DRUMMONDVILLE
Selon une étude réalisée par Léger pour Vivre en Ville, en collaboration avec l’APCHQ, 21 % des locataires québécois disent avoir eu de la difficulté à payer leur loyer au cours de la dernière année. Cette proportion grimpe à 25 % dans la région de Montréal.
L’étude révèle également que seulement 22 % des ménages locataires estiment pouvoir devenir propriétaires, comparativement à 27 % en 2023, illustrant le recul de l’accessibilité à la propriété dans un contexte de hausse soutenue des coûts d’habitation.
En parallèle, les coûts des logements locatifs ont augmenté en moyenne de 7,5 % en 2025, accentuant la pression financière sur les ménages.
« Derrière les déménagements d’aujourd’hui, il y a des milliers de ménages qui peinent à trouver un logement correspondant à leurs besoins et à leur budget », souligne l’APCHQ.
À Drummondville, la situation demeure tout aussi préoccupante. La ville continue de figurer parmi les municipalités où la hausse des loyers et l’explosion du coût de la vie frappent durement un nombre grandissant de ménages. D’année en année, l’itinérance y progresse, tandis que de nouveaux visages s’ajoutent continuellement aux personnes qui sollicitent l’aide des organismes communautaires.
Comme le rapporte régulièrement le Vingt55, les banques alimentaires, les organismes venant en aide aux personnes en situation d’itinérance et les ressources d’urgence font face à une demande sans précédent. De plus en plus de travailleurs, de familles, de personnes âgées et de citoyens vivant auparavant une situation financière stable peinent désormais à joindre les deux bouts et doivent recourir à l’aide alimentaire ou à d’autres formes de soutien pour répondre à leurs besoins essentiels.
L’association estime que le Québec doit accélérer la construction de nouvelles unités résidentielles afin d’améliorer durablement l’abordabilité. Elle réclame notamment des mesures visant à stimuler l’investissement privé, simplifier les processus d’approbation des projets immobiliers et offrir un cadre réglementaire plus prévisible.
L’APCHQ soutient également que la modernisation et la rénovation du parc immobilier existant doivent faire partie de la solution, tout comme un meilleur accès à la propriété, qui contribuerait à libérer des logements locatifs pour les ménages qui en ont le plus besoin.
Cette prise de position survient alors que plusieurs organisations dénoncent, en ce 1er juillet, les difficultés grandissantes vécues par les locataires dans un contexte de crise persistante du logement au Québec.






