DRUMMONDVILLE
Le gouvernement du Canada recommande aux voyageurs de faire preuve d’une grande prudence lors de séjours à Cuba, en raison de pénuries persistantes de produits de première nécessité et de pannes d’électricité fréquentes, une situation susceptible d’affecter également les stations balnéaires. Ces conseils aux voyageurs ont été mis à jour le 15 janvier 2026.
Plusieurs destinations cubaines comme Cayo Coco et Cayo Largo continuent d’accueillir efficacement les voyageurs. @Crédit photo : Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.
Sur place, du 7 au 14 janvier dernier, Le Vingt55 a toutefois pu constater que, pour le moment, cette situation ne prive pas les voyageurs de profiter pleinement des plages ni des services offerts dans les établissements hôteliers, bien que certaines contraintes demeurent bien réelles. Les activités touristiques continuent d’être offertes dans plusieurs destinations, malgré un contexte plus fragile.
Le contexte politique actuel, combiné aux annonces du nouveau gouvernement américain, fait toutefois planer une incertitude palpable sur plusieurs destinations cubaines. Cette situation appelle à la prudence et à une vigilance accrue pour les voyageurs.
Des destinations encore épargnées pour le moment
En dépit des contraintes liées à l’approvisionnement, les activités touristiques, la restauration, les services et l’hébergement continuent d’être assurés sur le territoire cubain. Selon les constats effectués sur place par Le Vingt55, l’accueil des touristes demeure fonctionnel, notamment dans plusieurs zones balnéaires.
Malgré les avis de prudence émis par le gouvernement du Canada, les voyageurs canadiens continuent d’affluer vers les principaux sites et destinations de l’île. Si l’achalandage touristique semble légèrement au ralenti, de nombreux visiteurs, notamment en provenance du Centre-du-Québec et d’ailleurs au Canada, n’ont pas rapporté de perturbations majeures.
Les activités prisées, dont la plongée et les sorties en catamaran, se déroulent toujours normalement dans plusieurs zones touristiques cubaines. Aucune interruption notable n’a été signalée pour le voyageur moyen dans des destinations comme Cayo Largo, Cayo Coco et Holguín. Pour l’instant, la situation ne semble pas affecter de façon significative l’expérience recherchée par ceux qui viennent profiter du climat et de quelques rayons de soleil en cette période de l’année.
Témoignages et constats sur le terrain
À l’heure actuelle, certaines destinations touristiques, dont Cayo Coco, Holguín et Cayo Largo, ne semblent pas fortement affectées par la situation décrite par les autorités canadiennes. Selon des témoignages de voyageurs canadiens et de représentants de voyagistes joints par Le Vingt55, plusieurs groupes ont maintenu leur séjour sur place et n’ont pas constaté de pénuries marquées de produits essentiels.
À Holguín, des touristes rencontrés par Le Vingt55 indiquent que, mis à part des conditions météorologiques parfois venteuses, la situation demeure acceptable. Les activités touristiques sont accessibles et l’approvisionnement en nourriture ne pose pas de problème notable.
À Cayo Largo, située du côté caribéen de l’île, certains voyageurs rapportent toutefois des manques ponctuels de ravitaillement. Le menu peut s’avérer moins varié à certaines périodes, mais la situation demeure globalement stable. Le principal inconvénient signalé concerne la présence accrue de moustiques à certaines heures de la journée.
Plusieurs voyageurs récemment revenus de Cayo Largo ont confié au Vingt55 que la nourriture s’y faisait parfois plus rare. Selon eux, l’enjeu concerne davantage la quantité que la qualité des repas. L’isolement géographique de l’archipel complique l’approvisionnement, une réalité également reconnue par des employés rencontrés sur place.
Il n’est par ailleurs pas rare d’y consommer de la bière canadienne. La Moosehead est de plus en plus présente dans plusieurs établissements touristiques, notamment à Cayo Coco, Cayo Largo et dans d’autres destinations cubaines.
Dans l’ensemble, la nourriture demeure disponible et variée, tout comme l’alcool, notamment le rhum, offert en abondance dans plusieurs complexes hôteliers. Peu de changements sont perceptibles dans les zones touristiques, tant du côté des infrastructures que des activités proposées. Les attraits demeurent accessibles et aucun bouleversement majeur n’a été signalé au cours des dernières semaines.
Pour sa part, Le Vingt55 a pu constater que, dans la région de Cayo Coco, Holguin et Cayo Largo l’aéroport et les services douaniers fonctionnent efficacement. Les temps d’attente observés à l’arrivée ne sont ni plus ni moins longs qu’au cours des périodes précédentes, malgré le contexte actuel.
Cela dit, une inquiétude demeure palpable parmi certains acteurs du secteur touristique, qui surveillent étroitement l’évolution de la situation économique et énergétique du pays.
Dollar canadien largement accepté
Sur le plan économique, le dollar canadien est largement accepté sur place, tant pour les paiements que pour les pourboires. La conjoncture financière du pays favorise l’utilisation de la devise canadienne, de plus en plus privilégiée par les commerçants et les employés du secteur touristique. Le Vingt55 a notamment constaté cette tendance à Cayo Coco, où l’ancienne monnaie locale, le CUC, n’a plus de valeur pour la population.
Pannes d’électricité, pénuries et contexte politique
Cuba fait face à des coupures d’électricité quotidiennes, parfois prolongées et imprévues, pouvant durer plus de 24 heures dans certains secteurs hôteliers. Bien que la majorité des grands hôtels et complexes touristiques disposent de génératrices, les pénuries de carburant limitent leur fonctionnement et peuvent nuire à certains services essentiels, notamment la restauration, l’éclairage et l’approvisionnement en eau.
Selon le gouvernement canadien, le pays connaît des pénuries chroniques de nourriture, d’eau potable, de médicaments, de carburant et d’argent comptant. Ces difficultés peuvent toucher certains hôtels et restaurants, y compris dans les zones touristiques. Les transports sont également affectés dans certains secteurs, rendant les déplacements plus complexes.
La situation est aggravée par le contexte politique international. Le président des États-Unis a récemment affirmé qu’il n’y aurait « plus de pétrole ni d’argent » pour Cuba en provenance du Venezuela, fragilisant davantage le réseau électrique, les transports locaux et certaines activités touristiques.
Les vols servant à l’épandage de produits visant à limiter la prolifération des insectes se font désormais plus rares, en raison de la gestion plus restrictive du carburant. Il est fortement recommandé aux voyageurs d’apporter un chasse-moustiques et d’éviter les sorties à l’aube et au crépuscule.
Dans ce contexte incertain, le gouvernement du Canada recommande aux voyageurs de faire preuve de vigilance accrue et de bien évaluer les risques avant de maintenir ou de planifier un séjour à Cuba. Il est fortement suggéré de souscrire une assurance voyage incluant une couverture d’annulation et d’interruption de séjour. Advenant une détérioration de la situation économique, énergétique ou logistique, la possibilité d’annuler ou de modifier un voyage sans pénalité demeure un élément clé de la planification.Bas du formulaire

Plusieurs destinations cubaines comme Cayo Coco et Cayo Largo continuent d’accueillir efficacement les voyageurs. @Crédit photo : Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.













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