DRUMMONDVILLE
Une chute mortelle de plus de six mètres survenue lors d’un chantier résidentiel en mai 2025 @ Crédit photo CNESST. Tous droits réservés.
Au-delà des conclusions techniques, la CNESST profite de cette enquête pour rappeler l’importance de la prévention dans un secteur où les travaux en hauteur demeurent l’une des principales causes d’accidents graves et mortels.
Une chute survenue lors de la finition des travaux
L’accident s’est produit en mai 2025, alors que deux travailleurs procédaient à la réfection du revêtement en bardeaux d’une toiture résidentielle.
En début de journée, les travailleurs avaient installé un système de protection individuelle contre les chutes, incluant les ancrages et les liaisons d’arrêt de chute, auxquels ils avaient relié leur harnais de sécurité. Les travaux ont ensuite progressé normalement, avec le retrait des anciens bardeaux et l’installation du nouveau revêtement.
Vers la fin de l’après-midi, au moment d’amorcer l’étape de finition du toit, les ancrages du système de protection ont été retirés. Le travailleur, qui se trouvait accroupi sur le versant arrière de la toiture, s’est relevé pour récupérer du matériel dans une zone encombrée. Il a alors perdu l’équilibre et a fait une chute libre de plus de six mètres jusqu’au sol.
Transporté d’urgence à l’hôpital, il est malheureusement décédé des suites de ses blessures.
Des causes liées aux méthodes de travail
L’enquête de la CNESST retient deux causes principales pour expliquer l’accident.
D’abord, le travailleur effectuait la phase finale des travaux sans être relié à un système d’arrêt de chute, puisque la liaison de sécurité avait été retirée avant la fin complète du chantier.
Ensuite, la CNESST souligne qu’une méthode de travail déficiente, combinée à l’absence de formation spécifique, a entraîné une utilisation inadéquate des équipements de protection contre les chutes.
Le rapport indique également que la zone de travail sur le versant arrière de la toiture était encombrée par divers matériaux, outils et rebuts, ce qui a pu contribuer à la perte d’équilibre du travailleur.
Un rappel pour toute l’industrie de la construction
Au-delà de ce cas précis survenu sur un chantier en région métropolitaine d sur un chantier résidentiel de l’arrondissement Saint-Laurent, la CNESST rappelle que les chutes de hauteur représentent un risque majeur sur les chantiers. Les travaux réalisés sur les toitures, les structures ou les façades exposent régulièrement les travailleurs à des dangers importants.
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À Drummondville, comme le soulignait le Vingt55 à la suite d’un accident de travail similaire, un événement de ce type rappelle à quel point les travaux en hauteur peuvent rapidement avoir des conséquences graves pour un travailleur. Les travailleurs de la construction sont quotidiennement exposés à des risques de blessures graves, voire mortelles. Le métier de couvreur figure d’ailleurs parmi ceux où les dangers liés aux chutes demeurent les plus importants.
Lorsque les travailleurs sont exposés à un risque de chute de plus de trois mètres, l’employeur doit mettre en place des mesures de protection pour prévenir les accidents, notamment l’installation de garde-corps ou l’utilisation d’un système antichute.
Si les protections collectives ne peuvent être installées, les travailleurs doivent porter un harnais de sécurité relié à un point d’ancrage afin de limiter les conséquences d’une chute.
Ces mesures doivent être maintenues pendant toute la durée des travaux, y compris lors des étapes de finition souvent perçues comme moins risquées.
Un message qui concerne tous les travailleurs
La CNESST rappelle également que la Loi sur la santé et la sécurité du travail oblige les employeurs à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les travailleurs, notamment en s’assurant que les méthodes de travail sont sécuritaires et que les travailleurs reçoivent une formation adéquate sur les risques liés à leurs tâches.
Le rapport d’enquête sera transmis aux associations de l’industrie, aux organisations syndicales et aux établissements de formation afin de sensibiliser l’ensemble du milieu de la construction.
Un avertissement pour les chantiers partout au Québec
Alors que les travaux de rénovation résidentielle et de construction battent leur plein à travers la province, y compris dans des régions comme le Centre-du-Québec, la CNESST souhaite que les conclusions de cette enquête servent de rappel.
Dans un secteur où la pression des échéanciers et la routine des tâches peuvent parfois mener à des raccourcis, l’organisme insiste : la prévention demeure le moyen le plus efficace pour éviter de nouveaux drames sur les chantiers.











