Centre-du-Québec
Le ROCLD, qui regroupe 68 organismes communautaires de lutte au décrochage (OCLD), dénonce vivement les coupes qui forcent plusieurs CSS à suspendre ou mettre fin à des partenariats jugés essentiels.
Ces coupes budgétaires, déjà dénoncées dans plusieurs régions du Québec par des directions d’établissement, notamment, comme l’a rapporté récemment le Vingt55, par le directeur du Centre de services scolaire des Chênes et celui du Collège Saint-Bernard à Drummondville, et Victoriaville risquent d’aggraver une situation déjà précaire.
Des acteurs incontournables pour soutenir les jeunes
Les OCLD, soutenus par le ministère de l’Éducation via le Programme d’action communautaire sur le terrain de l’Éducation (PACTE), interviennent chaque année auprès de plus de 15 000 jeunes et de leurs familles dans près de 500 écoles à travers le Québec. Avec plus de 1 000 employés et 2 200 bénévoles, ces organismes offrent des services de proximité que le réseau scolaire ne peut assumer seul.
« Nos organismes sont enracinés dans les milieux. Nous connaissons les familles, nous tissons des liens durables, et surtout, nous répondons aux besoins spécifiques que l’école, à elle seule, ne peut combler », rappelle Mélanie Marsolais, directrice générale du ROCLD.
Une rupture dangereuse de services
Les compressions imposées par le ministère de l’Éducation provoquent un effet domino, avec des impacts à la fois humains et financiers. En annulant les ententes avec les OCLD, les écoles mettent en péril un écosystème de soutien dont dépendent de nombreux jeunes à risque de décrochage.
Au-delà de la perte de services, ces coupures entraînent aussi un désengagement des autres partenaires financiers. « Chaque dollar investi par une école permettait de mobiliser des fonds additionnels provenant d’autres sources. Sans cette contribution, l’ensemble du financement devient instable », déplore Mme Marsolais.
Un sabotage des objectifs éducatifs ?
Pour les OCLD, la situation actuelle va à l’encontre des orientations du ministère de l’Éducation, qui affirme pourtant vouloir faire de la réussite scolaire une priorité. « Les décisions actuelles sabotent les engagements du gouvernement. Il est urgent que le ministre réaffirme publiquement son soutien à l’action communautaire autonome et protège les ententes qui permettent de rejoindre les jeunes les plus vulnérables », ajoute la directrice du ROCLD.
Appel à la mobilisation
Face à cette situation, le ROCLD appelle les autorités scolaires, les élus et la population à faire front commun. « Nous sommes des alliés de l’école publique. Ensemble, nous devons défendre l’accès équitable à des services de soutien pour tous les jeunes, surtout ceux qui sont à risque de décrochage scolaire et social », conclut Mme Marsolais.







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