Glissement de terrain au Centre du Québec : l’UPA sonne l’alarme et déplore que les agriculteurs soient laissés pour compte

Glissement de terrain au Centre du Québec : l’UPA sonne l’alarme et déplore que les agriculteurs soient laissés pour compte
Glissement de terrain à Sainte-Monique, l’UPA sonne l’alarme @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Sainte-Monique / Centre-du-Québec

Trois semaines après le glissement de terrain survenu à Sainte-Monique, une municipalité située à quelques kilomètres au nord-est de Drummondville, la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec lance un appel pressant au gouvernement afin d’adapter les programmes d’aide à la réalité des producteurs agricoles touchés par des catastrophes naturelles.

Glissement de terrain à Sainte-Monique, l’UPA sonne l’alarme @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Trois semaines après la catastrophe, la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec tire la sonnette d’alarme : les mécanismes d’aide actuels ne répondent pas aux besoins des producteurs agricoles touchés par ce type d’événement naturel.

Comme l’a constaté et rapporté le Vingt55 sur place lors du glissement de terrain, les pompiers de Saint-Léonard-d’Aston ont été dépêchés en urgence peu avant 6 h 15, le matin du sinistre. À leur arrivée, le directeur du Service incendie municipal, Frédérick Marcotte, accompagné de la première équipe sur les lieux, a rapidement sécurisé la zone. Un périmètre de sécurité a été établi afin d’assurer la protection des résidents et de vérifier l’absence de toute personne à l’intérieur de la maison emportée.

Ils ont découvert une maison arrachée de ses fondations, emportée jusqu’à la rivière Nicolet par l’affaissement soudain du sol. La route, elle aussi gravement endommagée, s’est effondrée sur une distance estimée à 1 000 pieds de largeur, 350 pieds de longueur et près de 90 pieds de profondeur, formant un impressionnant gouffre.

Des impacts durables pour les agriculteurs de la région

Trois semaines plus tard, les répercussions du glissement se font toujours sentir. Dans un communiqué publié le 9 juin, la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec s’inquiète du manque de soutien concret pour les producteurs agricoles touchés. Le sinistre a ravagé environ quatre hectares de terres cultivables appartenant à deux agriculteurs, en plus d’endommager des infrastructures cruciales.

« Le cratère s’est formé à moins de 20 mètres des silos et bâtiments d’entreposage, rendant les installations inaccessibles. Même après stabilisation, les entrées donnent désormais sur le vide, compromettant gravement l’accès », déplore la présidente de la Fédération, Julie Bissonnette.

Pire encore, les pertes ne sont pas couvertes par le Programme général d’assistance financière d’urgence. Ce n’est pas la première fois que les agriculteurs de la région se heurtent à l’inadmissibilité des programmes d’aide : un embâcle survenu il y a quelques années dans le même secteur avait déjà causé la perte de 10 hectares de pommes de terre, sans compensation.

« Nos membres doivent réagir vite pour protéger leurs cultures et leurs animaux, mais sans soutien clair, ils se retrouvent seuls face à des événements naturels de plus en plus fréquents. Cela met en péril la pérennité même de notre agriculture », insiste Mme Bissonnette.

L’UPA demande une refonte des programmes d’aide

La Fédération réclame une révision urgente des critères d’admissibilité aux programmes gouvernementaux pour qu’ils tiennent compte des impacts réels sur le terrain : pertes de terres, accès compromis, coûts de relocalisation, et impacts opérationnels directs.

« Chaque hectare perdu, c’est une capacité nourricière collective qui diminue. On ne peut pas continuer à négliger les enjeux agricoles dans la gestion des catastrophes naturelles », conclut la présidente.

Alors que les sols demeurent fragiles dans plusieurs secteurs du Centre-du-Québec, l’appel lancé par l’UPA vient rappeler l’importance d’un soutien gouvernemental proactif et adapté à la réalité agricole, dans une région de plus en plus vulnérable aux aléas climatiques.

Glissement de terrain à Sainte-Monique, l’UPA sonne l’alarme @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

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Éric Beaupré
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