DRUMMONDVILLE
À l’ère du numérique, la majorité des appareils, téléphones intelligents, ordinateurs, tablettes et téléviseurs connectés effectueront la mise à jour automatiquement. Les réseaux et systèmes informatiques sont désormais programmés pour ajuster l’heure sans intervention.
Certains équipements nécessitent toutefois une vérification manuelle. Les horloges murales, les cuisinières, les micro-ondes, certains réveils traditionnels et l’horloge de plusieurs véhicules doivent encore être ajustés à la main. Il est donc recommandé de prendre quelques minutes pour s’assurer que tous les appareils affichent la bonne heure.
Ce changement marquera la perte d’une heure de sommeil, mais permettra de profiter d’un ensoleillement accru en soirée au cours des prochaines semaines.
Comme le rappellent chaque année de nombreux services d’incendie et organismes de sécurité civile, tout comme le Vingt55, le changement d’heure constitue un moment stratégique pour effectuer certaines vérifications à la maison, notamment remplacer les piles des avertisseurs de fumée et de monoxyde de carbone.
Si nous perdons une heure de sommeil dans la nuit de samedi à dimanche, cette transition peut aussi devenir l’occasion d’améliorer son confort, plusieurs en profitent pour tourner leur matelas et ainsi répartir l’usure, parfois au bénéfice d’un repos plus agréable pour les mois à venir.
Un petit truc simple pour se rappeler s’il faut avancer ou reculer l’heure : le Vingt55 vous rappelle que l’heure est avancée le deuxième dimanche de mars et reculée le premier dimanche de novembre.
Pour s’y retrouver facilement, en novembre, on REcule; en mArs, on Avance.
L’heure UTC (temps universel coordonné) constitue la référence internationale. Au Québec, l’heure correspond à UTC-5 durant la période normale, de novembre à mars, et à UTC-4 pendant l’heure avancée.
Le Conseil national de recherches du Canada affiche en temps réel l’heure UTC ainsi que les différents fuseaux horaires canadiens, qu’il s’agisse de l’heure normale ou avancée du Pacifique, des Rocheuses, du Centre, de l’Est, de l’Atlantique ou de Terre-Neuve.
Un moment stratégique pour la sécurité à domicile, une mesure née des besoins énergétiques
Instauré pour maximiser l’utilisation de la lumière naturelle, le changement d’heure visait à réduire la consommation d’énergie en limitant l’éclairage artificiel en soirée. La mesure a notamment été adoptée durant la Première Guerre mondiale afin d’économiser le carburant.
L’idée d’adapter les horaires à la lumière du jour remonte toutefois bien avant le XXe siècle. En 1784, Benjamin Franklin évoquait déjà, sur un ton satirique, la possibilité d’économiser des chandelles en ajustant les habitudes de vie. Le concept moderne sera formalisé en 1895 par George Vernon Hudson, un scientifique néo-zélandais.
En 1916, l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie deviennent les premiers États à adopter officiellement l’heure avancée. Le Canada emboîte le pas peu après.
L’implantation au Québec
Le Québec adopte le changement d’heure en 1918, en même temps que le reste du Canada et les États-Unis. L’application varie toutefois d’une région à l’autre pendant plusieurs décennies, ce qui entraîne une certaine désorganisation.
Durant la Seconde Guerre mondiale, l’heure avancée est maintenue à l’année afin de soutenir l’effort énergétique. Après le conflit, le système redevient variable selon les décisions locales.
Ce n’est qu’en 1963 que le Québec uniformise officiellement le passage à l’heure avancée, qui débutait alors le dernier dimanche d’avril et prenait fin le dernier dimanche d’octobre.
Vers une abolition?
En 2020, l’Assemblée nationale du Québec a étudié la possibilité d’abolir le changement d’heure et de maintenir l’heure avancée en permanence, à l’image de certaines juridictions nord-américaines. Aucune décision n’a toutefois été entérinée depuis.
D’ici là, les Québécois devront ajuster leurs montres dans la nuit du 7 au 8 mars, en prévision de journées qui s’étireront progressivement vers le printemps.









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