Le Musée de la photographie retrouve son élan grâce à l’appui des députés Schneeberger et Lamontagne ainsi que du ministre de la Culture et des Communications

Le Musée de la photographie retrouve son élan grâce à l’appui des députés Schneeberger et Lamontagne ainsi que du ministre de la Culture et des Communications
Le Musée de la photographie retrouve son élan grâce à l’appui des députés Schneeberger et Lamontagne ainsi que du ministre de la Culture et des Communications @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Le Musée de la photographie Desjardins peut souffler un peu. Après avoir traversé des turbulences financières marquées par une fraude de plus de 500 000 $, l’institution culturelle annonce avoir obtenu un appui budgétaire de la part de ses députés locaux, Sébastien Schneeberger et André Lamontagne, ainsi que du ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe.

Le Musée de la photographie retrouve son élan grâce à l’appui des députés Schneeberger et Lamontagne ainsi que du ministre de la Culture et des Communications @ Tous droits réservés

Les députés Sébastien Schneeberger et André Lamontagne ont octroyé une aide discrétionnaire de 5 000 $ chacun, à laquelle s’ajoute un soutien additionnel de 10 000 $ provenant du ministre Lacombe. Une aide qui tombe à point pour le Musée de la photographie Desjardins, qui souhaite développer de nouveaux marchés et projets à Drummondville.

Le Musée de la photographie de Drummondville est né en 2003 de l’initiative du photographe Jean Lauzon, qui concrétisait ainsi son rêve de créer le premier musée québécois entièrement consacré à la photographie. Installé d’abord dans le sous-sol de la basilique Saint-Frédéric, il ouvre officiellement ses portes au public en 2006. En 2016, une nouvelle administration prend la direction et, deux ans plus tard, l’institution amorce un virage en s’installant au 400, rue Hériot, pour devenir le Musée national de la photographie, avant d’adopter le nom de Musée de la photographie Desjardins grâce à un partenariat avec la célèbre bannière.

Une aide ciblée pour développer de nouveaux publics

Selon le directeur du musée, Michel Doyon, cette subvention permettra de lancer un projet de médiation culturelle destiné à rejoindre de nouveaux publics, notamment les étudiants.
« Nous partons d’un document réalisé par la spécialiste Diane Laurier, qui nous a aidés à établir un cadre clair pour la médiation culturelle. L’objectif est d’adapter notre approche afin de susciter l’intérêt des jeunes et des groupes scolaires », explique M. Doyon en entrevue au Vingt55.

« Le Musée de la photographie Desjardins est très heureux de pouvoir compter sur l’appui du ministre de la Culture et des Communications, M. Mathieu Lacombe, ainsi que sur le soutien de notre région par l’entremise du ministre André Lamontagne et de M. Sébastien Schneeberger, puisque ces contributions permettront au Musée d’élargir son offre de service en médiation culturelle, particulièrement au milieu scolaire, et par ricochet de mieux faire connaître notre institution muséale et ses activités. C’est un apport financier et une reconnaissance grandement appréciée! »

« Le Musée de la photographie Desjardins est un joyau culturel qui met en valeur notre patrimoine et suscite la curiosité des visiteurs de tous âges », mentionne le député de Drummond–Bois-Francs, Sébastien Schneeberger. « Cet appui financier contribuera à renforcer son rôle éducatif et touristique, tout en permettant à davantage de jeunes et de familles de découvrir la richesse de son impressionnante collection », précise-t-il.

« Avec les sommes annoncées aujourd’hui, ce n’est pas seulement le Musée de la photographie Desjardins qui en bénéficie, mais toute la communauté drummondvilloise ainsi que l’offre touristique de notre belle région. C’est en soutenant son attractivité qu’un maximum de personnes auront l’occasion de découvrir la richesse de ses expositions », a ajouté André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, député de Johnson et ministre responsable de la région du Centre-du-Québec.

 Une épreuve qui a durement affecté les opérations et le développement du musée

Le musée avait été ébranlé en 2022 par la découverte d’une fraude évaluée à plus de 500 000 $. Comme le rapportait le Vingt55, ces événements avaient durement affecté les opérations du musée. L’ampleur des pertes, jumelée à une dette de près de 330 000 $, a longtemps freiné le développement de l’institution. L’enquête a permis de porter des accusations, alors que les procédures judiciaires sont toujours en cours, rappelait également le Vingt55.

« La fraude nous a été confirmée officiellement à l’été 2023. Depuis, notre conseil d’administration et nos partenaires travaillent sans relâche pour redresser la situation. Nous croyons être en mesure, pour la première fois depuis longtemps, de présenter un budget équilibré cette année », se réjouit M. Doyon. Selon lui, le déficit résiduel a été réduit à environ 50 000 $.

Une reconnaissance muséale en ligne de mire

Le directeur rappelle en entrevue au Vingt55, que le musée a déjà tenté à deux reprises d’obtenir son agrément muséal, mais que certaines réponses nécessitaient alors des précisions et des ajustements supplémentaires. Selon lui, la nouvelle administration et les efforts actuellement déployés devraient permettre d’atteindre cet objectif d’ici 2026 ou 2027.
« Nous voulons que cette troisième demande soit la bonne. Nous allons nous présenter avec tous les outils nécessaires pour démontrer notre sérieux et notre crédibilité », assure-t-il, en soulignant que l’agrément muséal permettra au musée d’obtenir la reconnaissance et le rayonnement qu’il mérite.

Un travail collectif et bénévole

M. Doyon insiste en entrevue au Vingt55 sur l’importance du bénévolat, notamment celui des membres du Club de photo de Drummondville, qui soutiennent activement les activités du musée.
« Le musée fonctionne avec très peu de ressources humaines permanentes pour le moment. Nos bénévoles jouent un rôle essentiel. Nous voulons maintenant consolider cette implication et faire reconnaître le musée pour ce qu’il est réellement : une institution culturelle d’importance, et non un simple club de photos », précise-t-il.

Un avenir à bâtir

Le directeur demeure optimiste pour l’avenir. Avec une gouvernance renouvelée, des partenaires financiers engagés, dont Desjardins, l’appui des députés et un projet clair pour rejoindre de nouveaux publics, il croit que le musée est sur la bonne voie.
« L’équipe travaille d’arrache-pied. Nous voulons que, le jour où nous annoncerons l’obtention de l’agrément, personne ne doute plus de la légitimité du Musée de la photographie Desjardins », conclut M. Doyon.

« Les musées sont des témoins importants de nos régions, partout au Québec. Je suis fier d’appuyer le Musée de la photographie Desjardins pour qu’il puisse jouer pleinement son rôle, notamment auprès de nos jeunes », a conclu pour sa part Mathieu Lacombe, ministre de la Culture et des Communications, ministre responsable de la Jeunesse et ministre responsable de la région de l’Outaouais.

Une reconnaissance muséale en ligne de mire @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

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Éric Beaupré
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