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Campagne électorale : les deux candidats péquistes Charles Page et Natalie Bisaillon veulent miser sur le terrain et l’écoute

Campagne électorale : les deux candidats péquistes Charles Page et Natalie Bisaillon veulent miser sur le terrain et l’écoute
Charles Page, candidat dans Drummond–Bois-Francs et Natalie Bisaillon, candidate dans Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie en entrevue au Vingt55 @ Crédit photo Eric Beaupré Vingt55 Tous droits réservés

DRUMMONDVILLE

La campagne électorale est à peine amorcée que les deux candidats du Parti québécois dans la région entendent déjà multiplier les rencontres sur le terrain. Natalie Bisaillon, candidate dans Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie, et Charles Page, candidat dans Drummond–Bois-Francs, ont profité du passage de leur chef à Drummondville pour rencontrer les médias locaux sur les enjeux qu’ils souhaitent porter au cours des prochaines semaines.

Charles Page, candidat dans Drummond–Bois-Francs et Natalie Bisaillon, candidate dans Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie pour le Parti québécois dans la région @ Crédit photo Eric Beaupré Vingt55 Tous droits réservés

À la suite du point de presse du chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, de passage aujourd’hui à Drummondville, les deux candidats ont notamment abordé, en entrevue au Vingt55, plusieurs enjeux régionaux, dont l’économie et les PME, l’agriculture, le projet de nouvel hôpital de Drummondville, l’itinérance, la pauvreté ainsi que l’éducation

Dans un contexte économique marqué par l’incertitude, les candidats ont particulièrement insisté sur la situation des PME et le poids de la bureaucratie. Le parti souhaite notamment réduire les formalités administratives et le fardeau fiscal des entreprises plutôt que de concentrer l’intervention gouvernementale sur quelques grands projets industriels.

« Les PME actuellement ont de la bureaucratie. Le parti a mentionné qu’il veut lancer le plus grand chantier pour pouvoir éliminer cette bureaucratie-là, réduire significativement les impôts. Jusqu’à maintenant, il y a eu de l’argent qui a été dépensé dans des grands projets comme Northvolt, Lion Électrique. L’idée maintenant, ce n’est pas de cibler les investissements dans une seule entreprise au gré de critères qu’on ne connaît pas. C’est vraiment de structurer les choses, puis de donner l’opportunité à toutes les PME de bénéficier davantage, notamment par la réduction des impôts », a expliqué Natalie Bisaillon, candidate dans Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie en entrevue au Vingt55.

« Aujourd’hui, on est au jour deux de la campagne et il y a beaucoup d’excitation. C’est une grande circonscription et je m’engage à aller visiter toutes les municipalités et tous les villages de la circonscription, à aller à la rencontre des gens. C’est ma priorité et c’est ce que je compte faire dans les prochains jours. Bien sûr, je vais devoir approfondir chacun des dossiers et les enjeux locaux, mais c’est ma façon de voir et de relever ce nouveau défi », a expliqué Charles Page

Pour Natalie Bisaillon, le début de campagne doit d’abord servir à aller directement à la rencontre des citoyens.

Les enjeux agricoles devraient également occuper une place dans cette campagne, particulièrement dans des circonscriptions où les réalités urbaines et rurales se côtoient. La réduction de la paperasse imposée aux producteurs agricoles fait notamment partie des orientations évoquées.

Le nouvel hôpital parmi les priorités

Le dossier du futur hôpital régional de Drummondville s’invite également dans la campagne.

Les deux candidats péquistes soutiennent que le remplacement de l’actuel hôpital Sainte-Croix fait partie des grandes priorités régionales de leur formation politique

L’enjeu devrait ainsi continuer d’occuper une place importante dans les échanges avec les citoyens au cours des prochaines semaines, a réaffirmé Charles Page. Bien conscient de l’importance de cet enjeu et des délais auxquels sont confrontés les citoyens de la région, il assure vouloir demeurer attentif à l’évolution de la situation.

Itinérance et pauvreté, rencontrer les organismes

Questionnés par le Vingt55 sur la situation des organismes communautaires et l’augmentation des besoins liés à la pauvreté et à l’itinérance, les candidats reconnaissent qu’un travail doit être effectué directement avec les acteurs du terrain.

« Moi, je veux écouter les organismes. J’avais hâte que la campagne commence pour pouvoir parler aux gens, aller à leur rencontre. […] Je vais être quelqu’un de terrain. Je veux entendre ce qu’ils ont à dire », a expliqué Natalie Bisaillon.

La candidate estime notamment que les organismes locaux doivent composer avec des enjeux importants malgré des ressources limitées.

« J’ai le sentiment que les organismes locaux portent un sujet important avec peu de moyens. Puis oui, il faut aller les écouter, puis je pense que le Parti québécois va vouloir aider les organismes pour venir en aide aux problèmes d’itinérance qu’on connaît. »

Pour les candidats, la réflexion doit également englober la santé physique et mentale afin de travailler davantage en amont.

« Il va falloir aussi qu’on prenne la peine, en tant que population, de parler des enjeux de santé physique, mais aussi de santé mentale. Je pense qu’il y a beaucoup de ça dans l’itinérance. Donc, il va falloir trouver des solutions puis faire un consensus pour arriver à améliorer et non pas toujours parler, année après année, de recul en itinérance, mais vraiment de voir une amélioration puis des pistes de solutions. »

L’éducation comme outil de prévention

La pauvreté ne peut par ailleurs être dissociée des enjeux d’éducation, ont soutenu les candidats lorsqu’ils ont été questionnés sur les difficultés rencontrées par certains étudiants pour se nourrir, acheter leur matériel scolaire et éventuellement intégrer le marché du travail.

« Absolument. Tout part à la base de l’éducation aux jeunes, puis des moyens qu’ils ont pour se développer », a fait valoir l’un des candidats.

Pour ce début de campagne, les deux candidats souhaitent donc principalement multiplier les rencontres avant de préciser davantage certaines de leurs propositions régionales. « Absolument. Parler à tout le monde. On est là, on veut entendre, on veut écouter », a résumé Natalie Bisaillon.

Elle invite également les électeurs à prendre connaissance des propositions de son parti avant de faire leur choix.

« Moi, j’irais aux gens que j’ai hâte d’aller à leur rencontre, puis je leur dirais de prendre le temps de connaître nos idées, d’apprendre à nous connaître, puis au final, ils vont faire un choix pour la confiance de notre équipe, pour ce qu’on incarne. »

Pour Natalie Bisaillon et Charles Page, ces premières journées de campagne serviront donc à parcourir leurs nouvelles circonscriptions et à prendre le pouls des citoyens, des organismes, des producteurs agricoles et du milieu des affaires avant le scrutin.

Charles Page, candidat dans Drummond–Bois-Francs, et Natalie Bisaillon, candidate dans Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie pour le Parti québécois, lors du point de presse du chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, à Drummondville @Crédit photo Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés

Éric Beaupré
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