Décès du cycliste Nicolas Paré happé par un autobus scolaire à Drummondville – Le rapport du coroner souligne le facteur humain

Décès du cycliste Nicolas Paré happé par un autobus scolaire à Drummondville – Le rapport du coroner souligne le facteur humain
© Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Les conclusions du coroner Yvon Garneau, ont permis d’identifier certains facteurs ayant été en cause dans la mort du cycliste de 39 ans, Nicolas Paré, survenue le 30 septembre dernier, dont la modification des vélos de type Ebyke et le facteur humain comme élément contributif qui ont conduit au décès du cycliste de 39 ans

Cycliste décédé après une collision avec un autobus scolaire © Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

Le coroner Garneau rappelle les faits, dans le document rendu public et aujourd’hui consulter par le Vingt55, vers 14 h 50, le 30 septembre 2021, les services d’urgence avaient été appelés à la suite d’une collision survenue entre un autobus scolaire et un cycliste, qui utilisait un vélo électrique, sur la rue Saint-Pierre, à l’intersection de la rue Larocque. Le cycliste de 39 ans avait été transporté à l’hôpital pour y soigner des blessures polytraumatiques craniocérébrales, mais son décès avait malheureusement été constaté vers 16 h 31, le personnel médical n’ayant pu rétablir ses fonctions vitales.

Dans le rapport de cinq pages du coroner Yvon Garneau, on apprend notamment qu’il a été impossible pour le chauffeur de l’autobus scolaire de voir le cycliste traverser l’intersection au moment où il tournait à gauche avec son véhicule afin de contourner le trafic, alors qu’il se rendait à l’école Immaculée-Conception pour assurer le transport des élèves en fin de journée, et ce, malgré « un bon champ de vision ».

Parmi les conclusions du coroner Garneau, il appert que, malheureusement, les blessures polytraumatiques craniocérébrales auraient pu être moins graves si le cycliste avait porté un casque. De plus, le vélo électrique utilisé, de type Ebyke, a soulevé bon nombre de questions dans l’analyse des faits ayant entouré la mort de M. Paré.

Le coroner Yvon Garneau © Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

Bien qu’il ait été impossible pour les reconstitutionnistes d’évaluer la vitesse exacte à laquelle le vélo circulait sur la piste cyclable, on indique que « quelques semaines après l’accident, nous étions (enquêteur et coroner) en mesure d’affirmer que le vélo pouvait rouler à une vitesse supérieure à 32 km/h ». L’appareil, acheté hors du Québec en 2013, selon un proche, qui « avait remarqué des changements de fourche à l’avant, de banc et des roues », pouvait atteindre une puissance de 5000 watts, ce qui est largement plus élevé que les 500 watts réglementaires des vélos vendus en sol québécois. Si 500 Watts permettent d’atteindre une vitesse de 32 km/h, le coroner indique dans son rapport qu’un vélo ayant « une puissance de 5000 watts […] peut atteindre 70 km/h ». En ce sens, le rapport du coroner fait état de plusieurs témoignages sur les lieux de l’accident qui ont affirmé que « le vélo conduit par M. Paré circulait à une vitesse très élevée ». Selon le proche consulté à propos de l’état du vélo électrique, « l’accélération du vélo serait plus rapide que celle d’un cyclomoteur non modifié. »

« Consulté sur cet évènement à titre de professionnel du plein air, Réseaux plein air Drummond, le connaisseur nous confirme qu’il n’y a pas de lien entre la configuration des pistes cyclables dans ce secteur coins Saint-Pierre/Larocque et l’utilisation d’un vélo assisté comme tel. Il estime cependant que ce ne sont pas les aménagements des réseaux cyclables qui devraient être adaptés aux vélos électriques, mais plutôt le contraire. Selon lui, même la norme actuelle de 500 watts pour 32 km/h paraît quelque peu élevée. On sait qu’un cycliste moyen roulera sur les voies cyclables autour de 20 km/h et rarement beaucoup plus que 25 km/h. […] À mon avis, la tragédie de la rue Saint-Pierre survenue lors d’une belle journée de septembre est un évènement isolé. Cela ne nécessite pas d’élaborer des recommandations quand on sait que la majorité des adeptes des voies cyclables est prudente. »

« Je partage également l’avis qui ressort de cette consultation à l’effet que la norme du 500 watts concerne une capacité qui influencera la masse du véhicule mentionne le coroner Yvon Garneau dans son rapport Plus la masse sera importante, plus le risque sera élevé lors d’un impact avec un autre cycliste ou avec un piéton. […] Il serait naturel, pour ma part, d’énoncer que les vélos électriques qui circulent sur les voies cyclables du Québec ne devraient jamais être l’objet de modification ou d’altération à la capacité de batterie ou du limitateur de vitesse. » d’ajouter le Coroner Garneau  

Le rapport indique également que, comme « dans la majorité des collisions, le facteur humain est en cause.

Dans le présent cas, il peut rester encore des questions à poser dont les réponses ne relèvent pas du coroner. Ce dernier ne peut imputer de responsabilité à quiconque […]. Le Code de la sécurité routière contient des règlements qui traitent des partages de responsabilité selon un barème et une Loi instituant le principe du « no fault » bien connu au Québec depuis 1977. Je ne peux aller plus loin. » de préciser le coroner Yvon Garneau dans son rapport Le coroner Garneau conclut que M. Nicolas Paré est décédé d’un polytraumatisme craniocérébral consécutif à un accident de la route entre son vélo électrique et un autobus scolaire et qu’il s’agit d’un décès accidentel.

Cycliste décédé après une collision avec un autobus scolaire © Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

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