Meurtre de Suzanne Desjardins – Son fils, Jean-Luc Ferland, reconnu non criminellement responsable du meurtre de sa mère

Meurtre de Suzanne Desjardins – Son fils, Jean-Luc Ferland, reconnu non criminellement responsable du meurtre de sa mère
Jean-Luc Ferland, reconnu non criminellement responsable du meurtre de sa mère © Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Jean-Luc Ferland, qui a assassiné sa mère, Suzanne Desjardins, en 2020, a été reconnu ce matin au palais de justice de Drummondville, non criminellement responsable du meurtre de sa mère

Me Kevin Mailhot procureur de la couronne © Crédit vidéo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

Le juge a entériné, à 11h35 h ce matin, mardi 8 février la suggestion commune de l’avocate de la défense, Me Catherine Levasseur, et du procureur de la couronne, Me Kevin Mailhot.

L’accusé était présent sur place afin d’écouter la lecture de la décision du juge. Celui-ci devra ensuite déterminer comment la peine sera purgée. Les milieux hospitalier s’offre comme lieu de détention dans le but d’évaluer Jean-Luc Ferland, évaluation exigée par le tribunal en raison de la possibilité qu’il soit considéré à haut risque de récidive par la commission des examens.

Selon le résumé des faits énoncé par le juge en présence de l’accusé, le 26 juillet 2020, vers 13 h 30, Suzanne Desjardins, mère de l’accusé, s’est présentée au poste de la Sûreté du Québec pour que les policiers prennent en charge son fils ou le dirigent vers un centre hospitalier pour traiter ses problèmes de santé mentale.

La mère, inquiète de voir son fils revenir à la maison, avait rapporté que celui-ci s’habillait en militaire et qu’il s’exerçait à lancer des couteaux dans la maison, situation qu’elle jugeait inquiétante, informant au passage les autorités qu’il ne prenait plus ses médicaments. Celle-ci avait également révélé aux autorités vivre une relation conflictuelle avec son fils et qu’elle souhaitait le voir partir et être pris en charge, avant de quitter le poste, ayant été référée vers d’autres ressources.

Jean-Luc Ferland, reconnu non criminellement responsable du meurtre de sa mère© Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

La victime s’est vue infliger, selon le pathologiste, pas moins de 24 coups d’une arme blanche et contondante 

Les policiers s’étaient rendus à la résidence de Mme Desjardins, sur la rue Pinard, à Drummondville, le matin du 27 juillet 2020, après avoir été alertés par des proches inquiets de ne plus avoir de nouvelles de la dame. Jean-Luc Ferland avait alors accueilli les policiers, vêtu d’une tenue militaire et tenant des propos incohérents, affirmant que sa mère était partie rejoindre son conjoint à Laval.

À la suite de l’investigation des policiers, le corps de Suzanne Desjardins avait été retrouvé au sous-sol, dans un vide sanitaire, enroulé dans une couverture et déposé derrière un congélateur. Selon le pathologiste, la victime aurait reçu plus d’une vingtaine de coups d’une arme blanche et contondante et les faits seraient survenus le 26 juillet, soit la veille de la découverte du corps par les policiers, le jour même où la victime s’était rendue au poste de la SQ afin de demander de l’aide. Une enquête du BEI a, depuis, démontré que les policiers n’avaient pas été tenus responsables de la suite des événements qui ont conduit au décès de la victime.

L’accusé avait brûlé plusieurs effets personnels de la victime, tentant visiblement de dissimuler ses gestes. À la suite de cette découverte, Jean-Luc Ferland avait été arrêté et accusé du meurtre au deuxième degré de sa mère.

Jean-Luc Ferland avait plaidé non coupable par l’entremise de son avocate, Me Catherine Levasseur, se déclarant ainsi non criminellement responsable en raison de troubles mentaux.

Aujourd’hui, Jean-Luc Ferland a été officiellement reconnu non criminellement responsable du meurtre de sa mère, Suzanne Desjardins, au palais de justice de Drummondville.

Selon les résultats d’examens médicaux et les expertises psychologiques présentées devant le tribunal et demandées lors de l’enquête préliminaire, Jean-Luc Ferland, âgé de 34 ans, présente d’importants problèmes psychiatriques et restera incarcéré en milieu hospitalier.

Des proches de Jean-Luc Ferland venus témoigner ont exprimé avec émotion leur inquiétude,

Des proches de Jean-Luc Ferland, sa soeur et le fere de la victime sont venus témoigner et ont exprimé avec émotion leur inquiétude, à savoir que Jean-Luc Ferland représenterait une fois remis en liberté, un risque pour eux et les citoyens. Les craintes de récidive sont grandes de la part de la sœur de l’accusé et du frère de la victime, entre autres.

Lors de la comparution, l’accusé s’est excusé pour les torts commis

Prenant la parole devant le tribunal afin de présenter des excuses qu’il a adressées à sa famille, à sa sœur, le frère de la victime, tous deux présents sur au tribunal adressant aussi ses excuses à l’ex-conjoint de Mme Desjardins, assurant au juge qu’il avait des remords « J’ai des remords, je vous demande pardon, je suis désolé d’avoir cessé mon traitement et suivi psychiatrique, je fais maintenant du gros travail et des efforts sur moi grâce à des thérapies depuis mon arrivée à Pinel a exprimé du banc des accusés Jean-Luc Ferland. Des remords qui n’ont pas semblé ébranler la famille présente et soutenue par le CAVAC

Des événements semblables à des antécédents pour l’accusé Jean-Luc Ferland

Jean-Luc Ferland avait comparu en 2015 afin de répondre à des accusations de port d’arme dans un dessein dangereux, de possession d’une arme prohibée et de méfaits. Celui-ci avait été déclaré non criminellement responsable des crimes reprochés, comme l’ont par ailleurs rappelé deux membres de la famille lors de la comparution d’aujourd’hui, au palais de justice de Drummondville.

De son côté, le procureur de la couronne, Kevin Mailhot, a exprimé les mêmes craintes face aux risques de récidive et souhaite que l’accusé demeure incarcéré afin de protéger autant la famille que la population d’une éventuelle remise en liberté du centre du centre hospitalier Pinel, où l’accusé est présentement gardé le temps des procédures judiciaires et des traitements qu’il subit en lien avec différents problèmes liés à la schizophrénie.

Le juge devra se prononcer sur la position qu’il souhaite prendre à cet égard, soit de recommander l’évaluation de 30 jours sous de sévères conditions en milieu hospitalier ou encore de consentir à la demande de la couronne et d’assujettir Jean-Luc Ferland à une garde à haut risque, ce qui imposerait des mesures plus restrictives lors des traitements et des évaluations de l’accusé.

Jean-Luc Ferland, reconnu non criminellement responsable du meurtre de sa mère© Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

Éric Beaupré
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