des mesures de protection réclamées
Les syndicats et associations de travailleurs réclament depuis plusieurs années des mesures renforcées pour mieux protéger les signaleurs et ouvriers œuvrant à proximité des axes routiers. La tenue de l’enquête publique pourrait mener à des recommandations concrètes afin de réduire les risques et d’éviter que de tels drames se reproduisent.
« Nous accueillons favorablement l’annonce du Bureau du coroner. Il faut faire la lumière sur ce qui entoure ces décès et ainsi trouver des solutions pour en éviter d’autres. Rappelons que c’est dans l’industrie de la construction que l’on retrouve le plus de décès au travail. C’est important d’aller au fond des choses pour ne pas répéter les mêmes erreurs » – Félix Ferland, vice-président, Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Un travailleur de chantier happé par une remorque sur l’autoroute 20 Ouest près de la borne kilométrique 173 @ Vingt55 Tous droits réservés.








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