Drummondville / Centre-du-Québec
L’urgence de l’Hôpital Sainte-Croix, à Drummondville, fonctionne à 158 % de sa capacité, notamment dans la zone de travaux, en raison des récentes inondations. Crédit photo : Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.
En effet, selon les informations confirmées au Vingt55, un autre dégât d’eau survenu aujourd’hui alourdit la tâche du personnel médical de l’Hôpital Sainte-Croix.
Contactée par le Vingt55, Kellie Forand, agente d’information du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, confirme l’incident. En effet, un dégât d’eau mineur est survenu ce matin. Les équipes sont intervenues rapidement et l’incident n’a eu aucun impact sur les soins et les services. La situation a rapidement été résorbée, confirme Kellie Forand.

Un autre dégât d’eau survenu aujourd’hui 26 décembre alourdit la tâche du personnel médical de l’Hôpital Sainte-Croix. Crédit photo Vingt55. Tous droits réservés.
Déjà fortement sollicitée, l’urgence de l’Hôpital Sainte-Croix de Drummondville doit toujours composer avec les répercussions d’un récent incident de tuyauterie, qui continue d’affecter plusieurs secteurs du premier niveau de l’établissement et de forcer une importante réorganisation de services.
Selon les constats du Vingt55, plusieurs zones du Pavillon d’Youville ainsi que de l’aire d’urgence demeurent touchées. La présence d’un vaste chantier complique les déplacements et restreint l’accès à certains secteurs, tant pour les patients que pour le personnel. Aucune unité n’a été épargnée, obligeant plusieurs services à se relocaliser temporairement.
Le service d’oncologie figure parmi les départements les plus affectés. Depuis l’incident, ses activités ont été déplacées dans la salle de chirurgie d’un jour. Cette réorganisation impose des ajustements importants au personnel médical et soignant, qui doit adapter ses procédures et ses façons de travailler dans un contexte déjà marqué par une forte pression clinique.
Du côté de l’urgence, certains locaux ont également été réaménagés. Les travaux en cours entraînent des détours et complexifient l’accès à certaines sections de l’aire de soins, alors même que l’achalandage demeure très élevé.

Des taux d’occupation largement au-delà des capacités @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Parallèlement aux contraintes liées aux travaux, les urgences de Drummondville et de Victoriaville fonctionnent bien au-delà de leur capacité normale. Selon les données les plus récentes du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), les taux d’occupation des civières atteignaient 158 % à l’Hôpital Sainte-Croix et 125 % à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska.
À 8 h 15 le 26 décembre 2025, l’Hôpital Sainte-Croix comptait 30 civières occupées pour un permis d’exploitation de 19. À Victoriaville, 20 civières étaient occupées alors que 16 sont autorisées. Ces chiffres illustrent une pression toujours marquée sur les capacités d’accueil dans ces deux établissements.
À Nicolet, la situation demeure plus stable. Le Centre Christ-Roi affichait un taux d’occupation de 50 %, avec trois civières occupées sur un maximum autorisé de six.
Une légère amélioration, mais une pression persistante
Le travail soutenu du personnel médical et soignant a toutefois permis une légère diminution du taux d’occupation au cours des derniers jours. Il y a peu de temps encore, celui-ci frôlait les 200 %, comme l’avait rapporté Le Vingt55. L’achalandage élevé, la gestion serrée des lits, de même que l’utilisation de services alternatifs comme le 811 auraient contribué à cette baisse, bien que la situation demeure fragile.
Les données publiées par le CIUSSS MCQ indiquent également qu’une proportion significative de patients demeure sur civière en attente d’hospitalisation dans certains établissements de la région. À l’Hôpital du Centre-de-la-Mauricie, 10 % des usagers sont couchés sur civière en attente d’hospitalisation, dont la totalité depuis plus de 12 heures. Dans une autre installation répertoriée, cette proportion atteint jusqu’à 38 %, dont 19 % depuis plus de 12 heures. Au moment du relevé, aucun usager n’avait toutefois dépassé les seuils de 24, 36 ou 48 heures sur civière dans l’ensemble des urgences suivies.

La direction du CIUSSS MCQ souligne un niveau très élevé de circulation des virus respiratoires en Mauricie–Centre-du-Québec @ Crédit photo : Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.
La direction du CIUSSS MCQ souligne par ailleurs que le niveau des virus respiratoires est actuellement très élevé sur le territoire de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
Le port du masque est donc obligatoire dès l’entrée des installations, certaines exceptions s’appliquent toutefois, notamment dans les milieux d’hébergement de longue durée, les secteurs DI-TSA-DP et jeunesse, les unités de soins et d’hébergement en santé mentale ainsi que dans les cafétérias.
Le port du masque est obligatoire pour les enfants de 10 ans et plus, tandis qu’il est recommandé, sans être obligatoire, pour les enfants âgés de 2 à 9 ans. Le CIUSSS MCQ invite également les visiteurs présentant des symptômes de virus respiratoires à reporter leur visite, dans la mesure du possible.




















