Les cendres d’un homme décédé il y a 23 ans trouvées dans un logement de Saint-Félix-de-Kingsey

Les cendres d’un homme décédé il y a 23 ans trouvées dans un logement de Saint-Félix-de-Kingsey
© Photos Éric Beaupré | TOUS LES DROITS RÉSERVÉS.

Le défunt habitait la région de Montréal


| SAINT-FÉLIX-DE-KINGSEY | Depuis qu’elles ont trouvé par hasard une urne abandonnée dans un garde-robe de leur logement, deux femmes recherchent la famille du défunt pour lui remettre les cendres.

En préparant le déménagement de sa fille de 23 ans, Annie Hamel a fait toute une découverte, lundi, en mettant la main sur un sac à souliers abandonné dans un garde-robe de la chambre à coucher. En regardant à l’intérieur, elle en a eu la chair de poule.

«Je pense que c’est des cendres», a-t-elle dit à sa fille, Stéph-Annie Moquin.

Le sac contenait bel et bien une urne avec les cendres d’un homme, soit Barry John Edwards. Les deux femmes étaient abasourdies.

Numéros de téléphone invalides

Mme Hamel a aussitôt appelé le crématorium identifié sur le boîtier pour remettre l’urne à la famille du défunt. La responsable, surprise, lui a confirmé la date de crémation, qui a eu lieu en 1995.

Selon ses recherches, l’homme décédé habitait à Montréal avec sa fille. Il serait mort alors qu’il était âgé dans la soixantaine. Les numéros de téléphone inscrits au dossier n’étaient plus valides, si bien que la dame proposait de mettre l’urne dans une fosse commune, si on la lui ramenait.

Or, les deux femmes qui ignorent comment les cendres se sont retrouvées à Saint-Félix-de-Kingsey souhaitent retracer des proches toujours vivants de M. Edwards.

Abandonnée par un locataire ?

L’immeuble à logements centenaire où l’urne a été trouvée appartient depuis peu à Mme Hamel et son conjoint, Mario Sévigny. Selon eux, l’urne a probablement été abandonnée par un ancien locataire.

Mme Moquin avait vu le mystérieux sac à souliers quand elle avait emménagé, il y a deux ans, mais elle n’avait jamais osé lui toucher. D’ailleurs, elle s’est toujours sentie mal à l’aise dans cet appartement et avait remarqué que son chien fixait régulièrement le garde-robe.

«C’est comme s’il regardait quelqu’un», lance la femme de 23 ans.

Leur ami

«Barry» est maintenant devenu leur ami.

«On a fait la paix. C’est une bonne personne», s’est exclamée la mère, qui admet avoir fait des cauchemars la nuit suivant la découverte.

Mme Hamel a relancé, mardi, le crématorium qui l’aidera à retrouver des proches. Si personne ne réclame l’urne, la famille pourrait tenir une petite cérémonie d’adieu et l’enterrer.

D’ici là, Mme Moquin se promène avec «Barry» en voiture. À la blague, elle a rapporté que les portes du véhicule se barraient et débarraient toutes seules, mais M. Sévigny l’a rassurée. Ce «phénomène» se produit seulement quand une portière est mal fermée, a-t-il dit en riant.

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