Drummondville / Centre-du-Québec
Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, était de passage à Drummondville aujourd’hui dans le cadre d’une tournée électorale @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Le chef du parti a pris le temps de s’entretenir avec quelques citoyens venus à sa rencontre et s’est même prêté à quelques lancers de disque lors d’une activité sportive populaire à Drummondville. Si son lancer demeure à parfaire, M. Plamondon pouvait toutefois, sur la campagne qui vient tout juste d’être lancée, compter sur de bons appuis parmi les citoyens venus à sa rencontre.
Le point de presse a principalement porté sur les orientations économiques du Parti Québécois et sur le bilan de la CAQ. Paul St-Pierre Plamondon a notamment défendu la volonté de son parti de réduire considérablement le recours aux subventions directes aux entreprises et de privilégier un environnement fiscal plus favorable aux PME québécoises. Il a également été question de dossiers comme Northvolt et Lion Électrique.
Le chef péquiste a soutenu qu’un gouvernement du Parti Québécois abolirait le Fonds du développement économique, tout en maintenant d’autres formes d’intervention et de soutien de l’État. Il affirme notamment vouloir réduire de plus de moitié les sommes actuellement consacrées aux subventions aux entreprises et accorder une priorité accrue aux PME québécoises.
Il n’a toutefois pas été possible de questionner M. Plamondon plus précisément sur les enjeux propres à la région. Parmi ceux-ci, l’évolution des relations commerciales avec les États-Unis et leurs répercussions sur la filière batterie à Bécancour, un secteur stratégique pour l’économie du Centre-du-Québec, demeure un dossier important.
Les conséquences potentielles sur l’emploi, les investissements, les chaînes d’approvisionnement et le marché du travail régional restent également à documenter. Il en va de même pour l’avenir de l’entreprise Micro Bird Girardin, dans un contexte où l’évolution de la situation tarifaire pourrait avoir des répercussions sur plusieurs entreprises et travailleurs d’ici.
Ces questions demeurent donc en suspens et devront être approfondies afin de mesurer plus précisément les conséquences de la situation commerciale actuelle sur l’économie du Centre-du-Québec, mais également de connaître la position du parti sur ces enjeux importants pour les entreprises de Drummondville, du Centre du Québec et de la MRC d’Arthabaska.
Une place limitée pour les enjeux locaux lors du point de presse
Plusieurs médias nationaux accompagnaient le chef péquiste lors de son passage à Drummondville. Une grande partie de la période de questions leur a été consacrée, laissant relativement peu de temps aux médias locaux, dont L’Express, MonDrummond et le Vingt55, pour aborder les dossiers propres à Drummondville et au Centre-du-Québec.
Le Vingt55 souhaitait notamment questionner le chef sur certains enjeux régionaux, dont la situation économique au Centre-du-Québec, les répercussions de dossiers industriels majeurs ainsi que l’avenir du projet de nouvel hôpital à Drummondville.
Les candidats péquistes présents n’ont pas été appelés à répondre directement aux questions pendant l’essentiel du point de presse du chef. Ils demeuraient toutefois disponibles pour rencontrer les médias en marge de l’événement.
Questionné sur la place qu’il entend laisser à ses candidats pendant la campagne, Paul St-Pierre Plamondon a assuré que ceux-ci auront l’occasion de s’exprimer. Il a toutefois expliqué vouloir consacrer ses points de presse aux thèmes annoncés et éviter que la campagne soit dominée par les attaques partisanes.
Le futur hôpital de Drummondville s’invite dans le point de presse
Le Vingt55 a finalement pu interpeller le chef péquiste sur un dossier particulièrement attendu dans la région, le futur hôpital de Drummondville et les délais entourant sa réalisation.
Questionné sur la perspective que les premiers travaux puissent encore prendre plusieurs années avant de commencer, alors que les besoins sont déjà importants, Paul St-Pierre Plamondon a affirmé que son parti ne remettrait pas en question l’engagement concernant le nouvel hôpital.
Sur la possibilité d’accélérer le calendrier, il s’est toutefois montré prudent
« Sur la nature de l’engagement, évidemment qu’on ne reviendra pas sur cet engagement-là. Sur la vitesse à laquelle les travaux peuvent commencer, ça, je vais devoir faire des vérifications […] Je vais prendre le temps de voir si vraiment le six ans s’explique par quelque chose qu’on pourrait améliorer. Je vais vous revenir plutôt que d’improviser quelque chose. »
Le chef du Parti Québécois laisse donc ouverte la possibilité d’examiner si le processus menant à la construction peut être accéléré, sans toutefois prendre d’engagement précis sur un nouvel échéancier pour le moment.
Questionné par le journaliste de Mon Drummond, sur les enjeux entourant Santé Québec, le chef péquiste estime qu’une réduction de la bureaucratie et des structures administratives dans le réseau permettrait de dégager davantage de ressources pour les services directs à la population. Il s’engage à ce que les sommes qui seraient ainsi économisées soient entièrement réinvesties dans les soins et les services offerts aux Québécois.
Les déplacements vers Trois-Rivières également soulevés
La journaliste du journal L’Express qui a eu, pour sa seule question permise lors de la période réservée aux médias, interpellé le chef sur l’accès aux soins spécialisés et sur le fait que des citoyens de Drummondville doivent encore se déplacer vers Trois-Rivières pour obtenir certains services.
Paul St-Pierre Plamondon a rappelé que son parti avait déjà proposé une réorganisation des régions sociosanitaires, un enjeu qui avait notamment été abordé lors de l’élection partielle dans Arthabaska.
« Parce qu’en effet, il y a des personnes âgées qui m’en parlaient ce matin, se rendre à Trois-Rivières, ce n’est pas évident », a-t-il notamment fait valoir, sans toutefois répondre à d’autres questions sur cet enjeu important pour la région.
Um membre plutôt inhabituel de l’équipe »Winston » un petit Corgi qui accompagne l’équipe à bord de l’autobus de campagne @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Les médias présents lors de la tournée du chef du Parti québécois et de ses candidats ont également eu l’occasion de faire la connaissance d’un membre plutôt inhabituel de l’équipe »Winston » un petit Corgi Pembroke qui accompagne l’équipe à bord de l’autobus de campagne. Une tournée électorale qui, visiblement, …a du chien!
Présenté avec humour comme la mascotte de la tournée, Winston voyage avec l’équipe et ne manque pas d’attirer l’attention lors des différents arrêts. Lors d’un échange avec les médias, il a notamment été présenté à la blague comme un ancien « loyaliste » ayant finalement rejoint les rangs du Parti québécois, en référence à ses origines et à son allure rappelant les petits chiens associés à la monarchie britannique. Winston devrait ainsi accompagner l’équipe péquiste pendant une bonne partie de la tournée en autobus, ajoutant une touche plus légère cette campagne politique.
Une tournée qui se poursuit
Cette visite à Drummondville aura donc permis au chef péquiste de présenter une partie de son programme économique, mais également d’être interpellé sur des préoccupations directement régionales.
Sur le dossier du futur hôpital, Paul St-Pierre Plamondon confirme l’engagement de son parti envers le projet, mais réserve pour l’instant sa réponse quant à la possibilité d’en accélérer la réalisation. Le chef s’est engagé à vérifier les raisons expliquant l’échéancier évoqué avant de préciser sa position
Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, était de passage à Drummondville aujourd’hui dans le cadre d’une tournée électorale @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.





















