Augmentation des faillites et fermetures : Selon la FCEI, les faillites d’entreprises ne représentent que la partie visible de l’iceberg.

Augmentation des faillites et fermetures : Selon la FCEI, les faillites d’entreprises ne représentent que la partie visible de l’iceberg.
© Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Les faillites d’entreprises sont à la hausse depuis la mi-2021, selon le gouvernement fédéral. Toutefois, un nouveau rapport de la la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) , intitulé Insolvabilité des PME : la pointe de l’iceberg?, montre que seulement 10 % des propriétaires de PME choisiraient de déclarer faillite s’ils étaient contraints de cesser définitivement leurs activités.

« Les données officielles sur les faillites des PME au pays ne tiennent pas compte des entreprises zombies ni de celles qui fermeraient tout simplement leurs portes au lieu de déclarer faillite. Notre rapport vise à élargir les perspectives relatives à l’insolvabilité des entreprises au pays et montre clairement que l’augmentation des faillites de PME n’est que la pointe de l’iceberg », affirme Simon Gaudreault, vice-président de la recherche et économiste en chef à la FCEI.

Selon les dernières données de la FCEI, 54 % des PME n’ont pas encore retrouvé leurs niveaux de vente prépandémie. Près de deux propriétaires de PME sur trois (62 %) ont toujours des dettes pandémiques, tandis que seulement 10 % ont été capables de les rembourser au complet jusqu’ici.

Par ailleurs, la pandémie n’est pas la seule raison qui explique l’augmentation des fermetures et des cas d’insolvabilité. L’augmentation des coûts d’exploitation, la baisse de la demande et les hausses des taux d’intérêt ont également un impact considérable sur les PME.

« Durant la pandémie, les programmes d’aides gouvernementaux ont permis à de nombreuses PME de rester ouvertes. Mais ces programmes sont maintenant terminés, alors qu’une majorité d’entre elles n’ont toujours pas retrouvé un niveau de vente normal. Il faut également savoir que les PME ont accumulé des dettes de 158 000 $ en moyenne et qu’elles doivent composer avec une hausse importante des frais et coûts d’exploitation. Il ne faut pas s’étonner qu’elles aient du mal à rembourser leurs dettes et qu’elles soient si nombreuses à lutter pour leur survie », affirme Jasmin Guénette, vice-président des Affaires nationales à la FCEI.

La FCEI demande aux gouvernements d’adopter les recommandations suivantes :

Augmenter à au moins 50 % la portion subvention des prêts du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC).

Reporter le délai de remboursement des prêts du CUEC qui peuvent être partiellement convertis en subvention jusqu’en décembre 2024.

Augmenter la déduction pour les petites entreprises à 600 000 $ (actuellement 500 000 $).

Geler les hausses prévues des taxes fédérales (incluant les taxes sur le carbone/l’alcool et les cotisations au RPC/RRQ ou à l’assurance-emploi) et réduire le fardeau des taxes provinciales sur la masse salariale.

Réduire, tel que promis, les frais d’utilisation des cartes de crédit pour les petits commerçants

« Le retour à la normale s’annonce long et compliqué pour de nombreuses PME. Mais les gouvernements peuvent les aider en adoptant les mesures appropriées. Il ne faut pas aggraver le problème en augmentant les taxes, mais plutôt passer à l’action immédiatement pour éviter que trop d’entreprises ferment définitivement leurs portes », ajoute M. Guénette.

Éric Beaupré
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