DRUMMONDVILLE
« Il faut d’abord comprendre les circonstances et agir avec intelligence, efficacité et transparence. »
Évoquant la mémoire collective des Drummondvillois, le candidat a rappelé que la ville a connu plusieurs épisodes d’inondations marquants :
« On se rappellera tous les épisodes majeurs, la crue historique de 1945, comme le mentionne Hydro-Québec, consultée sur la question par la candidat, celle de 1989, puis une autre au début des années 2010. La dernière, au printemps dernier, a frappé fort », souligne-t-il.
« Le matin des inondations, Hydro-Québec a appris la situation par nos médias locaux, le Vingt55 et le Journal L’Express. Ce manque de communication est inacceptable. Comme maire, je veux une ligne directe entre la Ville, nos pompiers et Hydro-Québec, pour intervenir rapidement et prévenir plutôt que réparer. »
Selon lui, la prévention passe d’abord par la coordination. Mieux informer les citoyens, établir un plan d’action clair et rapide, et assurer une communication interne fluide sont des éléments essentiels pour protéger la population et les infrastructures.
« Les pompiers avaient bien fait leur travail, et la Ville avait avisé les citoyens, mais sans communication efficace en amont, on agit toujours en réaction. Il faut renverser cette logique et être proactif », a insisté le candidat.
Une « grenouille » à 2,5 millions $ : une dépense à revoir
Le deuxième enjeu soulevé par les citoyens concerne l’éventuel achat d’une « grenouille », un équipement amphibie utilisé pour le dragage et le dégagement des glaces sur la rivière.
Selon Éric Beaupré, ce type d’achat doit être envisagé avec prudence et évalué en fonction de son utilisation réelle. « On ne parle pas de 100 000 $, ni même de 300 000 $, mais bien de 2,5 millions $. C’est énorme pour une machine qu’on utiliserait à peine deux ou trois jours par année », explique-t-il.
Le candidat mentionne que, selon ses vérifications auprès d’entreprises spécialisées, la location d’un tel appareil s’exploite au coût d’environ 1 000 à 3 000 $ par jour. « La Ville l’utilise une ou deux fois par année dans un contrat d’environ 100 000 $. Ça fait beaucoup de locations avant d’arriver à la rentabilité », illustre-t-il.
« Pour moi, pour le moment, c’est non. Soyons efficaces et responsables, et assurons-nous d’avoir une bonne expertise avant d’aller plus loin. Prenons le temps, dans la prochaine année, d’évaluer la question dans son ensemble. Agir sur un coup de tête, dans le contexte économique actuel, serait une très mauvaise décision », affirme le candidat à la mairie, Éric Beaupré, qui dit avoir à cœur d’autres dépenses plus urgentes et des décisions qui touchent le bien commun.
Il ajoute qu’une meilleure coordination pourrait permettre d’être plus à l’écoute des riverains et de mieux anticiper les situations d’urgence :
« Vivre en bordure de la rivière, c’est aussi accepter d’être à la merci de Dame Nature, comme l’a d’ailleurs rappelé Hydro-Québec, qui a elle-même dû évacuer en urgence son barrage lors des dernières inondations. On ne peut pas tout prévoir, mais on peut agir avec efficacité et coordination pour offrir le meilleur service possible à nos citoyens et à nos riverains », souligne Eric Beaupré.
Ce dernier déplore qu’Hydro-Québec ait été avisée tardivement de la situation, alors que, plus bas sur la rivière, certains citoyens voyaient déjà leurs terrains et des parcs de maisons mobiles inondés.
« Une meilleure organisation aurait au moins permis d’avertir les citoyens et les riverains de l’état d’urgence plus rapidement. Agir en toute transparence et assurer la sécurité de tous demeure une priorité », conclut Éric Beaupré.
« Il faut offrir des services à tous les citoyens, en assurant non seulement qu’ils en bénéficient, mais aussi qu’ils constatent que nous ferons mieux pour eux et pour l’avenir. C’est ma vision d’une meilleure gestion et d’une façon plus sensée de faire les choses », conclut-il.
« À ce prix-là, il vaut mieux louer au besoin que de dépenser des millions pour un appareil qui restera inutilisé la majorité du temps. L’entreprise de location existe déjà, et notre volonté n’est pas de concurrencer un marché qui ne nous appartient pas, mais bien de nous occuper de nos affaires et d’assurer la sécurité de nos rivières », ajoute M. Beaupré.
M. Beaupré rappelle aussi qu’un équipement de cette nature nécessite de l’entretien, de l’entreposage et du personnel formé, ce qui alourdit la facture bien au-delà du simple coût d’achat.
« Lorsqu’une grenouille brise, c’est tout un service qu’il faut mobiliser pour réparer. Il faut donc évaluer non seulement le prix d’achat, mais le coût d’exploitation à long terme. »
Une approche réaliste et responsable
Pour le candidat à la mairie, chaque dollar investi doit servir le bien collectif et la sécurité des citoyens, tout en respectant la capacité financière de la Ville :
« Dépensons intelligemment. Avant d’acheter, assurons-nous d’une communication fluide entre nos services et Hydro-Québec, et d’une planification rigoureuse pour protéger nos citoyens. »
Aurons-nous besoin de revoir, à court ou à moyen terme, une façon d’évaluer plus efficacement les risques lors des périodes de dégel? La Ville de Drummondville pourrait, en effet, revenir à des services de consultation plus efficaces, afin d’agir de façon à diminuer et mieux prévoir les risques, tout en optimisant le travail à effectuer par la « grenouille » lorsqu’elle sera nécessaire, indique le candidat à la mairie.
Il propose ainsi une approche pragmatique, basée sur trois priorités claires :
- La prévention des inondations par une meilleure coordination avec Hydro-Québec.
- Une gestion rigoureuse et transparente des fonds municipaux.
- Des décisions d’investissement fondées sur les besoins réels et la rentabilité.
« Comme maire, je m’engage à faire des choix responsables, à investir là où c’est utile et à assurer la sécurité de tous, sans gaspiller les fonds publics », conclut Éric Beaupré.




















et ensuite sur