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Politique controversée du CRTC : le syndicat de Cogeco craint des pertes d’emplois en région

Politique controversée du CRTC : le syndicat de Cogeco craint des pertes d’emplois en région
Concurrence accrue : le syndicat de Cogeco craint des pertes d’emplois en région @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Le Syndicat des employés de Cogeco Connexion dénonce la décision d’Ottawa d’approuver la politique controversée du CRTC, qui permet aux grands joueurs comme Bell, Rogers et Telus d’utiliser les réseaux de leurs concurrents aux mêmes conditions que les petits fournisseurs. Une mesure que le SCFP 3624 juge menaçante pour l’avenir de Cogeco et les emplois qu’elle soutient dans les régions.

La nouvelle réglementation autorise désormais les grands fournisseurs de services de télécommunications, Bell, Rogers et Telus, à utiliser les réseaux de leurs concurrents afin d’étendre leurs services à l’échelle nationale, et ce, aux mêmes tarifs et conditions que les petits revendeurs.

Selon le président du SCFP 3624, Éric Pinsonnault, si l’objectif de réduire les tarifs Internet peut sembler positif, cette décision comporte des risques.

« Le gouvernement compte sur cette mesure pour faire baisser les tarifs, ce qui est louable, mais elle pourrait avoir un impact négatif sur les entreprises régionales et les emplois qu’elles procurent. On verra peut-être plus de concurrence à court terme, mais à long terme, on risque de perdre de la diversité dans l’offre et des emplois en région », prévient-il.

Un recul par rapport aux préoccupations exprimées en 2024

À l’automne dernier, le gouvernement fédéral avait pourtant demandé au CRTC de revoir cette politique, citant la taille « disproportionnée » de Bell, Rogers et Telus par rapport à leurs rivaux et exprimant sa crainte pour la « viabilité des petits fournisseurs et des fournisseurs régionaux de services Internet ».

Éric Pinsonnault appelle la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, également responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec – ainsi que le CRTC à suivre la situation de près. « Il faut pouvoir réagir rapidement si la politique entraîne des pertes d’emplois ou une baisse des investissements dans la qualité des réseaux de télécommunications », souligne-t-il.

 

Le SCFP compte 143 000 membres au Québec, dont plus de 6 100 dans le secteur des communications. Le syndicat est également présent dans les domaines des affaires sociales, de l’éducation, des universités, de l’énergie, des municipalités, des sociétés d’État et organismes publics, des transports aérien et terrestre, du secteur mixte, du transport maritime ainsi que du service incendie. Il demeure le plus grand syndicat affilié à la FTQ.

Éric Beaupré
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